‹ Quelques notes sur un médecin philosophe de la Faculté de Paris. P.J.G. CabanisChapitre 3 sur 22 · M. Aulard. La société des Jacobins , t. I · texte numérisé non relu

M. Aulard. La société des Jacobins , t. I

Lab. 2

aux affres de l’agonie. Cabanis se défendit dans Le Journal de la maladie et de la mort de Mirabeau une vraie page d’histoire de France, trop peu lue(l).

Ce fut la troisième publication de Cabanis ; déjà le 2? avril 1783 il avait fait paraître dans la Feuille hebdomadaire de Limoges une pièce intitulée le Serment d’un médecin prononcé en face d’une église et près d’un hôpital, sorte d’imitation en vers du fameux serment d’Hippocrate. En 1789 avaient paru les Observations sur les hôpitaux par P.-J.-G. Cabanis, membre delà société philosophique de Philadelphie, société où en qualité d’ami de Franklin, il avait été reçu en 1786 et dont faisaient aussi partie Condorcet et Daubenton (2).

La réputation de Cabanis augmentait : la mort de Mirabeau le rendit populaire ; premier officier municipal cfAuteuil en 1789, il fut nommé en 1791, administrateur des hôpitaux de Paris. Vers la même époque il se lia plus intimement avec Condorcet, dont après la mort il devait éditer les œuvres et dont la femme, qu’Anarcharsis Klootz poursuivit longtemps et vainement de son amour, lui dédia ses Lettres sur la sympathie. Lorsque en 1793 Condorcet fut recherché, Cabanis lui trouva un asile (3), et plus tard lui fournit un passe-

1 Plus tard M. Duchenne de Bordeaux devait retrouver le procès verbal de l’autopsie de Mirabeau. Il a commenté et interprété cette piece dans une thèse sur Cabanis parue en 1893.

Page 1