‹ Quelques observations sur le diagnostic différentiel des tumeurs de l'aisselleChapitre 7 sur 17 · Nélaton, lococît.^ II, p · texte numérisé non relu

Nélaton, lococît.^ II, p

de sa direction normale, et altéré plus ou moins profondément dans sa structure. Toujours le membre correspondant est amaigri et œdématié.

Lorsque l’on comprime la tumeur, on y sent distinctement un mouvement d’expansion qui tend à faire écarter les doigts, cependant ce signe peut manquer, bien qu’il passe pour pathognomonique, témoin la tumeur dont il a déjà été fait mention plus haut.*

La malade offrait une petite tumeur de la grosseur d’une amande, Dupuylren y constate de la fluctuation , mais sans battements ; ce qui lui fit diagnostiquer un abcès. On sait le reste.

L’auscultation fournit aussi des signes précieux pour le diagnostic de l’anévrisme; on entend ordinairement un battement simple, plus fort qu’à l’état normal , ou bien un bruit de souffle ou de râpe ; on peut encore percevoir un frémissement particulier qu’on a appelé Susurras. ^

Tels sont les principaux caractères de l’anévrisme de l’aisselle; cependant il est d’autres tumeurs qui peuvent en imposer pour une arlérieclasie.

Ainsi, un abcès peut se trouver dans le voisinage de l’artère: à quels signes le reconnaîtrons-nous?

D’abord, l’abcès aura une origine récente; sa formation aura déterminé de la réaction chez le malade. L’anévrisme a ordinairement une marche plus lente; d’ailleurs, pour ce dernier, les renseignements fournis par le malade pourront guider beaucoup ;

2° La peau de l’aisselle est ordinairement tendue, rouge, lisse dans l’abcès; dans l’anévrisme, elle ne change pas de couleur; de plus, quand il est ancien , il contracte d’intimes adhérences avec elle ;

L’anévrisme durcit de la circonférence au centre; l’abcès se ramollit du centre à la circonférence;

4° Il y a œdème dans l’anévrisme , ainsi que douleur propagée au

• 1. Dupuytren, /oco cHato.

2, Barth et Roger, Traite' d’auscult. , p. 488.

loin par suite de la compression du plexus branchial: rien de semblable ne s’observe pour les abcès quels qu’ils soient; ils ne produisent qu’une douleur qui s’irradie très-peu. Quand on exerce la compression sur l’artère au-dessus de la tumeur, les mouvements cessent dans l’anévrisme : si on l’exerce au-dessous, ils deviennent plus énergiques. 11 n’en est rien pour les abcès.

Il est cependant quelques circonstances, bâtons- nous de le dire, où le diagnostic est pour ainsi dire impossible. A quels signes pourrions-nous reconnaître qu’un abcès recouvre un anévrisme? ce cas s’est malheureusement offert à un de nos grands chirurgiens.

Enfin , nous terminerons cet article en disant qu’une tumeur située derrièi’e l’artère , et comprimant ce vaisseau, peut encore en imposer pour un anévrisme. ^

Anévrismes variqtieuv*

La science possède plusieurs observations de cette espèce d’anévrismes de l’aisselle. Amb, Paré^ parle des anévrismes par anastomoses « estant aux aisselles Düpuytren en a observé également.

Cet anévrysme a le même siège que celui que nous venons de décrire précédemment. Les caractères, auxquels on le reconnaîtra, seront ceux qu’on observe dans les autres régions.

1° Ordinairement cet anévrysme est produit par une plaie;

2° On y percevra le mouvement vibratoire et le bruit de susurras (signe pathognomonique) ;

3^^ On ne le fait pas disparaître par la compression , à cause des caillots qu’il contient. Ce dernier caractère le fera reconnaître de la varice anévrismale.

Varices des veines profondes dn bras.

Malgré de longues recherches que nous avons faites dans les différents ouvrages de chirurgie, nous n’avons pu réussir à trouver d’article concernant les veines profondes des bras. La rareté de cette

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