‹ Quelques notes sur un médecin philosophe de la Faculté de Paris. P.J.G. CabanisChapitre 11 sur 22 · Antoine Guillois · texte numérisé non relu

Antoine Guillois

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il était atteint (une bronchite chronique probablement), lui laissait quelque répit, il essayait de reprendre sa plume/ En 1807 il donna sa dernière publication : Observation sur les affections catarrales en général et particulièrement sur celles qui sont connues sous le nom de rhume de cerveau et rhume de poitrine « J’étais véritablement plein de mon sujet en les écrivant » ditil à Alibert le médecin de Saint-Louis ; puis il essaye de revenir à ses anciennes études littéraires.

« Après avoir bâclé mes catarres, je suis revenu au divin Homère,.... me voici au second chant. Je poursuis avec le zèle d’un converti, mais il restera peut-être

quelque chose du vieil homme » lit-on dans une lettre

à Ginguené du 23 janvier 1807.

Au mois d’avril suivant, Cabanis fut frappé d’une première attaque d’hémorrhagie cérébrale, passagère il est vrai. Il ne s'en émut pas. «L’apoplexie nerveuse, dit-il à Richerand qui l’assistait, est la récompense accordée par la nature aux longs travaux de l’esprit. » Il rappelait aux siens alarmés qu’il avait soigné en 1790 Condorcet d’une affection identique. (1)

Une seconde attaque survenue le 22 février 1808 lui laisse encore toutes ses idées, mais il ne peut plus écrire, il dicte et c’est encore des paroles de réconfort et d’amitié qu’il adresse à Ginguené. « Il compte dans peu de temps faire une petite course à Auteuil et recevoir une fois de plus les amis intimes. »

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