‹ Quelques réformes dans les écoles primairesChapitre 26 sur 51 · HABILLEMENT DES ENFANTS INDIGENTS · texte numérisé non relu

HABILLEMENT DES ENFANTS INDIGENTS

V question, — A quelle somme la mairie évaluet-ellela dépense à faire, chaque année, pour habiller les enfants indigents que le manque de vêtements peut empêcher de fréquenter l'école.

La délégation cantonale n'a entre les mains aucun moyen d'information ni aucun élément qui lui permettent de faire l'évaluation demandée. Votre commission, du reste, ne pense pas qu'il puisse se présenter des cas fréquents où les enfants soient retenus loin de l'école par un manque total de vêtements. Si par hasard des faits aussi déplorables ont pu se produire, votre commission les estime assez rares et croit que les institutions charitables actuellement existantes suffisent à en empêcher le retour.

C'est ce que démontre le tableau des dépenses du Bureau de bienfaisance de notre arron-

dissement. Ainsi en 1877, les enfants ont reçu :

Pour chemises, blouses, paillasses, tricots

de laine, couvertures 10 364,60

Pour souliers 11257,50

Pour habillements de première communion. 6 231,03

Ainsi en 1878, le compte relatif aux mêmes dépenses est le suivant:

Camisoles, chemises, couvertures, toiles à .

paillasse 6 604,50

Souliers et galoches 8 661,50

Habillements de première communion 6 791,50

En 1878, on le voit, le Bureau de bienfaisance a affecté aux objets d'habillement une somme de beaucoup inférieure à celle de l'exercice précédent.

2" question, — Quelle est la portion de cette dépense que la ville de Paris aurait à supporter?

Ce n'est pas à la délégation cantonale qu'il appartient dedéterminer quelle part doit être supportée par la ville de Paris : les Bureaux de bienfaisance

17i QUELQUES RÉFORMES

charçés d'assister les indi},^enls, peuvent seuls, à titre d'inslitulion municipale, venir au secours des familles dont Télat de misère est tel qu'elles ne peuvent vêtir leurs enfants pour les envoyer à récole.

La Caisse des écoles, si d'une part les besoins actuels ou des besoins nouveaux Texigent et si, d'autre part, la },^énérosité de ses souscripteurs ne lui fait pas défaut, tiendra à honneur de faire plus et mieux dansTavenir. Son passé répond de ses intentions et permet de compter sur ses libéralités futures. En ce qui regarde la Caisse des écoles, elle se promet de continuer, en la développant autant que possible, l'assistance qu'elle accorde aux parents dignes d'intérêt et que les Bureaux de bienfaisance ne secourent pas ou secourent d'une manière insuffisante. Qu'il nous soit permis à ce sujet de rappeler que, dans l'année 1878, la Caisse des écoles a fait pour des objets de vêtements à distribuer aux enfants fréquentant les écoles les dépenses suivantes :

Chaussures et galoches 3 470,25

Objets de vêtements 3 477,75

1/2 trousseau, subvention mensuelle au père

d'un élève 400

La Caisse des écoles a consacré plus de la moitié de ses dépenses à habiller ou à vêtir d'une fiiçon plus convenable les enfants de malheureuxparents.

Après vous avoir présenté tous les développements que votre commission a regardés comme nécessaires, permettez, Messieurs, à votre rapporteur de les résumer en quelques mots et ^q vous soumettre les conclusions qui en découlent.

4° Votre commission pense, et elle revient sur ce point, qu'il ne serait ni opportun ni convenable de réserver la distribution des soupes chaudes aux seuls enfants des parents inscrits au Bureau de bienfaisance; qu'il serait préférable d'étendre cette mesure à tous les élèves, et qu'il serait plus favorable au bien-être matériel et moral des enfants de leur fournir la nourriture saine et chaudedont parlait le projet de 1877.

2° Elle vous propose, si cette opinion était

approuvée par radminislration supérieure, de revenir au système qu'elle avait l'honneur d'indiquer à la délégation cantonale et qui serait le suivant :

Un bureau spécial sous la dépendance et sous la surveillance de la Caisse des écoles serait installé à la mairie et délivrerait desbons d'aliments soit gratuitement, soit contre espèces.

Les bons pourraient être de deux «ortes :

1° bons de soupe ; 2° bons pour un aliment *.

Ces bons seraient gratuits ou payés intégralement. Ils seraient délivrés gratuitement à tous les parents dont l'inscription sur le registre du Bureau de bienfaisance ou d'autres faits révéleraient l'état de misère d'une façon indubitable ; ils seraient payés intégralement par tous les autres.

Les bons de soupe et les bons d'aliments auraient des couleurs différentes; mais il n'y aurait aucune distinction apparente entre les bons gratuits et les bons payés. Tous ces bons seraient détachés de registres à souches. Un registre serait affecté à chaque genre de bons, et il y aurait

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