‹ Quelques pensées sur l'éducationChapitre 29 sur 176 · LES FRUITS · texte numérisé non relu

LES FRUITS

et que le médecin l'ait prescrit. Et c'est sur ce point que les domestiques doivent être le plus rigoureusement surveillés et le plus sévèrement grondés, quand ils sont en faute. En effet, comme ces gens-là, qui appartiennent à une condition inférieure, font consister en grande partie leur plaisir à boire des liqueurs fortes, ils sont souvent tentés, pour faire la cour à leur petit maître, de lui offrir ce qu'ils aiment le plus eux-mêmes; et comme ils savent que ces boissons les mettent eux-mêmes en gaieté, ils s'imaginent sottement qu'elles ne peuvent faire de mal aux enfants. Vous aurez donc l'œil ouvert sur ce danger, et vous y veillerez avec tout le soin et tout le zèle possibles : car il n'y a rien qui, pour le corps comme pour l'esprit de l'enfant, soit une source plus certaine de maux que l'habitude de boire des boissons fortes, surtout de boire en particulier avec les domestiques1.

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