Voir p
2. Il est possible que V. Hugo ait très souvent consulté la Biographie Michaud. On y trouve certaines particularités qui figurent dans Notre-Dame, comme les balustrades d'argent vouées à saint Martin de Tours (II, 335).
3. Victor Hugo avait déjà parlé du jardin Dedalus, I, 196 : « ... on reconnaissait à son labyrinthe d'arbres et d'allées le fameux jardin Dédalus que Louis XI avait donné à Goictier. L'observatoire du docteur s'élevait au-dessus du dédale comme une grosse colonne isolée ayant une maisonnette pour chapiteau. Il s'est fait dans cette officine de terribles astrologies. Là est aujourd'hui la place Royale. » Cette indication se trouve aussi dans Sauvai (II, 186).
4. Varlet de chambre du roi, p. 401 ; — Garde du châtel du pont de Saint-Cloud, p. 418; — Concierge du bois de Vincennes, p. 417: — Gruyer de la forêt de Rouvray, p. 416; — Rente de dix livres parisis, p. 401; — Gruyer de la forêt de Senart, p. 439. Victor Hugo emploie cette expression : lettres patentes scellées sur double queue de cire verte. Ce terme de chancellerie se trouve dans Sauvai.
indiqué dans l'édition de Commynes de Lenglet-Dufresnoy l. Une note de cette édition (I, 301) nous apprend aussi qu'Olivier le Daim, capitaine du pont de Meulan, se faisait appeler comte de Meulan, et nous donne la description de ses armoiries, que Victor Hugo a reproduite au commencement du chapitre. « Ses armes se voient encore maintenant audit Fort de Meulant sur la porte du Corps de Garde, et sur deux petites pièces de Campagne (ou de Batterie); elles sont d'un Chevron accompagné en pointe d'un Dain passant, l'Ecusson au côté droit et d'un Rameau d'Olive, et au gauche une Corne de Daim; l'Ecusson couronné d'une Couronne Comtale. » Tous les historiens ont parlé de l'ambassade d'Olivier le Daim. Enfin, si le barbier du roi recevait la plus grande partie des amendes auxquelles on condamnait les barbiers qui travaillaient les jours de fêtes, ce n'est pas pour lui qu'avait été institué cet usage. Il existait déjà au moins en 1445 2.
Victor Hugo s'est plu à faire revivre un personnage beaucoup moins connu aujourd'hui que Coictier et Olivier le Daim : le prévôt de Paris, Robert d'Estouteville. Il nous le présente d'une façon volontairement emphatique (I, 295). « C'était un fort heureux personnage, en l'an de grâce 1482, que noble homme Robert d'Estouteville, chevalier, sieur de Beyne, baron d'Yvri et Saint- Andry en la Marche, conseiller et chambellan du roi, et garde de la prévôté de Paris. » Cette énumération des titres de Robert d'Estouteville se trouve plusieurs fois, à peu près dans les mêmes termes, dans les Comptes de la Prévôté. Mais on la trouve, absolument identique, dans l'édition de Commynes de Lenglet-Dufresnoy en tête du contrat de mariage entre dame Jeanne, fille naturelle du roi Louis XI, et Louis, bâtard de Bourbon, le 7 novembre 1465. Quelques lignes plus bas, justement, Victor Hugo parle du mariage de la fille naturelle de Louis XI. Il est donc permis de penser à ce document3.
Victor Hugo a fait un anachronisme en mettant en scène
1. III, 343. « ... Louys onziesme du nom... luy avoil donné la Capitainerie du Chasteau de Loches, qui estoit, et est encore à présent, un bel estât, et le Gouvernement de Saint-Quentin en Picardie... » Deux pages avant, se trouve un document intitulé : Lettres Patentes, par lesquelles le Roy Loys XI annoblit Olivier le Dain, et luy chanye le nom qu'il portoitde Mauvais, en luy baillant celuy de Dain, et luy donne des Armoiries (1474).
2. Sauvai, III, 344. « Il étoit pareillement defiendu aux Barbiers de travailler les jours de Fêtes, et y en a un condamné en l'amende de cinq sols parisis envers le Roi et le Maistre Barbier du Roi ou son Lieutenant, pour avoir fait la barbe le jour de l'Annonciation de Notre-Dame en mars 1445... desquels cinq sols parisis il y a trois sols pour le Maistre Barbier, et deux sols pour le Roi. »
3. Il est vrai que le môme rapprochement existe dans la Chronique scandaleuse. Lenglet-Dufresnoy, II, 51. (B. de Mandrot, I, 138.)
Robert d'Estouteville à cette date, car il était mort depuis plus de trois ans l. Il avait eu pour successeur son fils, Jacques d'Estouteville, que Victor Hugo nomme un peu plus loin. « Il y a plus, le brave chevalier avait obtenu pour son fils la survivance de sa charge, et il y avait déjà deux ans que le nom de noble homme Jacques d'Estouteville, écuyer, figurait à côté du sien en tête du registre de l'ordinaire de la prévôté de Paris. » Ce qui a pu tromper Viclor Hugo, c'est qu'on lit dans les Comptes de la Prévôté, sous ce titre, Gages d'officiers, en 1479 : « Mre Robert d'Estouteville, Chevalier et Jaques d'Estouteville son fils, Garde de la Prevosté de Paris. » Cette mention signifie sans doute que, dans le cours de l'année, Robert d'Estouteville a été remplacé par son fils.
Robert d'Estouteville nous est représenté comme solidement attaché à sa charge, dont les avantages de tout ordre lui sont chers, et qu'il a d'ailleurs méritée en servant vaillamment le roi. « Elle lui avait été baillée en garde, disaient les lettres patentes, et certes, il la gardait bien. » Sauvai, dans les Preuves réunies dans son troisième volume, cite divers historiens dont le témoignage nous montre l'exactitude de cette expression, bailler en garde2. Victor Hugo énumère ceux qui, institués en même temps que Robert d'Estouteville, furent moins stables que lui dans leurs fonctions. Tous ses renseignements lui viennent de la Chronique scandaleuse, dont il a reproduit même en partie les expressions 3.
C'est en effet une charge très désirable que celle de prévôt de Paris, pour les prérogatives qu'elle confère, le haut rang qu'elle donne dans l'Etat, et aussi les profits dont elle est accompagnée. Et Victor Hugo énumère tout cela pour montrer que réellement Robert d'Estouteville était un fort heureux personnage. Il met en lumière l'importance de « cette belle charge de prévôt de Paris, qui était réputée plutôt seigneurie qu'office, dignitas, dit Johannes Lemnœus, quae cum non exigua potestate politiam concernente, atque praerogativis mullis et juribus conjuncta est. » Un texte cité
1. Chronique scandaleuse, Lenglet-Dufresnoy, 11,156. « Au mois de juin ensuivant (1479) messire Robert d'Estouteville, Chevalier Seigneur de Beine, qui avoit esté Prévost de Paris par l'espace de 43 ans, ala de vie à trespas audit lieu de Paris. Et en son lieu le Roy donna ledit oflice de Prévost de Paris à Jacques d'Estouteville, fils dudit defFunct Prévost, en faveur de ce qu'il disoit que ledit deffunct l'avoit bien et loyaulment servy à la rencontre de Montlehery et autres divers lieux. » (B. de Mandrot, 11, 87.)
2. P. 244. « Successores Ludovici sancti baillèrent tantôt cette dignité Prévôtale de Paris aussi bien que celles des autres Villes à ferme à certains tems au plus offrant et dernier enchérisseur; tantôt en garde, selon l'opinion de ceux qui gouvernoient leurs affaires. •> Voir aussi la citation suivante. — Cf. p. 230 : « ... commissa in custodiam, baillée en garde... »
3. Edition Lenglet-Dufresnoy, II, 51-52. (B. de Mandrot, I, 138-140.)
par Sauvai nous montre qu'en effet les prévôtés étaient bien réputées plutôt seigneuries qu'offices *. Quant à la citation latine, elle est exacte; seulement, dans l'original, elle s'applique non pas au prévôt de Paris, mais au prévôt des marchands2.
Les Comptes de la Prévôté nous attestent que Robert d'Estouteville avait bien, comme le dit Viclor Hugo, la jouissance des revenus civils et criminels de la prévôté, ainsi que des revenus des auditoires d'Embas du Châtelet 3. Mais le plaisir d'exercer une si haute autorité semble égaler celui de percevoir de larges prolits. « N'était-ce rien que d'avoir toute suprématie sur les sergents de la douzaine, le concierge et guette du Châtelet, les deux auditeurs du Châtelet, auditores Castelleti, les seize commissaires des seize quartiers, le geôlier du Châtelet, les quatre sergents fieffés, les cent vingt sergents à cheval, les cent vingt sergents à verge, le chevalier du guet avec son sous-guet, son contre-g-uet et son arrière-guet? N'était-ce rien que d'exercer haute et basse justice, droit de tourner, de pendre et de traîner, sans compter la menue juridiction en premier ressort (in prima instantia, comme disent les chartes)4, sur cette vicomte de Paris, si glorieusement apanagée de sept nobles bailliages? » Dans les Preuves de Sauvai nous trouvons énumérés (p. 244) tous les magistrats et officiers de la prévôté de Paris et du Châtelet, et parmi eux tous ceux que cite Victor Hugo, à l'exception des auditeurs. Mais à la même page un autre texte définit les attributions judiciaires du prévôt de Paris et des auditeurs du Châtelet \ Les expressions
1. Sauvai, III, 244-245 : « Ce que nous disons maintenant conférer par commission, les anciennes Ordonnances l'appellent donner en garde, n'appellant jamais les Prévôtés Offices, parce que c'étoient plutôt Seigneuries qu'Offices, attendu qu'elles avoient le domaine et les émolumens de la Justice annexés ainsi que les Seigneuries, mais pourtant n'étoient-elles non plus appellées Seigneuries, pource qu'elles n'étoient pas données en fief ni en propriété, ainsi en garde ou dépôt revocable seulement. »
2. Sauvai, III, 230. « Est praeterea Civium Magistratus cui nomen datum Praepositi Mercatorum, Prévôt des Marchands, quo distinguitur à Praeposito Justitiae... adjunctique Assessores quatuor Scabini Civitatis; ulrique cum aliquando potestate sua abuterentur, populusque rebellioni studeret, à Carolo VI anno 1387 aboliti. Quinto tamcn anno post iterum restituti fuerunt ad hanc dignilatem, quae cum non exigua potestate politiam concernente atque praerogativis multis et juribus conjuncta est. »
3. Sauvai, 111, 383. « Copie des Lettres Patentes par lesquelles le Roi donne à Mre Robert d'Lstouleville, Chevalier, Prévost de Paris, le revenu des Greffes et des Auditoires d'Kmbas du Chastelet de Paris, pour en jouir sa vie durant, dattées de Paris le penultiesme Octobre 1465. •> Nous voyons aussi dans les Comptes postérieurs à la mort de Louis XI (p. 451) que Jacques d'Estoutevillc avait succédé à son père dans la jouissance de ces revenus, ainsi que dans celle des revenus des grelTes civils et criminels de la prévôté de Paris.
4. Preuves, 230 : « Praepositus hujus caput est le Prévôt, qui jus dicit populo in Castelleto magno, au grand Chastelet in prima instantia. »
5. Preuves, 244. « Praepositus Parisiensium cognoscit de causis quidem' civilibus
pompeuses qui terminent la phrase sont empruntées aussi aux Preuves de Sauvai *.
Robert d'Estouteville trouve donc dans ses fonctions une grande félicité, que complète le bonheur domestique. « Peut-on rien imaginer de plus suave que de rendre arrêts et jugements, comme faisait quotidiennement messire Robert d'Estouteville dans le Grand-Châtelet, sous les ogives larges et écrasées de Philippe- Auguste, et d'aller, comme il avait coutume chaque soir, en cette charmante maison sise rue Galilée, dans le pourpris du palais royal, qu'il tenait du chef de sa femme, madame Ambroise de Loré, se reposer de la fatigue d'avoir envoyé quelque pauvre diable passer la nuit de son côté dans « cette petite logetle de la rue de l'Escorcherie, en laquelle les prévôts et échevins de Paris soûlaient faire leur prison; contenant icelle onze pieds de long, sept pieds et quatre pouces de lez et onze pieds de haut. » Les Comptes de la Prévôté, en 1476, mentionnent la maison delà rue Galilée et citent les noms de Robert d'Estouteville et d'Ambroise de Loré 2. Cette dernière était morte en 1468, à ce que nous apprend l'auteur de la Chronique scandaleuse*. Quant à la logette de la rue de l'Escorcherie, le prévôt qui y « soûlait faire sa prison » était le prévôt des marchands et non le prévôt de Paris, comme l'indiquent les Comptes de la Prévôté, auxquels renvoie une note de Victor Hugo (p. 261).
M. d'Estouteville a des plaisirs encore plus vifs. « Il n'y avait pas de tête un peu haute qui ne lui eût passé par les mains avant d'échoir au bourreau. C'était lui qui avait été quérir à la Bastille Saint-Antoine, pour le mener aux Halles, M. de Nemours; pour le mener en Grève, M. de Saint-Pol, lequel rechignait et se récriait, h la grande joie de M. le prévôt, qui n'aimait pas M. le connétable. » La Chronique scandaleuse dit en effet qu'en apprenant que
et criminalibus; undeetduo Vicarii sunt civilium et criminalium notionum, habetqne delegatos quos vocant Auditores Castelleti, Auditeurs du Chastelet, qui de minutis et levioribus causis judicant... »
1. Preuves, 244. « Le Prévôt de Paris est le chef de la Justice et Police de cette grande Ville en premier ressort, et de toute la Prévôté et Vicomte d'icelle Ville, autant et plus remplie de peuple que la plus belle et plus grande Province du Royaume; Vicomte glorieusement apanagée de sept uobles Bailliages, sans le nombre infini des Bourgs et Villages qu'elle régit. »
2. P. 425 : « Mre- Robert d'Estouteville, Chevalier, Prévost de Paris, et Dame Ambroise de Loré sa femme, pour une maison scise dans le pourpris du Palais- Royal à Paris, en la rue appellée Gallilée, qu'ils tiennent à leurs vies. »
3. « Après ces choses le lundy 5. May 4468. Dame Ambroise de Loré, en son vivant femme de Messire Robert Destouteville, Chevalier Prévost de Paris, ala de vie à trespas ce jour environ une heure après minuict, laquelle fut fort plainte, pource qu'elle estoit noble Dame, bonne et honneste, et en l'hostel de laquelle toutes nobles et honnestes personnes estoient honorablement receuës. » Lenglet-Dufresnoy, II, 12. (B. de Mandrot, I, 201.)
le prévôt de Paris l'accompagnerait au Parlement pour la lecture de sa sentence, le connétable « fut un peu espouvanté, pour deux choses que lors il déclara. La première, pource qu'il cuidoit que on le voulsit mettre hors de la possession dudit Philippe CHuillier, Capitaine d'icelle Bastille, avec lequel il s'estoit bien trouvé, et l'avoit fort agréable, pour le mettre es mains dudit d'Estouteville, qu'il reputoit estre son ennemy, et que s'il y estoit doutoit qu'il luy fist desplaisir, et aussi qu'il craignoit le populaire de Paris, et de passer parmy eux l. » — Lenglet-Dufresnoy, II, 124. (B. de Mandrot, I, 356.)
Cependant Bobert d'Estouteville s'est éveillé « fort bourru et de massacrante humeur ». Victor Hugo se demande d'où peut venir cette humeur. « Etait-ce qu'il avait vu passer dans la rue sous sa fenêtre des ribauds lui faisant nargue, allant quatre de bande, pourpoint sans chemise, chapeau sans fond, bissac et bouteille au côté? » La vue d'une pareille bande pouvait bien nuire à la bonne humeur d'un prévôt de Paris. Les vauriens auxquels s'applique ce signalement étaient ceux qu'à la Cour des Miracles on appelait les polissons 2. « Etait-ce pressentiment vague des trois cent soixante-dix livres seize sols huit deniers que le futur roi Charles VIII devait, l'année suivante 3, retrancher des revenus de la prévôté? » Nous voyons en effet dans les Comptes qu'en 1483 cette somme, déduite des revenus des greffes civil et criminel de la prévôté de Paris, fut donnée « au procureur des doyen et chapitre de l'Eglise St Jehan de Montils lès Tours », au détriment de Jacques d'Estouteville. Ces deux traits contribuent donc assez heureusement à former la physionomie que Victor Hugo a voulu donner au prévôt de Paris, ce vieux soldat peu patient et très intéressé, qui ne permet pas qu'on « nargue la prévôté » et qui ne tient pas moins aux profits matériels de sa charge qu'aux pouvoirs qu'elle lui confère.
1. Un autre plaisir de iM. d'Estouteville, c'est la perspective de figurer dans « cette intéressante histoire des prévôts de Paris, où l'on apprend que Oudard de Villeneuve avait une maison rue des Boucheries.... » Ce détail et les autres que cite Victor Hugo se trouvent dans Sauvai, qui parle des maisons de divers prévôts de Paris (H, 154).
2. Sauvai, I, 515. « Les Polissons alloient quatre de bande, avec un pourpoint sans chemise, un chapeau sans fond, le bissac et la bouteille sur le côté. »
3. En réalité, c'est la môme année. Les événements que Victor Hugo raconte sont de 1483. Il a pu voir que les ambassadeurs flamands étaient venus à Paris en janvier 1482, mais c'est que l'année commençait alors à Pâques.
Ce qu'on admire le plus dans Notre-Dame, ce sont les descriptions. M. Maigron cite, pour l'éclat des couleurs et la profusion des détails, la description delà grande salle du Palais *. L'exemple est très bien choisi. Il n'en est pas dans tout le roman un plus caractéristique. Mais cette description si détaillée est aussi très documentée. A l'appui de chaque phrase on peut citer un texte. Cette description est en même temps une histoire du Palais de Justice, et tous les détails historiques, comme la plupart des détails descriptifs, sont empruntés à Sauvai. Quelques-uns se trouvent dans Du Breul.
« x\u-dessus de nos têtes une double voûte en ogive, lambrissée en sculptures de bois, peinte d'azur, fleurdelysée en or; sous nos pieds, un pavé alternatif de marbre blanc et noir. » — Sauvai, II, 3 : « Le dessous de la grande salie est bâti avec beaucoup de solidité, et portoit une salle qui passoit pour l'une des plus grandes et des plus superbes du monde2; elle étoit pavée de marbre blanc et noir, lambrissée et voûtée de bois, accompagnée dans le milieu de piliers de même tous rehaussés d'or et d'azur... »
« A quelques pas de nous, un énorme pilier, puis un autre, puis un autre; en tout sept piliers dans la longueur de la salle, soutenant au milieu de sa largeur les retombées de la double voûte. Autour des quatre premiers piliers des boutiques de marchands, tout étincelantes de verre et de clinquants, autour des trois derniers, des bancs de bois de chêne, usés et polis par le haut-dechausses des plaideurs et la robe des procureurs. » Du Breul, 170-171 : « Il y a particulièrement une salle en ce Palais, fort admirable pour sa hauteur, longueur et largeur dans œuvre, autour des quatre premiers pilliers de laquelle y a des boutiques de marchands... et autour des trois autres, et de toute ladite salle, des bancs que les Procureurs de la Cour acheptent ou louent du Baillif du Palais, pour y assigner lieu à leurs parties. »
« A l'entour de la salle, le long de la haute muraille, entre les portes, entre les croisées, entre les piliers, l'interminable rangée