‹ Quelques motifs d'espérer [microform]Chapitre 21 sur 51 · M«' Mignot, discours sur la Méthode de la théologie · texte numérisé non relu

M«' Mignot, discours sur la Méthode de la théologie

rien n'est intéressant comme de voir u à la fois la continuité qui n'a cessé de régner dans l'enseignement doctrinal de l'Eglise et la souplesse avec laquelle cet enseignement s'est amplifié et enrichi sous la puissante poussée des lois logiques et des devoirs sociaux* ».

Voilà jusqu'où s'élève la mission du théologien. Mais il en est tout à fait indigne s'il se contente de répéter, sans y avoir réfléchi pour son compte, les formules exactes de la tradition; s'il porte, oserai-je bien dire, les vérités sacrées, comme tel héros d'une fable s'en allait portant des reliques. « Le théologien, dit M^"" Mignot, n'a pas fait tout ce qu'il doit pour l'avènement du règne de Dieu tant qu'il n'a pas découvert, dans l'immuable vérité du dogme, l'aspect qui le rend accessible aux intelligences contemporaines et qui permettra la synthèse des données de la foi d'une part, et, de l'autre, des idées directrices de l'esprit humain à tel ou tel moment de son histoire. Cette préoccupation qui exige, chez le théologien, une connaissance approfondie et bienveillante de la mentalité ambiante, suppose également que les vérités doctrinales sont saisies par lui dans toute leur ampleur, et que son intelligence pénètre jusqu'à la moelle vivante des dogmes. Elle implique aussi bien un pro-

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