OBSERVATION XXIV.— (GOBEL
Dans une petite localité, 25 enfants présentent un syndrome pathologique peu net, mais 11 d’entre eux ont un érythème noueux caractéristique. On recherche la cuti-réaction sur les 117 écoliers de l’endroit, elle est positive chez 62,4 pour 100 ; les 11 enfants atteints d’érythème noueux sont tous à cuti-réaction positive. Six d’entre eux présentent radioscopiquement des lésions pulmonaires tuberculeuses, de même que deux autres enfants.
La source de ces infections tuberculeuses est un maître dont les crachats sont bacillifères par intermittence et dont l’action néfaste a pu être démontrée.
OBSERVATION XXV. — (WALLGREN)
Dans une classe de 34 élèves de 10 à 11 ans, entre le 16 janvier 1926, une fillette de 11 ans, qui à l’âge de lan 1, avait été soignée pour scrofulodermie.
Depuis elle avait été bien portante jusqu’en novembre 1925, où elle commence à tousser. Elle perd l’appétit et s’affaiblit. Elle peut cependant aller en classe régulièrement. Du 13 mars 1926 (c’est-à-dire 8 semaines après l’arrivée de la nouvelle élève) au 15 mai, 18 enfants de la classe sont alitées, 12 ont de la fièvre et un érythène noueux, 9 ont uniquement de la fièvre pendant 10 à 40 jours. On examine alors la nouvelle élève et l’on découvre des lésions pulmonaires assez nettes et dans les rares crachats qu ‘elle peut donner une quantité énorme de bacilles de Koch.
13 sur les 18 enfants examinées du 15 mai au 4 juin présentent des ombres hilaires et quelques-unes des ombres dans le parenchyme pulmonaire.
La cuti-réaction à la tuberculine est positive chez toutes.
LES CIRCONSTANCES ÉTIOLOGIQUES DE L'ÉRYTHÈME NOUEUX