‹ Quelques Observations d'Interventions chirurgicales chez les HémophilesChapitre 6 sur 42 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

Action préventive de ces méthodes euthrombasiques.

L'injection de 20 à 4o cmc. de sérum sanguin faite la veille de l'intervention, la transfusion de 200 à 300 cmc. de sang une heure avant l'opération, préviennent les hémorragies post-opératoires.

Il en est ainsi, tout au moins, dans les opérations bien réglées, et si le chirurgien se donne la peine de faire une hémostase soigneuse, portant même sur les petites veines. Mais dans les opérations qui lèsent les tissus comme en chirurgie dentaire, ou qui ne permettent pas d’hémostase comme en chirurgie rhinologique, ou encore dans celles où on ne peut refermer la plaie par suite d’un drainage, il n’y aura pas d'hémorragie immédiate grâce à la transfusion, mais des hémorragies se produiront secondairement, quand la correction des lésions sanguines aura cessé. Aussi doit-on redouter tout spécialement les avulsions dentaires et les incisions d’abcès chez les hémophiles.

Mais ce n’est plus parce qu'un malade présente une

forme hémorragique grave, avec uu grand retard de

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coagulation (12, 24 heures), que le chirurgien doit appréhender l'intervention. Il ne peut ét ne doit intervenir que si le malade est docile et possède de belles veines qui permettront de faire autant de transfusions qu'il aura d’hémorragies secondaires, afin de les arrêter et de remplir ses vaisseaux de sang neuf.

La première observation de chirurgie dentaire, que nous rapportons, montre, à elle seule, que les possibilités d'intervention chez les hémophilés sont pratiquement sans limites.

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