‹ Quelques notes sur le vicariat apostolique de S.G. Mgr. G. Blanche [microforme]Chapitre 6 sur 14 · VI.—MAGPIE · texte numérisé non relu

VI.—MAGPIE

Il y a peu d’endroits, sur la Côte Nord, dont l'aspect soit plus pittoresque que St-Octave de Magpie. Sur le rivage

sont les importants établissements Robin & Leboutillier, de Jersey, puis, sur la hauteur, tout autour de la baie, les maisons des habitants, et, au milieu du coteau, l'église et le presbytère. Toutes les barques des pêcheurs sont mouillées ensemble, sur cinq ou six rangées, vis-à-vis les établissements, ce qui offre, du fleuve, un coup d'œil charmant.

La population ordinaire de ce village est de 54 familles environ, mais pendant l'été, elle se trouve augmentée de 200 À 250 hommes de la baie des Chaleurs qui viennent y passer la saison de la pêche.

Presque tous les habitants de Magpie sont d'origine acadienne, venus de la Gaspésie, surtout de la baie des Chaleurs et spécialement de Paspébiac. Ces Paspébiacs ont un caractère absolument tranché, au milieu de la population acadienne. Il est impossible d'avoir plus qu'rux la tête près du bonnet, et il faut regarder à deux fois avant de les contredire. Ils aiment beaucoup leurs prêtres et le Père Etienne Gallix est très heureux au milieu d'eux.

Magpie est une des vieilles missions de la Côte Nord. Trois chapelles y ont déjà été construites ; celle qui existe aujourd’hui, bâtie en 1892, est une des plus convenables de la Côte ; on y voit ‘‘ un jubé ’, des galeries latérales, et l’intérieur est bien terminé.

Le presbytère s'élève à l'ouest de l'Eglise, et, à l’est, se trouve une école de coquette apparence mais fort misérable à l'intérieur.

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