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I. — Le réflexe médio-plantaire

On recherche le réflexe médio-plantaire en percutant avec le marteau la région moyenne de la plante du pied. On frappe un peu en avant de l'extrémité antérieure du calcanéum, dans la zone métatarsienne. On peut également déterminer le réflexe en percutant le bord externe ou le bord interne de la plante du pied.

Le sujet peut être placé dans la position dorsale, dans la position à genoux ou dans la position ventrale.

Dans le premier cas on met la cuisse en flexion légère sur le bassin et en rotation externe ; on place la jambe en flexion tandis que la main gauche de l'observateur maintient le pied fléchi sur la jambe.

Dans la position à genoux le réflexe s'obtient facilement. De plus l’attention du sujet est aisément détournée puisqu'il ne voit pas les gestes de l'observateur. .

1. Othmar Reimer a décrit en 1920 un réflexe de la plante du pied quin’est en réalité que le réflexe médio-plantaire dont l'étude a été faite antérieurement, et a été publiée par MM. Georges Guillain et J.-A Barré en 1916 (Othmar Reimer, Ein Tiefenréflex an der Fussohle. (Medisin. Klinik., 1920, n° 33).

Mais c'est dans la position ventrale que l’on a les meilleurs résultats. Le sujet étant couché sur le ventre— commodément pour éviter les contraetures — on fléchit sa jambe à.angle droit sur. sa cuisse, le pied étant en flexion modérée sur la jambe et maintenu dans cette position par un doigt de la main gauche appuyé légèrement sur le bord externe du pied dans la région métatarsienne:

Quelle que soit la position adoptée on conslate un double mouvement : l'extension du pied sur la jambe et la flexion des quatre derniers orteils. Le premier est un véritable réflexe médullaire ; le second est dû à une excitation neuro-musculaire locale. Ajoutons que ce dernier mouvement est sans intérêt et ne présente aucun rapport avec le réflexe vrai.

Il. — Le réflexe tibio-fémoral postérieur

On recherche le réflexe tibio-fémoral postérieur, le sujet étant dans le décubitus dorsal, en fléchissant légèrement la jambe sur la cuisse et la cuisse sur le bassin. Lemembre inférieur doit se trouver en abduction et en rotation externe. On voit alors se dessiner sous la peau les tendons du demi-membraneux, du demi-tendineux et du droit interne. Chez les sujets très gras les tendons se voient mal, la palpation permettra de les sentir au bord supéro-interne du creux poplité et de les suivre jusqu’à leur insertion tibiale.

On peut également rechercher ce réflexe en plaçant la jambe en légère adduction. et en légère flexion sur la cuisse.

= Din

On pourrait, enfin, fléchir la cuisse sur le bassin sans abduction ni adduction mais on risquerait alors de ne pas obtenir à l’état de pureté le réflexe tibiofémoral postérieur et de provoquer simultanément le réflexe des adducteurs.

Disons toutefois que la zone d’élection pour la recherche de ce dernier réflexe se trouve sur le condyle interne du fémur c’est-à-dire à plusieurs centimètres au-dessus et en dedans de la zone de percus” sion du tibio-fémoral postérieur.

La percussion étant pratiquée on voit se contracter sous la peau les muscles demi-tendineux, demimembraneux et droit interne. Cette contraction, nous l'avons dit, peut aussi être facilement perçue à la palpation.

Ajoutons que ce réflexe peut être délerminé par la percussion du plateau tibial ; il s’agit alors d’un réflexe périosté dont l'inscription graphique est un peu différente, comme nous le verrons, de celle du réflexe tendineux. Mais pratiquement ces deux réflexes peuvent être confondus.

Il. — Le réflexe péronéo-fémoral postérieur

On recherche le réflexe péronéo-fémoral postérieur en plaçant le sujet dans le décubitus latéral du côté opposé à celui de l'investigation.

La cuisse doit être légèrement fléchie sur le bassin et reposer sur la cuisse opposée. La jambe est en

légère flexion sur la cuisse.

Re ou

On voitalors se dessiner au niveau du bord supéroexterne du creux poplité le tendon du biceps.

En percutant cetendon le biceps se contracte.Cette contraction est perceptible à la vue et à la palpation.

On détermine d’ailleurs, également comme pour le précédent réflexe, un réflexe périosté en percutant la tête du péroné.

Nous avons dit que seule l'inscription graphique permetlait de distinguer les réflexes périosté et tendineux l’un de l’autre. Sans vouloir entrer dans le détail de cette méthode rappelons-en quelques points essentiels.

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