‹ Quelques notes sur le vicariat apostolique de S.G. Mgr. G. Blanche [microforme]Chapitre 7 sur 14 · VII.—RIVIÈRE ST-JEAN · texte numérisé non relu

VII.—RIVIÈRE ST-JEAN

Cette mission dépendait jusqu'ici de la mission de Magpie. Mais, vu l'importance que prend cette place, depuis quelques années, et les difficultés que l'on avait jadis pour desservir Longue Pointe et Mingan, un prêtre lui a été donné, et le Père Joseph Gallix y réside aujourd’hui avec charge de ces deux dessertes.

Le village qui s'élève sur la rive gauche de la rivière ne date que d’une vingtaine d'années et comprend 34 familles, environ deux cents âmes.

Il possède une jolie chapelle et l'on se propose, dit-on, de bâtir prochainement un presbytère.

Cette mission, nous l'avons dit, comprend deux dessertes : Longue Pointe et Mingan.

a. Longue Pointe, 26 familles, 160 personnes.—Ces familles établies là depuis trente ans environ, sont venues principalement de la baie des Chaleurs. La pauvre chapelle qu’on y voit fut achevée en 1892 ; il est à désirer qu’elle soit reconstruite sans retard afin de donner un local plus convenable pour la célébration des offices religieux que le missionnaire y vient faire maintenant tous les quinze jours.

Longue Pointe est le lieu d'atterrissage du cable télégraphique qui relie l’île d’Anticosti à la Côte Nord.

b Mingan est l'un des principaux centres des Missions Sauvages desservies par les RR. PP. Oblats qui y viennent une fois par an. On y compte seulement deux familles de blancs ; les trente-cinq autres appartiennent à la race montagnaise et passent la plus grande partie de l’année dans les bois, d'où ils ne sortent qu’au mois de juin pour venir à la Côte échanger le produit de leur chasse, faire leur mission et renouveler leur approvisionnement.

De tous les postes du Vicariat, Mingan est assurément l’un des mieux situés et peut-être le plus coquettement bâti.

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