‹ Quelques pensées sur l'éducationChapitre 65 sur 176 · L'EXEMPLE · texte numérisé non relu

L'EXEMPLE

71. Après avoir remarqué combien est puissante l'action de la société, et combien nous sommes disposés, surtout quand nous sommes enfants, à imiter les autres hommes", je dois prendre ici la liberté de donner aux parents un avis : c'est que, pour obtenir de votre fils qu'il vous respecte et qu'il respecte vos ordres, il faut commencer par le respecter lui-même. Maxima debetur piieris reverentia'* .

1. Le bon Rollin, qui copie les modernes quand il ne traduit pas les anciens, conclut de la même façon que Locke... « C'est aux parents à bien examiner devant Dieu quel parti ils devront prendre, à balancer équitablement les avantages et les inconvénients qui se rencontrent de part et d'autres. » (T. IV, p. 425.)

2. La pensée de Locke reste un peu indécise. Peut être veut-il dire que l'idéal de l'éducation serait, à ce point de vue, une sorte de juste milieu, une voie moyenne entre l'éducation privée et l'éducation publique, quelque chose d'analogue à l'externat de nos lycées.

7,. L'instinct d'imitation est puissant surtout chez l'enfant, parce que l'enfant est faible, parce qu'il n'a pas encore de personnalité déterminée, parce que, à raison de son ignorance et de l'absence d'habitudes, il suit le courant où on l'entraîne.

4. « On doit aux enfants le plus grand respect. » (Juvénal, Sat. xiv).

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