PREUVES BIOLOGIQUES DE LA NATURE TUBERCULEUSE DE L'ÉRYTHÈME NOUEUX
Lorsque les travaux de PIRQUET et de MANTOUX eurent montré tout l'intérêt que présentait la cuti et l’intradermoréaction pour le dépistage de la tuberculose, les auteurs partisans de l’origine bacillaire de l’érythème noueux, recherchèrent systématiquement les résultats de ces réactions chez les malades présentant une telle éruption.
PoLLak, l’un des premiers, montra la fréquence des résultats positifs.
Le Pr. CHAUFFARD et J. TROISIER, pratiquant l’intradermo-réaction de Mantoux, obtinrent des résultats analogues.
La cuti-réaction pratiquée au cours d’un érythème noueux est particulièrement forte, elle est phlycténulaire, indiquant une réaction allergique très marquée pouvant même parfois s'accompagner de certaines réactions poussées fébriles, arthralgies, altérations de l’état général.
Quant à l’intradermo-réaction, elle produit un nodule en tout point comparable au nodule d’érythème noueux Cette analogie ne se borne pas à la similitude apparente des deux lésions, mais elles réagissent de la même manière. Les applications de rayons ultra-violets font disparaître en 3 ou 4 jours et l’intra-dermo-réaction de Mantoux et la nouure. Si une nouvelle poussée d’érythème se produit sur le membre irradié précédemment, elle est nettement moins forte.
Les expériences suivantes semblent également prouve