Revue de famille , 1er mars
aux réformes de la Convention (1) : s’il demande courageusement à l’abbé Grégoire de prendre la défense de Rouget de l’isle détenu et ruiné, devant 1 assemblée révolutionnaire ; il écrit aussi à Jean de Bry : « Que de bénédictions pour la Convention nationale ! et que de jouissances pour ceux de ses membres qui contribueront plus directement à ses actes humains et justes! Oui c est maintenant que la République est impérissable (2). »
Enfin la tourmente se calme ; arrive le 9 thermidor; on modifie le tribunal révolutionnaire et Cabanis est juré. En 1795 l’enseignement public est réorganisé. On le nomme professeur d’hygiène aux écoles normales où son ancien maître Brisson professe la physique, Volney l’histoire, Lagrange, Laplace, Monge, Daubenton les sciences, Garat, la logique. En 1796, Cabanis entre à l’Institut dans la classe des sciences morales, section de l’analyse des idées ; en 1797 il est titulaire de la chaire de clinique de perfectionnement à l’Ecole de médecine, Entre temps il publiait différents travaux, écrivait dans de nombreux journaux.
Le rôle politique de Cabanis, effacé sous la Révolution et la Terreur, va sous le Directoire dont la constitution est sortie des mains de son ami Daunou, prendre un caractère plus actif, Membre des Cinq-Cents pour le département de la Seine, il soutient la politique du Directoire, marche dans le sillon de Sieyès, fréquente Joseph Bona-