LA STENOGRAPHE
prenne aux enfants. Par là, ils pourront à la fois écrire rapidement ce qu'ils ne veulent pas oublier et cacher ce qu'il ne leur convient pas de divulguer à autrui. Quand on a en effet appris les règles générales de cet art, on peut à son gré en varier les procédés pour son propre usage, et y introduire des abréviations plus appropriées au but que l'on poursuit. La méthode de M. Richestla mieux imaginée de toutes celles que j'ai vues ; mais je crois que quelqu'un qui connaîtrait et appliquerait bien les règles de la grammaire n'aurait pas de peine à la rendre encore plus expéditive et plus facile. Il n'est d'ailleurs pas nécessaire de se hâter d'apprendre à l'enfant cette façon abréviative d'écrire. Il sera assez tôt de le faire quand une occasion favorable se présentera d'elle-même , et que depuis quelque temps déjà sa main sera habituée à écrire couramment et en beaux caractères. Les jeunes gens n'ont guère besoin de la sténographie, et il est d'ailleurs indispensable qu'ils n'en fassent usage que quand ils savent parfaitement écrire, et qu'ils ont la main rompue à l'écriture.
avant lui avaient imaginé un système d'écriture qui permettait de 6uivre le parler rapide de l'orateur. D'autres écrivains font honneur de cette découverte à Cicéron, qui certainement employait des signes abréviatifs pour son usage personnel, et les faisait employer autour de lui. Dans une lettre à Atticus, (L. XIII, ép. XXXII , il rappelle lui-même qu'il écrivait quelquefois « par signes » , où ay/iitm. Dans les temps modernes, l'un des premiers traités' de sténographie fut publié en Angleterre par le Dr Timothée Bright (15881. E.i 1002, John YYilJis publia lui aussi son Art de la Sténographie. La méthode dont parle Locke, et qui avait pour auteur l'Anglais Ricb, date de 1(354. L'Anglais Shelton publia en 1059 un nouveau système de tachygraphie qui fut introduit en Fiance par le chevalier Ramsay, dès 1681. Mais avant Ramsay, un abbé français, Cossart, avait déjà donné un traité Sur l'art d'écrire aussi vite que l'on parle.