m Lu même remarque était
applicable è la membrane muqueuse du gros Lest n
qui ne perdait sa rougeur qu’au commencement du L Q“»‘ro ponces de celte membrane, pris dans la lin
CnOLÉnA-JIORBCS.
du colon Iransversc , perdirent presque entièrement leur rojigenr uniforme , laquelle fut entièrement remplacée par une rongeur d’injection vasculaire très-fine , à l’aide d’uue lotion de quelques minutes dans l’eau , et de frictions faites sur la membrane avec la pulpe des doigts. Eilc avait partout sa consistance habituelle , ainsi que la muqueuse de l’intestin grêle.
Le foie était flétri , la bile très-foncée en couleur, mois moins épaisse que dans plusieurs cas analogues ; la rate assez volumineuse , flétrie et exsangue.
Le crâne n’a pas été ouvert.
Remarques.' — L’accord qui, dans ce cas, a existé entre les lésions d’organes et les symptômes observés pendant la vie , est de nature â frapper tout le monde. Ainsi il y a eu diarrhée sanguinolente , et les intestins étaient le siège d’une hémorrhagie assez considérable. Après un peu de mieux , ou au moins un temps d’arrêt dans les accidens , ils ont pris tout-à-coup une marche rapidement croissante. Il est probable qu’à cette époque , où l’on a vu le pouls s’afFalblir de nouveau , la peau perdre de sa chaleur et se couvrir d’une grande lividité , l’hémorrhagie intestinale a commencé. Elle ne tenait sans doute pas à une alfectlon ancienne de la muqueuse , car la diarrhée ne datait que de quelques jours , et ce qui est plus décisif encore , la membrane conservait sa fermeté normale.
Obs. V.® — Choléra hémorrhagique ; épanchement aigu de sérosité dans les ventricules , et pneumonie. — Colas ( Nicolas ) , âgé de 79 ans , est apporté à l’infirmerie le 6 mai, vers neuf heures du matin. II y en avait tout au plus quatre qu’il avait été pris , sans symptômes précurseurs , de vomissemens et de diarrhée portés à un degré médiocre d’intensité ; mais le pouls était faible , la peau froide, la figure- assez fortement excavée, et les mains livides. (Eau vineuse miellée , gommée. )
cnoLinA-MORBUSi
Le 7 , la diarrhée a beaucoup diminué, les vomisseincns sont devenus très-rares , la peau est moins froide , le pouls moins faible , mais la lividité des mains n’a presque pas diminué. Dans la soirée il survient du subdelirium.-
Lc 8 , ce symptôme persiste et devient dominant vers le soir ; en même temps on remarque une augmentation de la lividité de la peau et un affaiblissement du pouls. Il y a plusieurs selles bilieuses foncées , dons la nuit ; une grande faiblesse leur succède, et la mort arrive le 9 , è huit heures du matin.
Ouverture du cadavre. — Habitude extérieure. — Le côté droit de la face est le siège d’tine ecchymose avec bouffissure, qui s’étend à presque tout le même côté du coL
Crâne, — Le cuir chevelu est considérablement gorgé de sang; malgré cela le tissu do la pie-mère est médio- Gremcnt injecté. Les ventricules latéraux, dont la cloison médiane est rompue , renferment environ quatre onces de sérosité limpide. La substance de l’encéphale est parfaitement saine , et ne contient pas plus de sang qu’à l’ordinaire , dans ses vaisseaux capill^rcs.
Le lobe moyen du poumon droit est hépatisé rouge , ou plutôt fortement engoué. Le bord postérieur du pou- ' mon gauche est dans un état fort voisin de l’inllamma tion. Eu avant, les deux poumons sont notablement exsangues , mais conservent encore une certaine élasticité do tissu , par suite de laquelle ils s’affaissent médiocrement sous les doigts. Le sang contenu, en abondance , dans le cicur et les gros vaisseaux , est en partie liquide et en partie coagulé. Il est fort noir , quoique le paraissant moins ((ue celui d’un autre cholérique examiné comparativement.
Abdomen. La muqueuse de l’estomac était d’un gris
ciioLÉRA-Monnus.
mêlé (le jaune, l%<Vcinenl ponctuée de rouge , à-pcii-près
uniformément sur toute sa surface. Elle avait conservé sa consistance naturelle. Vus extérieurement, les intestins présentent cotte couleur brun foncé éclatant, connue sous le nom de riche Savoyard, Ils sont distendus au plus hautpoint ,pardeux ou trois litres d’une matière qui, dans quelques portions de leur longueur , est bilieuse , muqueuse , assez épaisse , d’une couleur tirant sur le vert foncé brun; dans d’autres, plus liquide , sanglante et d’un rouge-brun. Après avoir été lavée, la membrane muqueuse du premier tiers de l’intestin grêle devient d une couleur riche Savoyard clair. Progressivement cette couleur perd de son intensité , et est remplacée par une couleur cèdre foncé; enfin, dans les derniers pieds du canal intestinal , elle devient grisâtre avec de nombreuses arborisations rouges. Dans les points où la membrane est le plus colorée ,on en exprime par la pression une légère rosee de sang , et elle y est enduite d’une légère couche mucoso-sanguinolente d’un brun foncé.
La muqueuse de tout le cæcum , et celle de près de la première moitié du colon , est d’un fond ardoisé très prononcé, sur lequel on remarque cinq ou six bandes parallèles d’un rouge brun , occupant la presque totalité de la surface du cæcum , et diminuant graduellement de longueur h mesure qu’elles cheminent dans le colon. Ces plaques sont autant .de portions enflammées , avec disparition presque complète des capillaires , causée par 1 extravasion du sang et sa fixation dans le tissu muqueiix. Plus loin , la couleur ardoisée se fait seule remarquer , puis elle diminue de foncépour faire graduellement place , vers la fin du colon , à une couleur ardoisée pâle ou gris de plomb. Excepté aux endroits où sa couleur était le plus fortement altérée , la membrane muqueuse conservait sa consistance naturelle.
cnoLÉRA-Monnus. 55
On ne distinguait d’une manière bien apparente ni i follicules discrets , ni follicules agrainés. Le ganglion seinif lunaire était parfaitement sain. La rate était petite , pas t très-sèche; le foie médiocrement flétri, contenant un ' squirrhe du volume d’un gros œuf; la bile, d’un jaune l foncé , avait presque sa liquidité ordinaire.
Remarques. — Trois causes , en outre du choléra , ont y. contribué à hâter la mort de Colas : l’inllammation héinorrhagique des intestins , l’engouement ou l’inflamma- I lion des poumons , et peut-être encore plus , l’épanchement 1 abondant de sérosité qui s’est fait brusquement dans les ' ventricules latéraux et s’est annoncé par des symptômes assez tranchés (i). Aucune de ces assertions n’a besoin d’être appuyée de raisonnemens : chacune porte sa preuve avec elle. Mais il n’est peut-être pas mal de faire remarquer que les intestins contenaient du sang , quoique pendant la vie les selles , et seulement les dernières , eussent été non pas sanguinolentes , mais bj-unes. C’est que l’hémorrhagie qui s’est faite peu de temps avant la umrt, occupait le haut de l’intestin , tandis que sa fin était encore seulement remplie de matières hilienses brunes. Ce cas n’en est pas moins un de ce,uxoù la membrane muqueuse peut être considérée comme ayant le plus souffert. Quant à l’élasticité en partie conservée du tissu de la portion antérieure des poumons , je dirai que ce phénomène m’a paru presque toujours déterminé par l’existence d’une piU'umonie , et que la même innammation a également pour effet d’empêcher le sang de devenir parfaitement cholérique (a). Rien d’étonnant donc qu’il ne le fût pas
(1) J. A. Rochoux , lîechercjies sur l’ apoplexie , j). i48.
(2) On pourrait peut-être conside'rçr comme une exception à cette règle, le sqng de Domergue {obs. 3.“,p. 4^), qui a ])re'sentc' à un assez haut degré' lesr caractères dits cholériques , quoiqu’il y eût
nioi,inA-MORuüs.
■ent , 6,!, ,,l„s m,x morts promptes. La bile n’était dos non plus préc, sèment pois,scuse; mais si l'on voulait voir
lie ce lu|u,do dans le choléra , il suffirait sans doute rieim” s'Ioi'-'-l'e dont le foie était
”iord;:t\“:;:::'‘
Obs. VI. ■ ChoUra , pleuro-piripneumonie , et marfmrn.,. - Méry (Jean) , âgé de 8o ans , fut apporté
ntt malade depuis six ou sept , heures seulement , et . au néan.noms déjà vomi plusieurs fois . et eu un grand nombre de selles abondantes. Le visage était livide . excave; es yeux avaient de la tendance à se tourner en haut ; les extrémités étaient froides et livides , le pouls médiocrement fréquent , b peine sensible aux radiales le malade éprouvait, de fréquentes nausées, avait des crampes légère» , et se plaignait d’une forte oppression dUermmée par une douleur fixe b l’épigastre : soif vive.
( Sinapisme . lampe de chaleur , eau vineuse miellée , eau de Seltz. )
Les moyens de rér.li.iufferaent ne parviennent pas à réa ir la chaleur, le pouls continue à rester très-faible , la respiration est petite , fréquente ; la voix s’éteint , et cependant la connaissance est parfaite ; crainte de la mort manifestée à chaque instant.
A trois heures de 3’après-midi , faiblesse très-grande,
complication de pneumonie chez ce sujet. Mais d’abord son sang n’était pas comparable par rapport à ces caractères, au sang de Zamor ( I. ,p. 4a), et en outre l’inflammation du poumon n’e'tant que peu etendue , n a pas pu exercer une grande influence sur la sanguification qui a dû se faire à-peu-près comme s’il n’y eut pat eu de pneumonie. • ^
cuoLinA-Nonôüs. .Ô7
îiffaîsseuienl ; morl sans agonie. Il y avait eu depuis l’en- Irée à l’inliruierie , deux ou trois voniissemens de matières grisâtres , et trois ou quatre selles.
Ouverture du cadavre. — Habitude extérieure. — Ecchymoses assez marquées sur les jambes et les avantbras ; visage livide et violet , à -peu près comme il l’était pendant la vie. Pulpe des doigts ridée en long et d’un livide foncé ; roideur cadavérique des plus prononcées ; muscles très-contractés , secs , contenant peu de sang et d’une couleur un peu sombre. Sur chaque sclérotique, au-dessous de la cornée , se trouve une tache noirâtre , alongée . de deux ou trois lignes de surface , produite par le dessèchement de la portion de membrane qui a perdu sa couleur naturelle. Sur cette tache et à une ligne et demie tout autour , les vaisseaux de la conjonctive oculaire sont finement injectés , formant un lacis serré.
Crâne. — Le tiers environ de la surface de l’arachnoïde sur chaque hémisphère, à sa partie supérieure et surtout au voisinage de la faulx , est dans un état manifeste d’inflammation chronique, épais de près d’une ligne dans les points les plus affectés , et d’un gris opaque. L’épaississement inflammatoire , dont la surface est environ do cinq pouces carrés sur chaque côté, va en perdant do son épaisseur en avant , en dehors et on arrière , et est graduellement remplacée par l’arachnoïde saine. Au-delà commence une simple infiltration séreuse très-considérable de la pie-mère, qui présente, en outre, trois ou quatre plaques irrégulières , de deux à trois pouces de surface chacune , où l’infiltration sanguinolente ressemble à l’ecchymose. Trois ou quatre ojices de sérosité étaient épanchées à la base du crâne , et les ventricules latéraux en contenaient environ chacun une onetî.
La substance de l’encéphale est dans l’état sain , et scs vaisseaux , quoique contenant encore beaucoup de sang
ciiOLÉnA'Monnus.
loir , me semlilent en Imsser moins échapper <p,e je ne- .11 vu dans les Irois cas avant celui-ci. L'arlère basilaire piesque vide . est extérieurement recouverte par une exsudation albumineuse d’un quart de ligue d’épaisseur qui rogne b-peu-près sur toute son étendue , et lu dépasse de doux lignes do, chaque côté. Les veines des ventricules , la toile choroïdienne surtout, sont fortement injectées de sang noir. Les veines des tégumens du crâne avaient présente la même disposition.
Poitrine. — Les poumons sont poisseux , luisons , comme s ils étaient couverts d’un vernis , s’affaissant d une manière assez remarquable par la pression, surtout il la partie antérieure. Le sommet du poumon «-auche contient . dans le volume d’un œuf , un grand nombre de petits grains de mélanose , et les traces d’une ancienne caverne guérie. Le sommet du poumon droit . dans un volume à-peu-près égal , contenait de petits tubercules comme crétacés , durs et mêlés de mélanose. Tout le lobe moyen de ce poumon est fortement engoué , dur , dans un état voisin de l’inflammation , et flottant a J niveau de 1 eau dans laquelle on le plonge. Partout où il n est pas engoué , le tissu pulmonaire , aussi bien du côté droit que du côté gauebe , contient très-peu de sang qui sort par points , d’un noir foncé. Quand op l’incise profondément , il est généralement veiné des marbrures
ordinaires chez les vieillards. On trouve dans les premières divisions des bronches , un liquide grisâtre . semblable à une forte décoction de riz , et légèrement écuineux. Leurs petites divisions ne contenaient plus qu’un mucus grisâtre, fort liquide et méd-iocreuienl abondant. Vers la la fin de la trachée , la membrane muqueuse est un peu rosée, jusqu h un *pouce à-peu-près de chaque côté, dans les bronches. Plus loin , elle prend une couleur d’un violet clair , qu’idlo conserve dans le reste de son trajet.
CUOLÉRA-MORBUS. 5g
La plèvre drolle conlicnt environ quatre onces de sérositè, el sa partie diaphragmatique a contracté avec la Il hase du poumon des adhérences fort difficiles h rompre, f! Du côté gauche il existe de semhlahles adhérences, il mais peu résistantes , et faciles h rompre , quoique on- 1^ ciennes.
t Le sans du cœur et des gros vaisseaux , quoique d’une it noirceur remarquable, étaitd’une liquidité Inaccoutumée à dans le choléra , surtout le sang que l’aorte contenait en .p assez grande quantité jusqu’à sa division en iliaques. Le f» sang do la veine cave inférieure , fort abondant aussi , ii avait absolument le même aspect. Point de caillot dans I les ventricules ni dans les oreillettes. Hypertrophie con- I centrique très-considérable du ventricule gauche, f Abdomen. — Le péritoine est modérément poisseux. 11 y a du côté gauche une hernie inguinale irréductible. La membrane muqueuse de l’œsophage est saine; celle de l’estomac, quoique ayant sa couleur naturelle dans toute sa surface , est presque partout d’une mollesse trèsgrande. Elle s’enlève quand on la gratte avec l’ongle ou le dos du scalpel , comme une sorte de pulpe , et sans presque opposer plus de résistance que la légère couche de mucus grisâtre dont elle est recouverte. Elle contient environ six onces d’un liquide grisâtre , ayant une légère odeur vineuse et paraissant aussi un peu colorée par le vin de la boisson. Une chopine de liquide analogue , à la différence près de la couleur et de l’odeur , se trouve dans le colon descendant et la dernière moitié du colon transverse. L’intestin grêle contient dans toute son étendue une matière grise muqueuse, pulpeuse, médiocrement abondante. Vu h l’intérieur, il ne paraissait pas contracté et était blanc , excepté dans ses trois derniers pieds. Là , la membrane muqueuse offrait les altérations suivantes : à commencer d’un pouce ou deux h partir du
CltOLinA- MORllUS,
cœcrmi, jusqu’à un pied en rcmontanl vers roslomàc,. i elle éla.t uu.formément d’un rouge vif . et avait laissé j exsuder une légère rosée de sang trop peu considéraj^le j pour teindre sensiblement la mucosité intestinale. La portion de membrane ainsi rouge était manifestement | ^.paissie; on ne pouvait plus distinguer ses capillaires, j Au-delà , ces vaisseaux commençaient à devenir appa- ^ reus , et la rougeur n’occupait plus qu’une portion de ^ moins en moins considérable du contour de la membrane ■ muqueuse. Celle-ci , après un pied ou dix-huit pouces de trajet , n’offrait d’autre altération qu’une teinte unilorme de cèdre, laquelle, après s’être graduellement alFaiblie, était remplacée, au bout de deux pieds, par la couleur naturelle gris blanc de la muqueuse de l’intestin. La muqueuse du colon ascendant et de presque tout le colon Iransverse offrait , sur le tiers environ de son contour, une bande longitudinale qui avait l’air d’une ecchymose , et laissait suinter un peu de sang quand on l’essuyait. Les vaisseaux capillaires étaient encore assez apparens sur cette espèce de bande , qui était entrecoupée en trois ou quatre endroits , par des portions de membrane muqueuse saine. On distinguait sur l’intestin gros et grêle un assez grand nombre de plaques de Brunner.
1 endant le temps qu a duré l’autopsie , la rougeur du j gi os intestin a disparu , excepté dans deux ou trois points larges comme l’ongle. Celle du petit intestin a persisté sans éprouver de diminution sensible. Les vaisseaux , capillaires de la tunique péritonéale n’étaient bien manifestement injectés que dans les portions correspondantes à la rougeur ou au changement de couleur de la membrane muqueuse.
Le foie était flétri , comme si on i’eùt fortement exprimé , et conservait du reste sa couleur naturelle. La vésicule contenait di'ux onces de bile Irès-foncéo, mais noa |
CHOLÉRA.' JIOBBUS.
îi MRS visqueuse au pltis hnul point. La rate, d un bon voi luine, molle , facile h déchirer, contenait très-peu de
i . sang dans son parenchyme qu’on aurait dit également J ; avoir été soumis à une forte pression. Elle avait sa tunique I fibreuse uniformément épaissie et d’une couleur gris de
I plomb.
La vessie était eutlèreraenl vide.
liemdTCjUCSt — L’impossibihte d avoir des renseigne— mens sur l’état antécédent de Méry, est cause que j’ignore , si avant d’être atteint du choléra , il avait éprouvé des symptômes propres h faire soupçonner l’arachnitis chronique dont il était atteint. Il n’est pas moins remarquable I qu’avec une affection si grave , il ait conservé, comme il I l’a fait , le libre usage de ses facultés intellectuelles. Cette ' remarque me paraissait ne pas devoir être omise, j A tout autre égard son observation rentre dans l’ordre : habituel. Ainsi il y avait pneumonie, et le sang s’est
trouvé plus liquide qu’il n’aurait dû l’être chez un sujet ; mort rapidement et dans les premiers jours de l’épidémie. Ainsi la vessie était entièrement vide , comme on la trouve toujours lorsque la mort arrive promptement ; et enfin la membrane muqueuse des bronches avait , ,à partir de leurs premières divisions , la c-ouleur violette livide que je 1 lui ai vu ordinairement présenter dans toute son étendue I quand j’ai cru devoir l’examiner. Mais elle se distinguait I en outre par la présence d’une mucosité analogue à celle que contenait la muqueuse digestive. Ce produit de sécrétion, que M. Dalmas a fréquemment trouvé jusque dans la vessie urinaire (i) , je l’ai observé deux ou trois fois sur les conjonctives (2).
(1) Rapport de la commission médicale envoyée en Pologne , etc.
(2) Il est rare devoir une pareille sécrétion se faire à la surface
ciiOLtiiA-iionnus.
Obs. VIL*^ Choléra prolongé , gastrite et n nte. — Leduc Moan ^ i e ^ pneutno-
P OK jours , lorsque le 8 mii iS^o sept heures du malin . celte diarrhée qui jusques-Ià p? vail à peine incommodé , devint toni ' ^ '
et très-fali-nniP c’ toutua-coup très-forte
loureuV e, de vomUsemen, dou-
figure et les mains deviennent livides 0^”! cp'"*'* ° assee douloureuses se manifestent dans l’es , no e s TT: v^tte du matin , Leduc offrait rensemble de t„Ts c es ymptomes, ,1 avait le pouls peu fréquent , assez fort. (Tis. vin. gom. miel. , lavement amîd. )
Du 9 an 1 1 les crampes disparaissent; les selles ne sont guères qu au nombre de deux ou trois par jour ; la lividité de la peau est presque entièrement dissipée , mais les votmssemens commuent à être fréqueus et pénibles s’ac compagnantd-une douleur constante è la'^régi„ripll
!’épigTsL!.7° de thériaque "sur
Le 1 5 l’état du malade n’a pas changé sensiblement. (Potion de Rivière suivant la formule.) Le soir, les vomissemens s arrêtent, mais le malade est pris de hoquets fatigans, très-fréquemment répétés; constipation.
Le 14 , à-peu-près même état; pouls apyrétique, langue Grunatre et fuligineuse. °
Le i5, dans la matinée, retour de la lividité des mains , couleur d’un léger sombre répandu sur la face , yeux cavés , affaissement des traits , pouls apyrétique , un peu dur. Le soir, peau suante et froide , surtout aux
Cependant M. Velpeau en a rencontré un exemple pour le péricarde (a).
(a) Arch. son. de Méd. , juin i832, p. 312. Du Choléra épidémique, etc. ^
CllOLinA-MORBUS.
bras et aux avant-Lras. Lo malade, qui conserve encore assez complèlcment sa connaissance , no se plaint plus de l’épigastre et n’éprouve plus de hoquets , mais il se découvre à chaque instant la poitrine. Langue noire et sèche.
Le iC, pâleur très-grande de la figure et des membres supérieurs; étal de faiblesse extrême. (Vin do Malaga , L\ onces. ) Dans la soirée, il survient un délire sourd ou plutôt un coma , que la mort termine le 1 7 , à six heures du matin.
Ouverture du cadavre. — Habitude extérieure n’offrant rien de remarquable.
Poitrine. — Extérieurement les poumons ne sont nullement poisseux. Le tiers antérieur seulement du lobe inférieur du poumon droit est sain. Le reste de ce lobe esté l’état d’hépatisation rouge , passant au gris, et contenant déjà un peu de pus. A-peu-près un volume égal du lobe inférieur du poumon gauche , est à l’état d’hépatisation rouge pure. Les portions du tissu pulmonaire qui ne sont pas enflammées s’affaissent d’une manière notable sous la pression des doigts. Le cœur contient eu abondance du sang qui offre toutes les qualités ordinaires de ce liquide à 1 état sain , si ce n’est peut-être une noirceur plus grande que dè coutume.
Abdomen. — La membrane mhqueuse de l’estomac est très-ràmollie , excepté dans son tiers droit oii elle l’est moins. Presque toute sa surface , surtout vers le grand cul-de-sac , offre une inflammation qui consiste en petits points rouges très-rapprochés , plus apparens sur la saillie des rides. La membrane muqueuse intestinale est saine , et contient, dans les intestins grêles, des matières excrémentitîelles d’un vert foncé , mêlées de mucosités grisâtres, demi-transparentes , et prenant lout-à fait le caractère de fécès dans les gros intestins , où elles se trouvent en
CIIOniliA-MOIlllUS.
Sr >Kk ulié il rcn,„rqnal,|e ,1e
voir a b, le on abondance ,Ians l’inlesUn , ,|„o la vésicule ayanl epronvo un resserreinonl de son col élail fort dislenduee rem,, lie par un liquide blanc, Iransparen., nt et absolument semblable , pour bi couleur et la consistance , à une forte .lécoction de graine de lin
Le foie est gorgé d’un sang qui ruisselle quand on y fait de^profoudes incisions, ou qu’on le, coupe par tranches. Son tissu d un rouge foncé e.st Irès-ramolli et se laisse déchirer à peu près comme celui d’un poumon hépatisé, La rate d’un volume médiocre n’offre aucune ride extérieurement. Sa capsule est lisse, tendue. Son tissu propre , <1 une bonne consistance . contient du sang en abondance. La vessie était à demi-rem plie d’urine.
Dans les trois premiers pieds de l’intestin grêle, la membrane muqueuse est d’un verd foncé provenant d’une imbibition de la bile. Pendant quatre ou cinq pieds audelà, elle est d’une belle couleur hortensia; dans tout le reste de l’intestin, elle est injectée d’un rouge tirant sur le violet. Ses deux ou trois derniers pieds laissent voir un grand nombre de follicules isolés, trés-apparens. Les glandes de Peyer, au contraire, ne s’aperçoivent pas. La membrane muqueuse des gros intestins est , dans toute son étendue, d’un gris-ardoisé. Elle est, de même que celle de 1 intestin grêle, considérablement ramollie.
Remarque. La part que , dans ce cas , la pneumonie a prise à déterminer la mort est assez évidente pour qu’il soit inutile d’y insister. Mais quand même cette complication n eut pas existé , il restait encore , comme suite ou comme accidens concomitans du choléra , des désordres, organiques auxquels Leduc n’eût sans doute pas pu résister. A la vérité le sang avait repris à peu près sa liquidité et même sa couleur naturelle; il se trouvait en quantité habituelle dans la rate et le foie. Mais en outre de la
CIlOLiRA-MOnBUS.
grave mnammalion de l’esloinac , il existait un ramollis sèment général de la muqueuse intestinale, qui ue parais sa.l pas de nature à se terminer par la guérison. Il est ce me semble, une preuve de la gravité toujours grande’des phénomènes morbides dont cette muqueuse est le sié-e
ors meme qu’ils ne sont pas assez intenses pour amener prompiement la mort.
Ici la couleur hortensia existait encore dans une assez grande étendue des intestins, comme indice tout à la fois de la congestion violente qu’ils- avaient éprouvée ou corn mencement e la maladie, do l’altératioi'i que dè lo^ fo sang avait subie, et de la lenteur avec laquelle il recZ^
ses qualités premières. Nous croyons pouvoir rattacher aux deux dernières causes l’état inflammatoire que pré
iTorh’l^ “To'”*'*’" '“tsence do sécré
l.on biliaire, et la filtration des mucosités blanches m.i
rempbssaient la vésicule. J’ai vu . par rapport à l’appareil ttna?;;: rapîde'." --
ünhomme do 64 ans. après avoir eu en iuin ,sx i
vaut 4 1 infirmerie pour une diarrhée acromn' z j très-vive et d’une fièvre continue intense so^fo tance de laquelle il succomba le Z, s P'”'®''-
fianl une huitaine de ourT d 1 T T"""’®'''
P.US profonds. A l’ouvr:: ’ dtrd^^^^olt il
ir ;rit aZi^rif ^
du foie dont le tissu était généralemenrroû ^
sang et d’une grande molle., se. Il s’y trouvait df ’
une de chaque côté de la scissure L ^ ? tumeurs.
()G CUOtiiUA-MOUIlLS.
OU six lignes do diamètre. Ces noyaux rayonnés sont composés uniquement de bile concrète d’un vert foncé, qui semble s’être épaissie dans les canaux biliaires dont elle a déterminé la rupture , produisant ensuite, dans une ligne OPJ deux' tout autour, un ramollissement qui ofire l’apparence d’une suppuration mêlée de bile, au milieu d’un détritus de la subslancedu foie. La vésicule contenait environ une once de liquide semblable h une forte décoction de graine lin. Dausson fond se trouvait deux gros environ, d’une matière vert-brun, ressemblant h de la suie, et qui paraissait le marc ou le résidu de la bile autrefois contenue dans ce réservoir. Dans cette affection assez récente, on ne se refusera pas, ce me semble, à reconnaître un exemple des désordres graves et fort importons à étudier, que le choléra est susceptible de laisser après lui dans l’organisme.