Benj. Bell, Cours de chirurgie, t. V, p
Le volume de ces tumeurs est variable; il peut quelquefois être énorme et induire alors le chirurgien en erreur.
C’est ce qui est arrivé dans une observalion publiée par M. Cézar,t\ le malade portait dans l’aisselle gauche une tumeur volumineuse, grosse comme la tête d’un homme ordinaire , s’étendant depuis le sommet de l’aisselle jusqu’au dessous du mamelon correspondant, et jusqu’à deux pouces du bord antérieur de l’omoplate. Elle paraissait attachée aux parois de la poitrine, et était recouverte par des tissus sains.
On porte le diagnostic stèatôme de l’aisselle ; on opéra et la tumeur se trouva être un squirrhe.
Productions diverses.
On a vu différentes productions se trouver dans le pus des abcès de l’aisselle; ainsi, M. Andral^ cite des cas d’abcès de l’aisselle, qui ont donné lieu à une certaine quantité de matière calcaire, chez un individu atteint de tubercules du poumon. Nous avons trouvé une observation^, dans laquelle un malade affecté d’asthme depuis longtemps, eut un ahcès dans l’aisselle qui donna issue à une grande quantité de matières tophacées.
Pour en arriver à notre sujet, nous dirons que, dans ce cas, ces abcès étant symptomatiques, il est impossible au chirurgien de reconnaître la présence de ces corps étrangers , fussent-ils même superficiels, car alors l’abondance de la fluctuation empêcherait de sentir ces petits corps à travers les parois de l’aisselle.
Tumeur emphysémateuse.
On sait que chez les individus atteints d’emphysème pulmonaire pour cause traumatique ou pour cause interne, il peut se forme
1. Recueils de me'moires de me'decine militaire , t. XII, p. 346.