RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE. — FRÉQUENCE
Aucune contrée, aucune race ne semble être à l’abri des atteintes de l’Erythème noueux. L'on trouve à son sujet des communications dans tous les pays : en France, en Angleterre, en Allemagne, dans les pays Scandinaves, l’Europe centrale, l’Italie, le Portugal, l'Afrique du Nord, l'Amérique, etc.
Cependant certaines régions paraissent payer à la maladie un plus lourd tribut. C’est ainsi que l’érythème noueux très rare en Europe Centrale est particulièrement fréquent dans les Pays Scandinaves et d’une façon plus générale dans les pays nordiques. Il est dans ces contrées d’observation beaucoup plus commune qu’en France. Nous pouvons d’ailleurs rapprocher de ce fait l’extrême sensibilité des races nordiques pour la scarlatine, maladie générale à manifestation cutanée.
WALLGREN, en Suède, signale que sur 872 enfants hospitalisés pour tuberculose, 213, soit le quart, présentent un érythème noueux.
Dans les autres pays la proportion semble beaucoup plus faible.
Le Pr Morquio, à Montevideo, comptait : 6 cas pendant le 2e semestre 1930, 19 en 1931, 27 en 1932, 6 en 1933.
SILVIO DE STEPHANO, à Naples, relevait 25 cas en cinq ans et demi.
Gueissaz, à la policlinique de Lausanne, note 1 cas d’érythème noueux pour 1000 malades.
Op e.
En France, dans le service du Pr NoBÉCOURT, on constate : 6 cas en 1911, 7 en 1912, 3 en 1920, 4 en 1921, M. Ed. LESNÉ, à l’hôpital TrousseAU, relève 39 cas dans une période de 12 années. DUuFOoURT, GENEST et GRUMBACH, dans une statistique faite au sanatorium de Sainte-Eugénie, trouve sur 72 cas de primo-infection, 6 cas de typhobacillose avec érythème noueux.
Nous pouvons donc conclure que sous notre climat l’érythème noueux, sans être une manifestation exceptionnelle, reste malgré tout assez rare.