A0. 7, VI
3 Voir plus haut, p. 57 n° et p. 281.
À Jamais, à notre connaissance du moins, l’Aréopage n'intervint dans les affaires introduites par l’eioayyeaia.
> °40. 7., IX, 2; Plut., Sol., 18.
et élémentaire de Solon devait-elle être pour l’époque qui suivit la source de nombreux procès.
Il y a une loi attribuée à Solon qui, dès l’antiquité !, a vivement frappé les esprits curieux. C’est celle qui oblige tout citoyen à prendre parti dans les luttes politiques qui peuvent déchirer la cité. Les historiens anciens et modernes se sont efforcés d’expliquer cette mesure®: Solon, disent-ils, voulait assurer l’ordre en intéressant directement à son maintien la bourgeoisie, volontiers indifférente ; il voulait former une opinion publique, refréner les sentiments égoïstes de ceux qui auraient été tentés de dire: « Je ne m’en mêle pas! » etc., etc. Il serait peut-être préférable de nous demander si nous nous trouvons en présence d’un témoignage digne de foi. Il vaut la peine de remarquer que jamais cette loi n’est citée avant Aristote et que Lysias, qui a prononcé plusieurs discours après la chute des Trente *, ne songe pas un instant à y faire allusion alors qu’il en aurait eu plusieurs fois l’occasion. Cette prétendue loi était donc, semble-t-il, inconnue au début du quatrième siècle. Elle me paraît d’une tardivité manifeste. Elle ne peut dater d’un temps où l’aristocratie luttait pour conserver ses privilèges, où le peuple luttait pour acquérir des droits nouveaux. N’aurait-elle pas plutôt été inventée par quelque Athénien du quatrième siècle, navré de voir ses concitoyens, dégoûtés de la politique * et influencés par la philosophie, se désintéresser toujours plus des affaires publiques? Cela me semble infiniment probable.
1°40. n., VII, 5: 6ouv Oà nr uëv mOAv moÂÂâkiç oTaciäbovoav, rùüv O8 roAM- Tüv éviovc du rv Égôvulav àyarwvraç Tù airéuarov, vôuov Efmrer roùc aùrodç idtov, dç àv oractagovomç Tyc méÂeuc ui ra Ta om unôè ue0” éréouv, äruov elvar xai ryç méâeuc uÿ ueréyev. Plut., Sol, 20; Moral., p. 550 C et 843 F; Cicéron, ad Afitic., X, 1, $ 2; Aulu-Gelle, oct. Aft., Il, 12. Le texte est partout identique et provient d’une source unique.
? Grote, IL?, p. 341 ss. ; Busolt, IF, p. 282.
% Par exemple: Discours contre Philon, XXXI, 5 ss.; Keil, p. 105 n'. # Voir plus haut, p. 40.
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