TOME PISTaRIS PUTPUTAN(NÉMOLÈNIENL EN 150 grammes Très bon
150 grammes
89 Hémorragies, purpura (hémogénie)......... 150 » Très bon 150 »
99 Hémorragies multiples (hémogénie)........1/250 » Décès DI< 250 »
Soit au total 89 % de succès.
Si nous comparons ce tableau avec le précédent, nous remarquons que les hémorragies graves par leur répétition sont Justiciables d’une masse de sang transfusé ordinairement plus importante que celle qu’exige le traitement de l’hémorragie massive. Ainsi que le fait remarquer Tzanck, l’hémorragie répétée, représente en définitive une spoliation beaucoup plus considérable en éléments figurés que l’hémorragie grave d'emblée. \Rr
Chacun connaît la notion classique de la régulation de la masse sanguine dans les hémorragies. Les espaces lacunaires du tissu cellulaires livrent rapidement aux vaisseaux sanguins sous forme de plasma ce qu'ils ont perdu en volume de leur contenu.
« Pendant l’hémorragie, les tissus saignent dans les vaisseaux » (Léon Binet).
Le rôle de la transfusion est précisément de remédier à cet appauvrissement du sang en hématies. Elle apporte en outre une quantité de plasma, permettant de pallier à la soif tissulaire réactionnelle. C’est à cette seule exigence que peut, satisfaire momentanément l'injection du sérum physiologique, qui n'est pas un moyen thérapeutique complet de l’hémorragie.
B. L'anémie.
« Dans la thérapeutique des anémies, l'indication de la transfusion est fonction de deux éléments : le degré et la nature du syndrome.
» 10 Les anémies graves nécessitent seules la méthode... La transfusion demeure très utile et parfois indispensable au-dessous de 2.500.000 hématies.
» 20 La nalure de l’anémie intervient également : dans toutes les anémies symptomatiques graves la méthode peut être tentée... » (Savy.)
C'est à ce double titre que nous avons pratiqué des transfusions dans les anémies cancéreuses dont nous rapportons les observations cI-après :
Mr Tijuee
EU
Quantité Résultat
Indication
1° Avant gastro-entérostomie pour cancer sté-|250 grammes NOSANTITUPMOLE MERE ER PEER 250 » Très bon
20 Avant gastro-entérostomie pour cancer élten-
du de la petite COUTDUTE 150 grammes Très bon 30, Avant AmputaAtiOn UTECLUME ER EE 200 grammes Très bon
49 Pendant création d'un anus iliaque et ampu-
tation duree te PP RE Tee ET 250 grammes Très bon b° Pendant amputation du rectum ........... 250 grammes Très bon
69 Métrorragie de la ménopause avec cancer du|250 grammes
COLIMOPEÉTAbDIENTAILÉRMMERAN TEE PE PERCÉE 250 » Salisfaisant
Quelles sont les caractéristiques principales des anémies cancéreuses, dont il s’agit ici, et comment pouvons-nous penser que la transfusion ait une action utile dans leur traitement ?
a) Nous rangerons avec Turpin, ces anémies cancéreuses parmi les anémies hyperchromes symplomatiques. C’est particulièrement le cas des cancers du tube digestif, des cancers de l'estomac surtout.
L’hémorragie chronique d’une part, l’intoxication cancéreuse d’autre part, ajoutent aux troubles secondaires à la sténose digestive. Il en résulte le tableau clinique bien connu de malades amaigris, au teint jaune paille, aux muqueuses décolorées, traduisant avec l'insuffisance du nombre des hématies, l'accumulation sous la peau du pigment lipochrome, libéré de la graisse disparue. La dyspnée d'effort, les palpitations cardiaques, les troubles digestifs, sont souvent d’abord plus pénibles aux malades que les désordres causés par la tumeur elle-même.
b) On comprend que la transfusion agisse sur l’anémie cancéreuse par son triple effet :
d’'hémostase, de remplacement,
Are
d’excitation de l’hématopoièse, pour relever l’état général du malade et permettre l’intervention prochaine impraticable, sans cette restauration.
Dans les cas d’incurabilité {cancer du col traité par le radium, par exemple), la malade bénéficie au moins d’un traitement efficace de l’anémie grave qui, sans cela, l’eût emportée rapidement.
Nous devons rappeler que « la radiumthérapie est également un moyen d’hémostase très puissant. S'il doit comporter quelques risques d'infection ou d'intoxication, il y aurait intérêt à l’associer désormais à la transfusion. La régénération sanguine serait ainsi plus rapide et permettrait au malade de prévenir plus facilement ces accidents ». (Wangermez.)
Ainsi, la transfusion nous paraît ajouter au traitement chirurgical des cancers, une garantie supplémentaire de succès et parfois jusqu’à l'ultime ressource d’une thérapeutique restée cependant bien désormée quant à lamélioration du
pronostic.