‹ Quelques notes sur un médecin philosophe de la Faculté de Paris. P.J.G. CabanisChapitre 6 sur 22 · Archives nationales . AD2 XVIII · texte numérisé non relu

Archives nationales . AD2 XVIII

encouragèrent ses projets. Repoussé par Moulin et Gohier, ne voulant pas s’allier à Barras perdu dans le désordre, Roger Ducos ne comptant pas, il fallait à Bonaparte l’appui de Sieyès. Mais celui-ci résistait : il était pour le moins aussi orgueilleux que Bonaparte lui-même, et pour accoupler ces deux orgueils l’autorité de Joseph Bonaparte, l’aménité de Cabanis, soutenus par Boulay (de la Meurthe). Gaudin, Chazal, préparent les voies à Talleyrand. Sieyès céda le 14 brumaire avec mauvaise grâce. 11 avait déviné l’ambition du Corse. « Quand il nous aura réunis, disait-il à Cabanis et à Joseph Bonaparte, il écartera ses collègues et les rejettera en arrière comme cela » et il esquissait un geste violent (1).

L’entente est faite, le 18 brumaire le Directoire se disloque, le 19 aux Cinq-Cents, Cabanis soutient énergiquement le président Lucien Bonaparte fort malmené par les adversaires du coup d’Etat. Il appuie la proposition de Gaudin, le ministre des finances du lendemain, tendant à remettre au général Bonaparte le gouvernement provisoire. «Je crois, s’écrie-t-il, de mon devoir et de mon honneur de déclarer au peuple que si cette proposition n’est pas adoptée, il ne reste à ses représentants courageux et fidèles qu’à fuir dans quelque retraite inconnue en attendant que la ruine prochaine de la République les avertisse de chercher un asile plus sur dans la tombe de Brutus et de Caton (2). » Et Cabanis dépose un projet

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