Jules Soury. Les fonctions du système nerveux
cerveau, soit qu’elle communique avec tout le reste de la tête avec plus d’intensité dans un homme que chez un autre, soit que ce ne soit point à toute la totalité de celle-ci, mais sur une plus grande étendue chez un homme que chez l’autre. Ainsi pourrait s’expliquer la suite qu’on observe dans les rêves (1) ».
Comparons avec ce qu’on 1797 dit Cabanis, dans un passage où nous trouvons exprimée nettement l’idée de l’excitabilité de l’écorce cérébrale, et en germe toute la théorie moderne des localisations : « Tout mouvement des parties vivantes, suppose dans le sein du centre cérébral un mouvement analogue, dont ilesten quelque sorte la représentation. L’anatomie nous a fait voir que certaines lésions du cerveau, de la moelle épinière ou des ganglions, dont l’effet est de déterminer des mouvements irréguliers dans les organes extérieurs, les impriment de préférence à l’un plutôt qu’à l’autre, et que ces mouvements se trouvent circonscrits dans des limites plus ou moins étroites. Si l’on pique ou si l’on irrite d’une façon quelconque différents points de l’organe cérébral, on voit les convulsions qui sont ordinairement produites par ce moyen passer tour à tour d’un muscle à l’autre, et souvent ne pas s’étendre au delà de ceux qui se rapportent au point irrité. L’observation des phénomènes réguliers donne encore les mêmes résultats. Dans le sommeil, l’on agite le bras, la jambe ou toute une partie du corps, suivant le siège des impressions que l’organe sensitif reçoit et combine suivant le caractère des