‹ Quelques points de technique de la diathermo-coagulation du pôle supérieur de l'amygdale palatineChapitre 23 sur 26 · TO RE · texte numérisé non relu

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haute, il remplit la fossette sus-amygdalienne dans laquelle on introduit un porte-coton qui ne révèle pas d’adhérences. La contraction du voile et la palpation médiate n’indiquent pas la présence d’amygdale intravélique.

Le 10 septembre 1929, diathermo-coagulation du pôle supérieur gauche avec l’électrode de Walter à deux pointes. On le met facilement en évidence en écartant d’une pression légère le pilier antérieur, au niveau de sa portion moyenne, avec l'angle arrondi de l’abaisse-langue qui repousse un peu en dehors le corps de l’amygdale.

Cette séance est suivie d’un gonflement œdémateux un peu douloureux de l’amygdale avec maximum le deuxième jour et s’atténuant rapidement.

Le 17 septembre 1929, le pôle supérieur semble bien évidé; on s'attaque à la partie moyenne de l’organe.

A la suite de cette application la malade a présenté un abcès de l’amygdale gauche. Après une réaction douloureuse, allant en s’atténuant à partir du deuxième jour, il persiste une gêne légère du fond de la gorge. Le 8 jour, le gonflement et la douleur reprennent, s’accentuant le 9e et le 10e jour. A gauche autour de l’escarre en partie détachée, le voile, les piliers, l’amygdale ont un aspect pseudo-phlegmoneux, il y a une petite adénopathie sous-angulomaxillaire à droite, rougeur moins intense, peu de gonflement, température à 39°. Le lendemain, la malade aurait présenté un peu de trismus et tout serait rentré dans l’ordre après l’écoulement spontané d’une cuillerée à café environ de pus fétide.

Le 8 novembre 1929. A l’examen, plus trace d’escarre ou d’inflammation. Au-dessus de la perte de substance due à la diathermo-coagulation, on constate, en écartant le pilier antérieur au porte-coton, un amas de tissu lymphoïde adhérent à la face postérieure du pilier antérieur et se prolongeant jusque sous le toit de la loge avec lequel il fait corps. On coagule ce tissu avec l’électrode de Walter par petites touches peu profondes et peu étendues en écartant le pilier avec. l'instrument de Weill, puis en confiant l’abaisse-langue au malade et en écartant en haut le repli triangulaire et le pilier à l’aide du porte-coton.

PR. À pes

Cette séance fut suivie d’une réaction post-diathermique d’un jour environ.

Le 11 décembre 1929. Depuis la dernière séance, la malade n’a présenté ni angine ni abcès, l’état général est satisfaisant (les examens n’ont jamais décelé d’albuminurie au cours du traitement).

Au niveau du pôle supérieur, la loge semble bien évidée, le toit de la loge, parsemé d’ilots lymphoïdes, est souple; il a la forme d’une Cupule déprimant le voile de 7 à 8 millimètres. Pas de cryptes, de recessus, d’amygdale intravélique perceptibles. Le pli de His mince et étalé sur le corps et le pôle inférieur de l’organe a été détruit en haut avec le pôle supérieur.

Ce qui reste de l’amygdale est réduit en deux séances, sans incident.

M... André, 45 ans.

Abcès de l’amygdale gauche tous les trois ou quatre ans. Entre temps, il ne présente pas d’angine, mais un état douloureux constant du fond de la gorge pendant l’hiver. Les spécialistes qu’il a consultés ont déconseillé toute intervention.

L’amygdale gauche entièrement dissimulée derrière le pilier doublé d’un repli semi-lunaire large et solide a un aspect rouge et fibreux. Adhérente sur toute sa hauteur et toute sa largeur, elle s'étend en nappe. Elle conserve cet aspect au niveau de la partie supérieure de la loge, empiétant sur la face antérieure du pilier postérieur, tapissant la face postérieure du pilier antérieur jusqu’au niveau de son bord interne. Elle adhère au toit de la loge et l’on sent une masse de 6 à 8 millimètres, arrondie et dure, dans le voile, que la contraction de ce dernier met en évidence. Quelques petits orifices de cryptes caséeuses à la partie supérieure. Le portecoton ne peut pénétrer dans aucun diverticule. L’amygdale droite semble saine.

28 avril 1929. Diathermo-coagulation du pôle supérieur gauche. L’instrument de Weill écarte en avant et en dehors, pilier antérieur et repli triangulaire. Avec l’électrode à deux pointes, on fait trois applications peu larges et peu profondes (2 m.

SÉRT E 2

environ) en avant de la partie haute du pilier postérieur et en dedans de la coque amygdalienne. On soulève ensuite Pogive avec l’électrode de Weill et on coagule la portion lymphoïde adhérente au toit de la loge par deux applications également légères. Le tissu lymphoïde tapissant le pilier antérieur est mis en évidence par la traction au porte-coton, l’onglet de l'instrument de Weill dérapant sur le bord libre du pilier trop étroit. Les pointes sont enfoncées presque parallèlement à la face postérieure du pilier.

14 mai 1929. Le malade dit n’avoir ressenti aucune douleur après la première séance, On constate qu’une couche de tissu lymphoïde tapisse encore la loge au niveau de sa partie haute. Pas de traces de crypte ou de caséum. On se contente de quelques retouches aux deux pointes pour régulariser le fond et les bords de la cavité.

Le malade tenant lui-même labaïisse-langue mis en place, un porte-coton serré, imbibé d’un peu de butelline est introduit dans la perte de substance, il écarte en avant, puis en haut, le pilier antérieur. Les deux pointes de l’électrode de Walter serrées entre le pouce et l’index, s’enfoncent successivement dans quatre ou cinq granulations saillantes, adhérentes au voile; la dernière, située en dehors du repli semilunaire, exige une traction de ce repli en haut, en avant, et légèrement en dedans.

Revu un mois après, le malade n’accuse plus aucune sensation de gêne. La perte de substance s’enfonce de 8 à 10 millimètres dans le voile encore tapissé d’un mince tapis lymphoïde. On suspend le traitement qui sera repris s’il y a lieu,

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