‹ Quelques réflexions à propos de l'érythème noueux familialChapitre 10 sur 39 · TR · texte numérisé non relu

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compte de l'influence de l’hérédité, des antécédents pathologiques, de l’apparition spontanée des fluxions articulaires de la courte durée et de la mobilité de la rougeur, du gonflement et de l’épanchement articulaire ; si enfin nous tenons compte de l’endocardite survenue dans un cas, nous trouvons un ensemble de caractères qui nous autorisent à affirmer la nature rhumatismale de ces arthrites ».

Mais cette conception souleva des objections, en particulier de la part de CRUVEILHIER, de CHOMEL (Thèse, 181?- 1813), de ViGLo, TARDIEU, GRISOLLE, GERMAIN $ÉE.

Ils montrent que la douleur n'empêche pas les mouvements spontanés ou provoqués des articulations ; et, à l'heure actuelle, cette théorie de l’origine rhumatismale n’est plus admise.

3° Origine Infectieuse spécifique.

En 1868, dans ses Cliniques de l'Hôtel-Dieu, TROUSSEAU s'élève contre les théories précédentes et assimile l’Erythème noueux aux fièvres éruptives, d'accord, sur ce point, avec MORICEAU, FERRAND, TALAMON.

M. Juzes ComBY, dans le Trailé des Maladies de l'Enfance, reconnaissait également à l’érythème noueux les caractères d’une maladie autonome.

PauLoucx en 1901, Rousseau en 1902, dans sa thèse inspirée par le Pr Moussous, de Bordeaux, CROSSE en 1908, se ralliaient à cette opinion, ainsi que BucHER, de

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Zurich, qui concluait,avec le PT ErcKHoRST : « Il ne reste cependant aucun doute qu’il faille considérer l’Erythème noueux comme une maladie générale, comme une fièvre infectieuse exanthématique typique, sui genéris ».

CAUSSADE, MoniER-VINARD et LAFOURCADE en 1922, LEepoux, de Besançon, WoRINGER, UZAN et ZERAK en 1926; J. Demos, Duroit, TRABAUD en 1933, F&ER, publiaient des observations à l’appui de cette théorie. DEMIEVILLE et son élève GUEISSAZ, dans un travail sur 300 cas d’Erythème noueux observés à la policlinique universitaire de Lausanne, concluaient également à l’analogie de l’érythème noueux et des fièvres éruptives.

Dans une discussion à la Société de Dermatologie en novembre 1938, Mizran disait : « L’'Erythème noueux est une maladie autonome absolument indépendante des processus infectieux chroniques qui peuvent envahir l’organisme humain et lorsqu'elle se développe chez des lépreux ou des syphilitiques,elle n’en conserve pas moins son autonomie ; j'entends par là que l’Erythème noueux est une éruption biotropique déclanchée par la syphilis ou la lèpre ou toute autre affection microbienne, mais qu’elle n’a aucun rapport direct avec ses diverses maladies et qu’elle n’en a pas la même étiologie ».

49 Origine Nerveuse.

Cette théorie, qui a réuni peu de partisans, fut soutenue principalement par les auteurs allemands.

C'est KœBnERr, en 1869, qui émit l’hypothèse que la dermatite contusiforme était le résultat d’une paralysie reflexe des nerfs vaso-moteurs de la peau à point de départ périphérique ou central : agents mécaniques, impressions sensitives, lésions nerveuses centrales médullaires ou périphériques, suppurations uro-génitales.

Lœvin, dans les Charilé-Annales de Berlin (1878), s’associe à cette opinion.

PoLogernorr dans sa thèse (Paris, 1888) distingue des

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érythèmes centraux survenant à la suite d’une irritation des centres nerveux.

59 Origine Syphilitique.

En 1880, Mauriac soutint l’origine syphilitique de l’érythème noueux.

En 1896, BeurmaNn et CLAUDE reprirent cette opinion. Mais BALZER, BARTHELEMY, DARIER firent remarquer que la tuberculose n’avait pas été recherchée dans les cas étu-

diés.

6° Origine Tuberculeuse.

C’est certainement celle qui a le plus retenu l’attention.

Il semble que, dès 1876, cette étiologie fut soupçonnée.

En France, LALLIER rapporte l’observation d’une jeune femme de 22 ans, qui, au début d’une tuberculose pulmonaire, présenta pendant plusieurs mois des poussées successives d’érythème noueux et de purpura.

En Allemagne, au même moment, UFFELMAN écrivait : « L’hérédité tuberculeuse presque régulière chez ces malades, leurs habitus, leurs antécédents, enfin la constatation de 3 cas de développements de tuberculose chez des individus ayant eu précédemment une mauvaise forme d’érythème noueux, tout cela conduit presque immédiatement à admettre un rapport intime entre les deux maladies ».

ŒHME, ALTREMAIRE, HEBRA rapportent des faits analogues.

En 1882, ScHmirz publie quelques cas montrant les rapports qui existent entre ces deux affections, en particulier l’observation d’un de ses enfants, mort de méningite tuberculeuse peu de temps après un érythème noueux.

En 1905, Poncer, de Lyon, publie ses travaux sur la tuberculose inflammatoire où, histologiquement, il n'existe pas de cellules géantes et il montre que les nodules de la dermatite contusiforme rentrent dans cette catégorie.

Dans sa thèse, son élève Pons conclut : « L'Erythème

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