DATE
une fillette est morte de tuberculose pulmonaire, un jeune garçon assez bien portant présentait un séro-diagnostic tuberculeux positif et enfin le troisième est considéré par nous commecontagionné, il présente à l’image radiologique quelques petits noyaux de tuberculose cicatricielle et ses réactions sérologiques sont positives (pouvoir agglutinant + 10, déviation du complément + 3).
OBSERVATION XV.— (BERTOYE et BERNHEIM)
Dans une famille où toutes les précautions étaient prises pour que les enfants soient à l’abri des contaminations, deux érythèmes noueux à un mois d'intervalle. Les cuti-réactions furent positives et les radiographies pulmonaires montrèrent des hiles anormalement élargis et flous.
Une enquête montra qu’une personne familière de la maison était atteinte de tuberculose rénale ouverte et que c'était par là probablement que s'était glissée l'infection tuberculeuse.
OBSERVATION XVI. — (BERTOYE et BERNHEIM)
C’est une famille de trois enfants qui a tour de rôle et à 15 jours d'intervalle firent un érythème noueux. Les parents étaient sains, les enfants n'avaient jamais été malades. Deux mois après, l’aîné des enfants faisait une pleurésie séro-fibrineuse d’origine tuberculeuse. L'enquête faite à ce moment montra que la cuisinière, qui était depuis 6 mois au service des parents, était une tuberculeuse contagieuse et que c'était elle quiavait contaminé toute la famille,
OBSERVATION XVII. — (Alessandro LAURINSICH)
Deux sœurs de 6 et 7 ans sont prises successivement d’érythème noueux; la première, après environ trois semaines de fièvre vespérale, d’anorexie, de pâleur et d’amaigrissement, fait une éruption typique d’érythème noueux avec Pirquet positif. La seconde, dix-huit jours plus tard présente les mêmes symptômes. Chez les deux, la radiographie montre une infiltration hilaire de moyen degré. Recherchant dans l’ambiance familiale, on apprend qu'il a trois mois une institutrice couchant dans la même chambre avait des bacilles de Koch dans ses crachats.
Re re
OBSERVATION XVIII. — (LESNÉ)
Deux enfants, frère et sœur, âgé de 10 et 11 ans, ont présenté simultanément un érythème noueux.
Ils avaient trois mois auparavant passé des vacances chez un oncle bacillaire.
OBSERVATION XIX. — (NorRmMANN D. BEGG)
L’épidémie en question prit naissance dans une salle de 12 enfants convalescents de coqueluche ; 4 furent atteints sur les 12 coquelucheux de moins de 6 ans, il y avait 6 filles et 6 garçons.
1° Fillette de 3 ans convalescente d’une coqueluche moyenne ayant duré 6 semaines sans complications ; pas d’antécédents de rhumatisme, ni de tuberculose.
Le 22 mars, fièvre 37,7, mal de gorge et arthralgies, exsudat folliculaire sur les amygdales.
Le 23, éruption noueuse typique sur les avant-bras et les jambes, durée 10 jours, lassitude pendant et après.
Streptocoques dans les exsudats amygdaliens. Réaction de Mantoux positive. Aux rayons X : tuméfaction SES dans le médiastin postérieur. Guérison.
20 Fillette de 2? ans, convalescente de coqueluche grave ayant duré 9 semaines.
Le 1er avril, mal de gorge ; le ?, éruption noueuse sur les jambes pendant cinq jours.
Aux rayons X : images hilaires augmentées. Réaction de Mantoux positive. Culture de streptocoques hemolytiques dans la gorge. Guérison.
39 Garçon, 5 ans, convalescent de coqueluche moyenne avec bronchite ; le 6 avril, 37,7. Le 7, douleur dans les genoux. Le 8, éruption d’érythème noueux sur les jambes. Durée 14 jours. Réaction de Mantoux positive.
La source de tuberculose fut un treizième enfant mort de granulie dans la salle le 14 mars, soit 8 jours avant le 1°r cas d’érythème noueux.
OBSERVATION XX. — (Courcoux et Gavois)
Dans un collège en 1936, un garçon de 15 ans, mort depuis de tuberculose pulmonaire, a contaminé dans sa classe deux voisins, qui ont fait l’un et l’autre une tuberculose pulmonaire évolutive qui a guéri et deux autres camarades chez lesquels le contage a été marqué par un érythème noueux.
AS". ee
OBSERVATION XXI. — (Albin LANDAU)
En 1930, j’ai observé une épidémie de tuberculose dans une classe d’une école primaire à Gothenburg.
Chez une enfant de 12 ans, qui vint consulter à l'hôpital d’enfants, je découvris une tuberculose pulmonaire avec bacilles de Koch dans l’expectoration.
En posant des questions à cette malade, j’appris que 2 et probablement 3 fillettes de cette classe avaient eu un érythème noueux ce trimestre et,en examinant toute la classe, je trouvais que 25 enfants sur 30 (soit 83,4 pour 100) étaient atteintes de tuberculose et 8 montraient à la radiographie une récente atteinte des ganglions hilaires.
OBSERVATION XXII. — (Albin LANDAU)
A Gothenburg (Suède), une fillette de 11 ans, est hospitalisée pour érythème noueux le 28 mars. Elle fréquentait une des écoles primaires de la ville. Trois autres élèves de la même classe sont atteintes simultanément d'érythème noueux. Les 4 malades sont entrées à l'hôpital où l’on a pu constater la présence de la dermopathie et l’engorgement des ganglions hilaires.
Une enquête est faite auprès des élèves et des maîtresses. Cellesci,au nombre de trois, sont indemnes de tuberculose pulmonaire (examen et rayon X).
La classe comprenait 31 fillettes de 11 à 12 ans, qui furent toutes éprouvées à la tuberculine et examinés par les moyens habituels ainsi que radiologiquement.
Il en résulte que ?9 fillettes (93,6 pour 100) ont réagi à la tuberculine. Deux seulement n’ont pas réagi au Mantoux.
Parmi ces fillettes tuberculeuses, une avait à droite des signes de tuberculose pulmonaire cavitaire et présentait des bacilles de Koch dans ses crachats. Cependant cette enfant avait un bon état général et ne paraissait pas malade.
Outre les quatre fillettes à l’érythème noueux, dont l’une fit plus tard de la pleurésie, quatre autres avaient la réaction de sédimentation augmentée et d’énormes ganglions hilaires ; quatre montraient à la radiographie des ganglions anciens ; d’autres avaient probablement des vieilles infections (4 avec des images de ganglions caclifiés).
OBSERVATION XXIII. — (0. GOTTCHE)
Dans une salle de 11 enfants, indemnes de tuberculose, la maladie fut introduite par 2 malades porteurs de tuberculose ouverte,
ss 04
placé dans une salle voisine communicant avec celle des enfants. 4 enfants de cette salle ne montrèrent aucun signe, ni clinique, ni radiologique, autre que le virage de négatif à positif de la réaction de Pirquet.
Dans un cas, la fièvre dura trois jours.
Dans un autre, la fièvre dura trois semaines.
Dans 4 cas apparut un érythème noueux.
Chez un de ces patients, la cuti de négative devint positive, tandis que la radiographie montra un élargissement des hiles pulmonaires.