I. — TRAITEMENT ÉTIOLOGIQUE
1) Toujours mettre en œuvre la sérothérapie antidiphtérique avec du sérum non purifié plus actif.
Doses : massives d'emblée.
chez adulte "r50 à 200 cc
le rer jour | grand enfant 100 à 150 cc.
chez enfant , jeune enfant 100 cc.
Conduite à suivre : Diminuer progressivement les doses jusqu’à 20 à 40 ce. jusqu’à disparition totale des fausses membranes, disparition qui doit être obtenue efl 5.7 Our
La rapidité de cette diminution doit être basée sur la rapidité de nettoyage de la gorge.
2) Presque toujours (et obligatoirement si du streptocoque est trouvé dans le prélèvement) : administration de dérivés sulfamidés (tel le Rubiazol).
Doses (1)
Adultes : 2 à 4 gr. par 24 heures
Enfants : 1 gr. environ.
Administration en comprimés par doses fractionnées.
3) Presque toujours également, injection sous-cutanée de sérum antigangréneux qui semble d’une efficacité remarquable, d’après les constatations de STROE et HorTOPAN, et qui, deviendrait indispensable si leu hypothèse pathogénique se confirmait (2).
En pratique, lorsque l'aspect de l’angine est sphacélique, nous ne saurions trop conseiller son emploi.
Doses le premier jour :
Adulte : 50 à 80 cc.
FAnES 2012-25 CC
Conduite à suivre. — Diminuer progressivement les doses jusqu’à nettoyage complet de la gorge ; la diminution sera d'autant plus rapide que l’aspect gangréneux cédera plus vite le pas à l'aspect véritablement
(x) Variables suivant le dérivé employé.
(2) Dans ces subdivisions 2 et 3, nous avons considéré les hypothèses étiologiques formulées plus haut comme insuffisamment démontrées, bien que très probables, d'où la légère réserve que nous adoptons dans l'exposé thérapeutique de ces deux dernières indications du traitement étiologique.
diphtérique. C’est ainsi que si ce changement d'aspect est précoce, la sérothérapie antigangréneuse pourra être arrêtée avant la sérothérapie antidiphtérique (au 4® jour par exemple).
Notons ici que, d’après STROE et HORTOPAN, cette sérothérapie n'aura toute sa valeur que le jour où les laboratoires réussiront à préparer du sérum antigangréneux spécifique. C’est vers ce but, disent ces auteurs, qu'un effort doit être tenté pour aboutir à un nouveau progrès thérapeutique. |