‹ Quelques notes sur un médecin philosophe de la Faculté de Paris. P.J.G. CabanisChapitre 7 sur 22 · Archives nationales AD* XVIII · texte numérisé non relu

Archives nationales AD* XVIII

de résolution qui fut adopté le même jour, non pas par les Cinq- Cents mais par les Anciens, portant qu’il sera fait une adresse au peuple français. Il rédige lui-même cette adresse. « Grâce à la révolution qui vient de s’opérer, y lit-on, le Royalisme va disparaître pour toujours, la liberté toute déchirée et toute sanglante va enfin trouver un asile dans une constitution sage ; la République cesse d’être un vain nom (1) ». Cabanis fut élu le premier lorsqu’il s’agit de constituer la commission des 25 membres chargés de concert avec le pouvoir de préparer la constitution nouvelle. Le 25 brumaire il fait connaître son opinion sur l’emprunt forcé, le 25 frimaire il fait l’éloge de la nouvelle constitution élaborée. On imprime ces discours. Enfin le B nivôse an VII le conseil des Cinq-Cents se sépare. Cabanis prononce un discours d’adieu, dans lequel exaltant une fois de plus le coup d’Etat il s’écrie « que déjà même la constitution nouvelle devient un signal de rapprochement pour tous les hommes qui ont servi la Révolution. »

Il ne devait pas tarder à s’apercevoir de la justesse du mot de Siéyès qu’il avait poussé plus que tout autre vers Ronaparte : « Nous venons de nous donner un maître. » Aussi, lorsqu’il vit l’œuvre de la Révolution compromise, lorsqu’il vit l’avènement d’une noblesse nouvelle en remplacement de celle qu’avait jetée bas ses amis les philosophes, les interminables coalitions de l’Europe contre Napoléon, alors que. sénateur, commandeur de

Page 1