LES RECOMPENSES ET LES CHATIMENTS
72. Mais revenons à la question des récompenses et des châtiments l. Puisque tousles enfantillages, toutes les fautes contre la politesse, enfin toutes les actions que l'âge et le temps réformeront sûrement d'eux-mêmes doivent échapper, comme je l'ai déjà dit, à la discipline du fouet, il ne sera plus nécessaire de battre les enfants aussi souvent qu'on le fait. Si nous ajoutons que le même privilège doit être accordé aux fautes commises dans les leçons de lecture, d'écriture, de danse, de langues étrangères, etc., il ne restera dans une éducation libérale que peu d'occasions de recourir aux coups et d'employer la force 2. La vraie manière d'enseigner ces choses, c'est d'inspirer aux enfants le goût et l'amour des études qu'on leur propose; c'est
1. Locke a déjà traité la question des châtiments et des récompenses (dans les sections III et IV).
l2. Rollin s'est approprié tout ce passage de Locke : « Je mets au même rang des fautes qui doivent être pardonnées toutes les fautes de légèreté et d'enfance, dont le temps et l'âge les corrigeront infailliblement. Je ne crois pas non plus qu'on doive employer le châtiment des verges pour les manquements où les enfants peuvent tomber en apprenant à lire, à écrire, à danser, en apprenant même les langues, le latin, le grec, etc., sinon dans certains cas dont je parlerai, etc.. (T. IV, p. 462.)
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