‹ Quelques réflexions sur le Bureau de santé et sur l'assainissement de Montréal [microforme]Chapitre 3 sur 6 · partie technologique · texte numérisé non relu

partie technologique

Ainsi le chimiste est un savant indispensable à un conseil d'hygiène ; l’ingénieur sanitaire trouve sa place en favorisant l'exécution des prescriptions hygiéniques ; l'architecte en conciliant son art.

avec les données scientifiques.

Mais, me demandez-vous, quelles sont les réformes que vous déclarez nécessaires.

à notre Conseil d'hygiène et de Salubrité ?

Je me contenterai ici d'énumérer les réformes dont je plaiderai plus tard l’op-portunité,.

lo Un médecin hygiéniste, chef du département de l'hygiène et de la Salubrité publiques; *

20 Un médecin hygiéniste, chef du département des statistiques, ayant la charge d'étudier les causes des maladies qui déciment nos rangs, de surveiller la vaccination et le service médical des mnla-

des indigents, de chercher à améliorer les conditions sanitaires des enfants trouvés.

Deux ou quatre médecins doivent être

attachés à ce département.

-80 Un chimiste, un ingénieur, un archi-

tecte sont d’une absolue nécessité dans le département de l'hygiène et de la salu-

brité publiques.

40 Un médecin vétérinaire.

5o Deux secrétaires, un pour chacun

des départements.

60 Des agents de Per sanitaire bien disciplinés.

"x En matière d'hygiène et de salubrité publiques il n’y a rien à négliger, car il s’agit d'intérêts généraux qui priment tous

les intérêts particuliers.

Inutile d'insister sur cet avancé ; d’ail-

leurs le nombre de victimes que l'épidémie a moissonnés si impitoyablement en 1885, l'argent qu'elle a couté à la province, en particulier à Montréal, démontrent amplement que les dépenses faites pour l’hygiène en vue de la santé publique est un capital placé à taux élevé.

Dans ces temps où les questions d’hygiène s'agitent de tous côtés, Montréal présente un grand i intérêt d'actualité par rapport à son assainissement.

Comme le lecteur connait déjà tous les éléments de cette question, je me contenterai d'indiquer, à grands traits, les desiderata de la situation actuelle. Me

Pour qu’un système d égouts soit acceptable il doit remplir trois conditions sans lesquelles il constitue un danger pour la santé publique : Se

1o Elimination FPE de matières fécales ;

20 Evacuation rapide des eaux pluviales, ménagères et insdustrielles ;

830 Dessèchement et drainage du sol.

Ces conditions étant posées, il est facile de reconnaître la défectuosité de notre réseau d’égouts. Pour cela il suffit d'apprendre que, dans certaines rues, les égouts sont en bois ; qu'il existe nombre de rues ou de parties de rues où il n’y

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<n a pas du tout ; que la plupart des égouts, qui sont en pierre, en brique ou en grés, sont en flagrant délit avec l’hygiène parce qu’ils n’ont as les conditions voulues.

M. l'inspecteur de la Cité de Montréal n’avait donc pas raison de dire cé que nous lisogs dans le “ Rapport de 1885 à la page 19 :

“ Je suis convaincu que la Canalisation de notre ville peut favorablement être | comparée à celle de la plupart des villes du Continent.” |

C'est certainement un avancé fortuit.

Serait-i! vrai, par rapport à la plupart de ces villes, que ça ne ferait pas encore honneur à Montréal.

Je ne veux pas faire de ptée à mais seulement constater des faits.

Nous lisons un peu plus loin dans le même Rapport :

“Le plus grand nombre des plaintes faites contre l'état de la Canalisation de cette ville s'appliquent aux conduites particulières que le Département n'avait pas le

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