LA TENUE DES LIVRES
210. Si les parents, égarés par les préjugés, se laissent effrayer par ces mots de métier et d'arts mécaniques, et s'ils répugnent à voir leurs enfants se livrer à une occupation de ce. genre, il y a cependant une chose relative au commerce, dont ils reconnaîtront, après réflexion, que la connaissance est absolument nécessaire à leur fils1.
La tenue des livres n'est pas sans doute une science dont un gentleman ait besoin pour acquérir des richesses, mais il n'y a peut-être rien qui contribue plus utilement à lui faire conserver celles qu'il possède2. On voit rarement qu'une personne qui tient exactement le compte de ses revenus et de ses dépenses, et qui, par conséquent, a constamment l'œil ouvert sur la marche de ses affaires domestiques, en vienne à se ruiner; et j'ai la certitude que bien des gens ne compromettent leurs affaires avant de s'en apercevoir, ou ne précipitent leur ruine, une fois qu'elle