END
noueux peut être la première manifestation d’origine bacillaire ».
En 1907, au Congrès pour l’avancement des Sciences, à Reims, le PT Lanpouzy met en relief les rapports qui unisent l’érythème noueux et la tuberculose, L'année suivante, il publie la biopsie d’un nodule où il a pu retrouver deux bacilles de Koch. 11 considère cette affection comme provoquée par une bacillémie tuberculeuse.
Une nouvelle preuve fut apportée par la pratique de la cuti, de l’ophtalmo et de l’intra-dermo réaction.
MM.: ComBy, BEzANÇON et MARFAN constatèrent qu'elles étaient le plus souvent positives chez les sujets présentant une éruption caractéristique d’érythème noueux.
Le PT CHAUFFARD et J. TroistEr, en 1909, attirèrent l’attention sur l’analogie qui existe entre le nodule d’érythème noueux et celui produit par les réactions de PIRQUET et de MANTOUX.
Ce fait fut vérifié à maintes reprises,et l’on peut citer les recherches déjà anciennes, telles que celles de PoLLAK, la thèse de Mile PEREL, en 1910, de DE STEFANO, de Naples.
En 1919, le Pr NoBEcouRrT cite le cas d’un enfant atteint d’érythème noueux chez qui une première cuti-réaction fut négative. Elle devint positive un mois et demi plus tard, alors que la radiographie montrait une volumineuse adénopathie trachéo-bronchique.
KoBErT, l’un des premiers, indiqua l'intérêt de la radiographie au cours de la dermatite contusiforme, étant donné la fréquente constatation d’une ombre pathologique au niveau du kile pulmonaire.
ERNBERG, WALLGREN, KocH, FAEBER, BoDiN, CALBORG se sont préoccupés de cette question.
Le Pr DEBré et ses collaborateurs revinrent sur la nécessité de pratiquer cette radiographie.
En 1928, Oprrz, appliquant chez les enfants atteints d’érythème noueux la méthode de recherche du bacille de Koch par lavage gastrique, remarqua la fréquence des résultats positifs.
Ps pre
DEBré, SAEN7, BrocaA et CosriL firent des constatations analogues.
Ces mêmes auteurs, ainsi que GraAziosi, de Bologne, NARANJO, pratiquent des recherches sur la bacillémie tuberculeuse au cours des érythèmes noueux.
Après les travaux de LANDOUZY, LŒDERICH et RICHET, de GUTMANN, ARLOING et D'UFOURT, PAISSEAU, OUMANSKY et P. Ducas, CrBizs AGUIRRE, au 4€ Congrès national argenlin de Médecine, le 4 octobre 1931, apporte la vérification expérimentale de l’étiologie tuberculeuse de l’Erythème noueux par inoculation au cobaye.
En ces dernières années, la grande majorité des pédiätres, tant en France qu’à l’étranger, considérant que l’érythème noueux est une manifestation de la primo-infection tuberculeuse, ont réuni autour de leurs observations cliniques, les constatations biologiques, bactériologiques et radiologiques.
Au congrès de Strasbourg, le 8 mai 1938, les pédiâtres s’opposant aux dermatologistes font une synthèse de leurs arguments, établissant que chez l’enfant l’érythème noueux apparaît au début de l’évolution de l’infection bacillaire.
79 Syndrome à Eliologie multiple.
C’est la théorie généralement admise par les dermatologistes.
MALLEIN, en 1910, dans sa thèse, conclu ainsi : « Dans la plupart des cas, l’érythème noueux nous apparaît comme dû à une affection banale comparable à l’érythème polymorphe ; on le rencontre isolé primitif, mais très fréquemment aussi chez les blennorragiques, les syphilitiques, les tuberculeux ».
En 1913, HEGLER, de Hambourg, adopte les mêmes conclusions. L. BRocQ considérait également que l’érythème noueux est un syndrome objectif qui peut reconnaître des causes diverses : septicémie, syphilis, lèpre, intoxications diverses, ete.
ge
En 1932, Josepsen, étudiant 71 cas, trouve comme cause les infections les plus variées.
CARNOT et ses collaborateurs, MiLLrAN et GRUPPER, NicoLas et RoussET, CLÉMENT SIMON, DELZANT, Vas- SAL, etc... citent des cas d’érythème noueux apparus au cours de la maladie de NicoLas-FAvRE, de la syphilis, de septicémie, à la suite d’injection de vaccin T. A. B., de propidon, etc.
En 1936, le PT GouGERoT dans un article paru dans {a Médecine, expose sa théorie concernant la pathogénie de la dermatite contusiforme : c’est un syndrome de réaction de défense par sensibilisation.
En mai 1938, à Strasbourg, un certain nombre de dermatologistes, PAUTRIER, RAMEL, GOUGEROT, GATÉ, WEIs- SEMBACH et NOUAILLE, FLANDIN et POUMEAU-DELILLE, Diss, FERNANDEZ, s’opposant à la théorie des pédiâtres, soutiennent la parenté des érythèmes polymorphes et noueux et les considèrent comme pouvant être provoqués par une grande diversité d'infections ou d’intoxications.
Actuellement, on peut considérer que seulement trois hypothèses sont encore soutenues :
L'origine infectieuse spécifique.
L'origine tuberculeuse et plus particulièrement le concept de l’érythème noueux, manifestation de primo-infection.
L'origine variable par infections ou intoxications.
En présence des cas d’épidémie d’érythème noueux, les auteurs ont seulement discuté une infection soit par un bacille spécifique, soit par le bacille de Koch.
Nous verrons que la très grande fréquence d’une contamination tuberculeuse permet de se rallier à cette dernière opinion.