L'ARITHMÉTIQUE ET L'ASTRONOMIE
des planètes, la distance qui sépare chacune d'elles du soleil, le centre de leurs révolutions. Ainsi on le préparera, de la façon la plus naturelle et la plus facile, à comprendre le mouvement et la théorie des planètes. En effet, puisque ' les astronomes ne doutent plus du mouvement des planètes autour du soleil, il est bon qu'il suive cette hypothèse qui n'est pas seulement la plus simple, celle qui embarrasse le moins les écoliers, mais qui est aussi la plus probablement vraie '. Mais ici, comme dans toutes les autres parties de l'instruction, il faut avoir grand soin de commencer par les notions les plus simples et les plus claires, de n'enseigner que le moins possible de choses à la fois, et de bien fixer chaque connaissance dans la tête de l'enfant, avant de passer à ce qui suit ou d'aborder un point nouveau de la même étude. Présentez -lui d'abord une simple notion, et, avant d'aller plus loin, assurez-vous qu'il l'a prise dans le bon sens, qu'il l'entend parfaitement; alors vous pourrez lui proposer une autre idée simple, immédiatement liée à la précédente, et qui tende au même but ; et ainsi, grâce à ces progrés insensibles et graduels, vous verrez son esprit, sans trouble ni confusion, s'ouvrir à la science, et s'étendre plus loin que vous n'auriez cru. D'ailleurs quand un enfant a appris quelque chose, il y a un excellent moyen d'en fixer le souvenir dans sa mémoire et de l'encourager à aller plus loin, c'est de l'engager à l'enseigner lui-même à d'autres enfants-.
eut nettement l'idée que le soleil était immobile et occupait le centre de notre univers, tandis que la terre et les autres planètes tournent autour de" lui.
1. Ne nous étonnons pas que Locke n'ose affirmer avec certitude. Descartes, quoique rallié à l'opinion de Copernic et de Galilée, ne prit
amais sur lui de se prononcer publiquement sur ce sujet.
2. Rien n'intéresse plus l'entant, en effet, rien ne fixe mieux ses idées que cette espèce d'enseignement mutuel.