Leçons sur t’appareil vaso-moteur. T. II
la suite des saignées coup sur coup, c’est la disparition rapide de V exsudât.
On sait en effet que si la pneumonie en tant que maladie aiguë, appréciée dans sa durée par le cycle fébrile, est guérie une fois la défervescence finie, ou du cinquième au neuvième jour (Jaccoud), les signes physiques persistent néanmoins encore dans leur plénitude. L’appareil symptomatique de la maladie s’est effacé, le malade se sent rendu à la santé, il a encore de la toux, mais qui n’est plus pénible ni douloureuse, il mange avec appétit, et il peut même, au bout du second septénaire, commencer à reprendre ses occupations dans le cas où elles ne sont pas fatigantes, mais l’effet du mal subsiste encore sous forme de produits qui encombrent le parenchyme pulmonaire. Si à cette époque en effet, dit Trousseau, on ausculte le malade, on retrouve encore et la matité et le râle crépitant qui avait repris à son tour la place du souffle tubaire, mais râle crépitant, ou pour mieux dire sous-crépitant humide, râle de retour, comme on l’appelle, et qui annonce en effet le retour de l’air dans les vésicules pulmonaires d’où l’hépatisation l’avait chassé. Et il ajoute : plusieurs semaines seront encore nécessaires pour que ces signes d’engorgement du poumon disparaissent complètement.
Andral (1) avait observé des cas semblables : » Nous avons vu, dit-il, des individus chez lesquels pendant six semaines au moins après la disparition de tous les symptômes de la pneumonie, on continuait encore à entendre du râle crépitant dans une étendue souvent très grande.