‹ Quelques observations de pneumonies traitées par les saignées coup sur coupChapitre 9 sur 14 · août · texte numérisé non relu

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premier (obs. I) la guérison est complète le dixième jour de la maladie, c’est-à-dire que la percussion donne de la sonorité, et l’auscultation permet d’entendre une respiration normale dans toute l’étendue du poumon qui a été atteint; chez le deuxième, c’est également le dixième jour; on entend encore à peine quelques légers râles sibilants. Enfin chez le troisième, la sonorité et la respiration sont normales le treizième jour de la maladie.

Il sera du reste intéressant de rapporter ici les résultats comparatifs au point de vne de la disparition des divers symptômes et des signes physiques, obtenus par Grisolle chez des malades traités de deux manières différentes. Il cite d’abord onze observations de pneumonies peu étendues, chez des sujets jeunes, dont un seul, le plus âgé, avait 56 ans, et - qui n’ont été soumis à aucun traitement actif. Et alors : 1° Les crachats caractéristiques ont présenté une couleur rouille ou jaune, terme moyen, jusqu’au neuvième jour de la maladie; 2° Le point de côté a persisté plus longtemps encore ; quoiqu’il se fût amendé plus ou moins au bout de quatre à cinq jours, il n’a pourtant jamais cédé avant la fin du septième... durée moyenne quinze jours; 3° Les phénomènes d’auscultation n’ont commencé à décroître qu’à la fin du deuxième septénaire, c’est-à-dire quatre ou cinq jours après la cessation de la fièvre, et ils ont d’ailleurs persisté encore à divers degrés jusqu’au vingt-deuxième jour ou trentième jour, époque à laquelle le poumon parut avoir repris toute sa perméabilité.

Il résulte, dit-il, de ces analyses que dans les pneumonies bénignes par les émollients, les symptômes locaux de la maladie et la douleur surtout ont une durée très Ion-

gue, et qui n’est nullement en rapport avec l’intensité de la fièvre et l’étendue de la maladie. Une circonstance également remarquable, c’est la lenteur avec laquelle s’est résolu l’engorgement pulmonaire, quoiqu’il ne s’étendît certainement pas à une grande profondeur.

Viennent ensuite treize observations de pneumonies également bénignes, mais soumises à un traitement actif, qui a consisté en une ou deux saignées générales ou locales, pratiquées du premier au sixième jour. Et ici : 1° Les crachats cessèrent d’être caractéristiques un peu avant la fin du sixième jour de la maladie ; 2° La douleur de côté fut constamment amoindrie par la saignée générale ou locale, et disparut complètement du deuxième au douzième jour, ou en moyenne vers le huitième ; 3° Enfin les phénomènes d'auscultation diminuèrent en même temps que la fièvre cessait, c’est-à-dire au septième jour ; et chez dix sujets dont la poitrine fut explorée avec soin juqu’à l’époque de leur sortie, le poumon avait repris toute sa perméabilité, terme moyen au douzième jour. »

Plusieurs années auparavant, Louis (1) avait déjà observé également qu’à la suite d’une saignée assez abondante le malade pouvait obtenir un grand soulagement, une diminution considérable des symptômes généraux et de quelques symptômes locaux, la douleur être beaucoup moindre que la veille, le pouls ne battre plus le lendemain de la saignée que 100 par minute au lieu de 112, etc. Et comme conclusion : la saignée a une heureuse influence sur la marche de la pneumonie ; elle en abrège la durée

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