Œuvres complètes, t. II, p
maladie trouve sa cause dans une raison physiologique. En effet , dans le membre supérieur, le sang n’ayant pas à lutter contre son propre poids, remonte plus facilement des capillaires vers le centre des organes de la circulation.
Les dilatations variqueuses des veines profondes du bras, il était facile de le prévoir théoriquement, forment des tumeurs arrondies, molles, multiples, diminuant par la pression et ordinairement accompagnées de douleurs avec sentiment de pesanteur dans le membre qui en est le siège. Les varices peuvent être idiopathiques ou deutéropalhiques , et , dans ce dernier cas , elles sont le plus souvent la complication des tumeurs cancéreuses ou ganglionnaires qui apportent une gêne notable à la circulation de retour. Nous regrettons de ne pouvoir rapporter ici l’exemple d’un de nos condisciples atteint de varices des veines profondes du bras, et qui a servi à établir notre description.
Tumeurs du système nerveux.
iKTëvrômes du filexus bracliial.
Les Névrômes se rencontrent fréquemment dans l’aisselle. Si nous nous en rapportons aux observations que nous avons lues , elles paraissent siéger de préférence dans le nerf médian. Cependant les autres nerfs du plexus auxiliaire peuvent en être le siège ; ainsi , Cheselden a enlevé, dans l’aisselle, un névrôme qui occupait le centre du nerf cubital; Hünter , E. Home en ont opéré également un grand nombre. M. Ph. Boyer, rapporte* que Dubois a enlevé un névrôme de la grosseur d’un melon , situé dans l’épaisseur du nerf médian.
Le névrôme consiste en une petite tumeur ayant son siège dans la direction du plexus brachial, variant entre la grosseur d’un pois et celle d’une forte aveline. Celte tumeur sera extrêmement douloureuse au ^ loucher, surtout quand on la presse dans le sens de la direction du nerf (Boyer); elle produira des douleurs lancinantes qui s’irra-