‹ Quelques mots sur l'instruction publique en FranceChapitre 13 sur 43 · La ville de Paris donre sept millions · texte numérisé non relu

La ville de Paris donre sept millions

iiommes éminents qui avaient présidé au 'irawil de la première heure, s'en sont détournés .depuis, soit entraînés par les nécessités de len^- Utiqife, soit (ce qui est plus triste) distraits par des entreprises d'une moindre portée. Il nous faut reprendre aujourd'hui , sous l'aiguillon du malheur, l'œuvre commencée alors en un t^ps d'espérance et d'enthousiasme :. l'avenir de la France dépendra de notre énergie et de notre persévérance.

L'année 1870 a montré le côté faible d'une idée que beaucoup de Français, même parmi les plus libéraux, portaient en eux, les uns le sachant, la plupart d'une façon inconsciente. On avouait que le gros de la nation était plongé dans l'ignorance : mais on supposait que cela importait peu, du moment qu'à la tête du pays se trouvait un nombre suffisant d'hommes instruits et éckirés. £li»s d'un croyait que les choses valaient mieux ainsi, et que c'était assez, dans une nation de quarante millions d'hommes , qu'il y en «ût un million qui sût réfléchir: et penser. Cette théorie égoïste s'est trouvée en défaut sur tous les points : non-seulement nous avons succombé dans la lutte avec une nation qui s'est montarée moinS' défiante de l'intelligence, mais nous avons failli subir, avec le- règne de toutes les rancunes, celui de toutes les ignorances. Il faut renoncer.

pendant qu'il en est encore temps, à un système qui a permis de telles catastrophes ; si nous désertions ce devoir, nous ne serions pas en état de supporter les nouveaux avertissements que Favenir ne manquerait pas de nous donner.

Page 1