RE ET
Observation n° 15.
(Dr Barret).
Le jeune R..., 13 ans et demi, reçoit une transfusion de 150 grammes, parce qu'il présente un purpura discret mais généralisé, Il faisait très fréquemment des épistaxis difficiles à tarir. Depuis un mois
il n’a pas présenté d'accident nouveau.
Observation n° 49.
(Dr Barret).
M. R. Ch... 28 ans, entre dans le service pour hémorragies répétées survenant spontanément et pour purpura chronique évoluant par poussées, caractérisé par des ecchymoses prédominant aux membres inférieurs. Le temps de saignement est très allongé (22 minutes). Le temps de coagulation est sensiblement normal. Le signe du lacet est positif. Il y a irrétractilité du caillot. La numération des plaquettes donne un chiffre de 120.000. Ce syndrome hémogénique complet bénéficie d’une série de transfusions mensuelles de 150 grammes. Depuis D mois le malade n’a présenté aucun accident
hémorragique nouveau.
(D' Barret).
M. B..., 43 ans, présentait depuis plusieurs années des hémorragies à répétition, en rapport avec un syndrome d’hémogénie contrôlé à Strasbourg. Au début de novembre 1939, il fait une hématémèse abondante avec méléna. On pratique une transfusion de 290 grammes. Ces accidents renouvelés le lendemain, le malade reçoit à nouveau 250 grammes de sang, mais il fait bientôt une
hémorragie cérébrale avec coma et meurt en quelques heures.
Nous retiendrons de ces six observations que la transfusion sanguine dans les syndromes hémorragipares représente un
Et RS
élément de traitement analogue à l'emploi de l'insuline dans la thérapeutique du diabète. De cette manière on apporte au malade les éléments qui manquent à leur crase sanguine.
Cependant, à la période terminale des maladies du sang caractérisée par la fièvre et les hémorragies multiples, la transfusion nous semble ne plus avoir de chance de succès.