Voy. ci-dessus, p. 78 et suiv
des numéros ou des indications de séries différentes suivant que les bons seraient gratuits ou payés.
Les parents auraient la faculté de se procurera l'avance ces bons pour une semaine, pour une quinzaine ou pour un mois. Les bons remis aux enfants par leurs parents seraient oblitérés au moment de leur emploi, à l'aide d'un timbre déposé entre les mains des maîtres ou des maîtresses de chaque classe pour délivrer au cantinierqui, en échange, fournirait l'aliment auquel le bon donne droit. Ces bons seraient ensuite présentés par le* cantinier au bureau de la mairie qui verserait la somme représentée par ces bons.
Si ce système ne devait pas être admis par l'administration et s'il fallait absolument revenir au projet municipal actuel, votre commission est d!avis qu'il vaudrait mieux donner une soupe aux enfants dont les parents sont inscrits au Bureau de bienfaisance que de ne leur fournir aucun aliment sain et chaud, mais qu'il conviendrait, de même que pour
le service alimentaire projeté en 1877, d'en étendre le bienfait à tous les enfants sans exception. En ce cas, il serait facile d'appliquer à la distribution des soupes chaudes le système des bons gratuits et des bons payés que nous avons exposé tout à l'heure. Un bureau de la mairie, sous la surveillance de la Caisse des écoles, distribuerait à titre gracieux des bons de soupe aux enfants de parents nécessiteux, et à titre onéreux aux enfants de parents plus fortunés ou plus aisés. Aucune marque extérieure ne trahirait la nature de ces bons et en pourrait profiter qui voudrait.
De cette manière, on atténuerait tous les graves inconvénients que votre commission a signalés dans le cours de ce rapport ; on assisterait tous les élèves en sauvegardant l'amour-propre des parents et en conservant vis-à-vis de leurs enfants tous les ménagements, toutes les précautions délicates que leur âge exige.
Quel que soit l'accueil que l'administration réserve à ces conclusions, votre commission éprouve le besoin de renouveler l'assurance que le dé-
vouement et le zèle seront toujours acquis à toute mesure et à toute réforme destinées à améliorer le bien-être matériel et à élever le niveau moral et intellectuel des enfants de nos écoles.
PROJET