‹ Quelques mots sur la Vie de Jésus de M. Ernest RenanChapitre 2 sur 5 · a L'existence -de Jésus est certaine · texte numérisé non relu

a L'existence -de Jésus est certaine

a Ses historiens sont authentiques % ou à peu pr

« Mais il ne naquit pas à Bethléem. Il n'était pai famille noble». Il avait des frères et des sœurs». Se était banal et non pas symbolique, comme on le plus tard*.

« Il est douteux qu'il ait bien su l'hébreu ; il n'av de principes d'exégèse particuliers » ; il ne savait grec. Il ne sut rien des Esséniens et de Philon, l'Orient. Mais Hillel fut son vrai maître. » (Pou Parce qu'on peut supposer qu^ ses principes ne lui pas inconnus •.

« Il fut frappé par la lecture de l'Ancien Testanp

par 8on Histoire de Jésus-Christ, nette, claire et respectuc P. de Yalroger, de Tabbé Glaire et de M. Fahbé Meignan, don vrages estimés répondent d'avance par la science qui croit et à la science qui nie et Imagine.

* Introduction, p. xxxvii.

* Matlh., I, 1, Filii David.

» Cela aété cent fois réfuté. Voy. Matth., i, 21. 25.

* Page 21. Pourquoi plus tard? Saint Matthieu dit le conti » Page 30.

surtout par celle de Daniel, un Juif exalté du temps d'Anliochus '.

« 11 ne sut rien de Rome, sauf le nom de César, et détesta son luxe et son art officiel; il ne conçut la cour et la société aristocratique que comme un villageois naïf*. 11 ne sut rien de Lucrèce, ïadmirable Lucrèce, et du progrès qui consiste dans Vexclusion des dieux et de cette idée que tout se produit dans le monde par des lois où rintervention personnelle d'êtres supérieurs n'' a aucune part. II croyait au diable ; il était étranger à toute idée de physique.. .

« Nous le verrons fouler aux pieds tout ce qui est de l'homme, le sang, Tamour, la patrie ».

« Jésus n'eut ni dogme, ni système, mais une résolution personnelle fixe *. 11 se trouva pénétré d'idées qui ne s'enseignaient à aucune école. (Elles venaient donc de lui? Non)... elles étaient dans Vair *.

a C'est à Gana qu'eurent lieu ses premiers éclats •. Quelle fut la marche de sa pensée pendant la période obscure de sa vie? On Vignore. (11 faut donc s'en taire? Non)... il n'est pas douteux que la croissance d'une personnalité aussi puissante n'ait obéi à des lois très-rigoureuses.

* Page 37.

* Page 40,41.

* Page 43. Je lis à la page 51 : « 11 ne pensa qu'à son œuvre, à sa race, à l'humanité. »

* Page 46.

* Page 55.

* Page 72.

(Quelle en est la raison?) Parce que le développement de ' produits vivants est partout le même*. ''^'

a 11 n'a jamais dit qu'il soit Dieu, mais il s'est cru fils à ^' Dieu, il s'est senti avec Dieu. (Comment?) Gomme le ^^ femmes, par une perpétuelle attention à elles-mêmes e ^^ une extrême susceptibilité personnelle •... "

« Dans sa morale, il rend nouveaux des aphorisme '« trouTês depuis longtemps, des maximes empruntées à se « devanciers ». ïr

« Seul, il dit la chose d'une manière efficace*; mau loi après il la compromettra; pourquoi? parce que toute idéi pour réussir a besoin de faire des sacrifices; on ne sor jamais immaculé de la vie»....

II. — « Il y avait alors un homme bizarre, nommé Jean.! On a dit qu'il était parent de Jésus (Luc, I), mais c'esl légendaire. (Pourquoi ?)

« Il eût dû être jaloux, mais il reconnut dans Jésus un esprit analogue ausien^^ et ces relations furent le poini de départ de tout un système... Jésus ne développa son génie devant Jean que timidement \

* Page 73.

* Page 76.

» Page 84. Je lis à la page 35 qu'il ne les connaissait pas, saaf Hillel

peutr^tre.

* Page 80.

» Page 91.

* Jésus n'avait aucune montre d'austérité, il ne fuyait pas la joie, il parcourait la Galilée au milieu d'une fête perpétuelle, 189. — Le triste Jean s'exténuait, 194.— Grand homme, fon dilférent de lui, 1 15.

' Page 107.

Jésus d'ailleurs, à toutes les époques, c^rfa beaucoup à nnion'. Ainsi, pour le baptême, il se crut obligé^ pour ]ner la foule^ d'employer les moyens extérieurs qui lient valu à Jean des succès, Jean dont il était le coure affidé.

c L'influence de Jean fut un arrêt dans son développejnt. (Pourquoi ?) Tout porte à le croire •.

c II ne sera plus seulement un délicieux moraliste, ce 'a un révolutionnaire transcendant, qui essaye de re- Qveler le monde ^ Il se croit tout-puissant *. Méprisant terre, convaincu que le monde présent ne mérite pas 'on s'en soucie... (Alors pourquoi donner sa vie pour le former?) il fonde la grande doctrine du dédain transcennt\

« 11 n'aurait pas réussi par sa morale seule, sans une rt d'utopie, car le monde veut à la fois durer et changer, lis il a fondé la liberté des âmes, bien qu'il ne soit pas iritualiste, et qu'il n'ait pas la moindre notion d'une ne séparée du corps ••

« Pour fonder tout cela, il s'adresse aux pauvres, aux mmes, aux humbles. Il prend le nom de fils de Vhomme,

' Ibid. Notre respect de l'opinion d'autrui ne saurait être le fait de reiUes âmes, 76.

'Page 115.

'Page 116.

Page 119.

' Ibid. « Ce que tous auree fait aux plus petits de ceux-ci, vous irei fait à moi-même. » — Est-ce là du dédain? ' Page lis.

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(!t se laisse donner celui de fils de David, avec quel^ embarras^ mais avec plaisir*.

« 11 fait de Capharnahum son centre •.

« Il prend pour disciples quelques hommes et quelqi femmes. Pierre était une espèce de Joinville près de sa Louis. Jean avait beaucoup de charme, mais il a impri au cliristianisme naissant un détour vigoureux^ il a é( un Évangile bizarre, et il laisse parfois soupçonner parfaite bonne foi '^^ (Pourquoi? Pure assertion.)

« Pierre reçut une certaine primauté sur les autres d ^^ ciples *. Pour les retenir, Jésus usait d'artifices innoceil il feignait de savoir,... il dissimulait, etc. ^

a Voyant que les riches répugnaient à le suivre, il se de plus en plus révolutionnaire; il condamne les richi et annonce Tavénement des pauvres. Il exaspère les 1 pocritcs par de fines réponses •.

« H se fait louer par des femmes et des enfants. Heure qui a pu partager cette illusion sans pareille ' ! Dès il n'hésite plus guère sur son rôle de Messie. 11 invoq ^' Tautoritô de Jean, qui paraît avoir douté de la sienne mais qui meurt à temps pour sortir de ses perplexités,

* Page 132.

* Page 140. Je voudrais reprodaire ici l'agréable description dut de Génésareth.

» Page 157.

* Page 158.

» Page 162.

' Page 186. L'auteur en donne cet exemple : « Le ûls de lliomii

est venu pour sauver ce qui était perdu. » Est-ce là de la finesse? ' Page 194.

* Page 19G.

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occuper une position unique dSLiis \e Panthéon religieux de l'humanité *.

« Jésus allait chaque année à Jérusalem ; il s'y déplaisait : la vulgarité irréligieuse blessait son sentiment religieux, parfois porté jusqu'au scrupule*. 11 y puise la conviction qu'il faut abolir Tancienne loi*.

ITI. — « Là commence sa légende, qui est le fruit d'une grande conspiration toute spontanée^ qui s'élabore autour de lui *. Mais il n'a jamais songé à se faire passer pour Dieu ^ Cependant, son idéalisme transcendant ne lui permit jamais d'avoir une notion bien claire de sa propre personnalité. Il est son père, son père est lui.

« Il n'y a pas pour lui de surnaturel, parce qu'il n'y a pas de nature •. L'enthousiasme couvrait toutes ces hardiesses... Pour nous, la conviction signifie sincérité avec soi-même. Mais l'histoire est impossible, si l'on n'admet hautement qu'il y a pour la sincérité plusieurs mesures\ De là les miracles, et quelques traits sentant la jonglerie. (Comment s'y est-il pris ?) Le contact d'une personne exquise vaut les ressources de la pharmacie*. L'exorcisme a consisté à en imposer à des gens qui étaient fous. Il ne

* Page 203.

* Page 214.

» Page 222.

^ Page 240.

» Pages 242, 244.

* Page 246.

' Pages 253, 257.

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