‹ Quelques souvenirs de course en Suisse et dans le pays de BadenChapitre 18 sur 22 · C. Q. i5; Lettres aiutographes de Lavater, eu allemand · texte numérisé non relu

C. Q. i5; Lettres aiutographes de Lavater, eu allemand

P. 12. Les sept Verrines de Gcéron. Manuscrit latin fait à Rome, au iS» siècle par Bfarcus Nicolatius de Reroenis de Castilione in Aretine.

P. 11. Rhétorique deCieéron, manuscrit in-4'' ^^ XI' siècle.

P. lo. Hovaee, du XI« siècle, complet.

P. 9. Emilius Probus de excellenlibus ducibus exterarum gentium. Manuscrit sur beau vélin, copié à B&lele 6 des ides d'août, l'an i4* • • •

P, 3. Yni^Uippmplet, y4|in în*4, de i477; on lU sur U i]^ni^ pug^ ; SqriptUB JM98U et iaipeDs^ Jo. CaQMerArii DalburgM p»r« Jo» J^icç), de CoofluenUâ. Vudt^ anDQ Dominl i477t Smt 1^ IW»»èr^ ftuiUe, apo^ )es ^roi^s d^ Dailierg. «Fean de Daiberg, évéque de Worms en 1482, à qui a appartenu autrefois ce volaaie,fut un des^ndsproinoteuis de la science à la fin de ce siècle* En qualité d'é* véque de Worms, il était chancelier de Tuniversîtë d'Heidelbergy où il résidait fi'éq|iMMi|eal.n était en correspondance avec Reuchlin et tous les savans du temps. Pendant son voyage dlt^ljei en 1476; il avait sans doute &it copier ce volume avep plusieurs autres qu'il rapporta avec lui en Allemagne et qi^'il offi*it à la bibliothèque de Tuoiver-' site d'Heid^lbçrg[ qu'fl av^it déjà considérablement agrandie. De là c^ volume aura pu être prêté ou volé, et acheté par un St. <- Gallois, peut-être Vadianus lui* même qui l'aura laissé h la bibUothèaue de St,-Gall*

Pr6. Autre Virgile sur beau vélin, écriture du i5^ siècle, copié probablement aussi en Italie.

P. 4? Autre Yirgilci in-f*, sur vélip, du i4® siècle.

p. 4* frmfjé^m de Çénèaue, inrf'f sur vélioj copiée$ en Italie dans l'année 1 893.

P. 1 , $^ 3» — Titus liivius. Tomes i, a et 4 de 9e8 Pécndef, dppt le S"" yptu^ n]^anque là aussi bien que dans toutes nq^ bibliotl^èque^, Gra^ud-ip-P» $ur vélin, copié aussi ea Italiei

Ou^ ces ^pçieua Q^anusciita, la bibliothèque de la ville possède encore tPU3 Jw manuscrits de Vadianua , bourguemeMre de cette ville en î$si6, sur l'birtoire de la Suisse, et ep particulier de^ parties quiavoisinent le lac do Constapce, et toute ^ corresppudance avec le^ plus célèbres réformateurs de son siècle, dont il introduisit les idées dans les cantons de St.-Gallet d'Appenzell. Vadianus, né ^ St.-Gall, en i4S4> y est mort en i55i , et pendaut cette

l>elte carrière^ sa vie entière fut conisacrée aux lettres et aux réformes politiques et religieuses. Cette correspondance abonde en utiles matériaux pour Thistoire du protestantisme, et en paiticulier pour la réforme de Zhiingle.

Note 4*

BMioihêqwt puÙîque )le Ztsrich.

La bibliothèque de la ville de Zurich fut fondée en 1638 , par des Zurichois. Elle publie annuellement, depuis Tannée 1643, une gravure accompagnée d^un texte relatif à Thistoire de la Suisse. C'était d'abord une feuille in-folio, entourée de quelques vers populaires ; ce sont depuis 1769, quelques feuilles in-4-9do'^^l6s gravures sont fournies par des Zurichois. Lebonllsteri^qui était aussi graveur assez habile, en a donné un assez grand nombre dans le but de populariser davantage quelques beaux traits historiques des annales suisses. Au lieu du texte souvent insignifiant qu'on j joint, il me semble qu'on pourrait utiliser cette publication, dans l'intérêt de la bibliothèque et de l'instruction générale, en publiant quelques manuscrits historîqu.esîntéressanspourla Suisse. Dans un des numéros, par exemple, on a donné le portrait de Jeanne Gray avec un texte qui n'a aucun rapport avec la gravure, tandis que la bibliothèque possède trois lettres écrites par elle en latin à l'âge de i5ans (1) au célèbre BuUinger.

Cette bibliothèque n'est pas, à proprement parler, publique, mais tout citoyen de Zurich a le droit, moyennant, je crois, 2 fr. par an^ d'y entrer deux fois par semaine

(1) Elle est morte à T&ge de 17 ans sur IVchafand. Ces trob lettres QUI e'u' publiées par Stmoa tlaos soo médiocre ouvrage sur USui^<

pour en emporter trois oVi quatre volumes , car . on ne lit pas dans rintëneur même de la bibiîothèc|iie« Jj^ citoyens qui Veulent aspirer aux fonctions de curateur de cet étaklissement , sont obligés de payer is fr. par an ; mais ils peuvent entrer tous les jours à la bibliothèque et en ein* porter tous les livres qui leur conviennent.

Les non- citoyens domiciliés à Zurich ne peuvent obtenir de livresque par l'intermédiaire d'un citoyen, et en payant une somme annuelle un peu plusiorte^ qui est, je pense^

de 34 ^^' P^^ ^°*

Ces réglemeçs^ dangereux peut^êti*e pour la conserva* tion d'une bibliothèque précieuse' de grande ville , me semblent fort bien appropriés à la prospérité. d'un semblable établissement dans une petite ville.

La bibliothèque possède en toute propriété un fonds de 25,000 florins, dont rintéi*et est consacra à l'achat des livres. La caisse municipale y ajouté 600 florins annuels; et les souscriptions des citoyens , des curateurs et des nonçitoyens, fournissent environ 600 autres florins^ ce qui compose environ ^,4^^ florins ou 5,ooo francs, et même un peu plus, consacrés au paiement du sous-bibbothécaire (^^ à l'achat des livres et aux reliures; c'est peu*» sans doute, mais il faut se rappelé^ que Zurich^ bien qu'une des pli^ importantes villes .de la Suisse , n'a que io>6oo habitans.

Outre une co|]âe de l'ancienne chronique ^e Pétershausen, je n'y ai trouvé quç les deux manuscrits historiques suivans „ un peu anciens.

B. 77. a. Entreprises du duc Charles de Burgund,

€:ontreles Suisses, selon un original de Neuchâtel Le

duc Sigismpndd'Autiiche avait engagé, pour la somme

(1) Le l>lb]ioth^éaire , qui est le savant prof^RseurOrell, exerce gratoîtemeM les fônctioiA de bîMiolhdcairë. Le [»ro(^5seiir Herser, jOD idDond^ im te^t que* âoo DrJ^Qb. *" ,

fié i&,6oo fkyrïfié, seras hitséêdé âe ï^èmp^m c« r^fig , sés iertes d'AIdad^, dût àamU àé Fei<rëHé é«i Sfâtfdgftu et dé h Votèi Noîre , k Cbarfc^ ieHêiàéiàîk^', d'è* Ni r^ i'igrfitë deé efntrëprlâied dé ChâHes cùntfé éé pajSï. Le rédt dadënïêlë^dcrChàrïés afVec lêd Suisses et déd baftàîttès de Gratison et detaorât estchh'ét tiP. L'ôuvrâge ferme^i*^ fetrilhèts d*tiné copie fbrt ^wsde.

jB. i3g|. K!scbï*8b d'élbi Véra successîbné'd'ArHgifKquàrtd rfî qtieëto iîôûie, ré di Fraudai e di Navarw ne^torônà e reaine di Francia^ dove si narra Torigin^ , ht ntfiiiiia , é ^H iibtabiH accideùti àùl defto in^ è^ de' défti rearmr. — - KdcÊdlto da divers i^tOfrîé *ed attS {mblicf speeiaiinèhtë dâ un Rb^o del sîgttôr (Jiô\'. GugKéltttô Stacchid, htûto^ lato^ Belvetiae gVàtû'lattô àd CàHiaui i5^^^. Ce^ un tm^ ira'gef étt fevetii- d'HetirilT*

Si* Id bibHothèqtnë est! |]iattVtë eh iHahùsbiHtié àéti^iK, feflë pùSéèdé toutefoîà titier éotledSôn ittbdérné de g^ndf pylx pdtrr éHè'î cesôûtièë Wûùécirîfe'ëf titte paliiié de^ ïst tùtréëfotiâàtïde du plus Ài^laiï^èf tiFu'{)las&tÉtiïaii:t déité^

teitted dé Bulliilgéf. Ces ricAeéW sdrit fl-équéktafdietttf eît^fofté^ pàt toù)s ie^ &6ûitii)ëd qui iretiflentf obikiàltre i-foîidktlpi^id^s et fa idiretetibn dé' lir i^ortti^; lûtSsf ifialhctrreusein'entf pdttr lid phipatt.dj^ ^ya^$ ifànçâlë^ à la difficulté de la langue , les manuscrit» àlffe&tôtidsy surtbut iéë nioàeHéè) joignent ùélé de fétri-itù^ë.

Ùû a réuni àûsâi <fàn£t cfiifi^éir^il'siblditteltuà &oti>noiltbré^ de lettres autographes souveut fytt atinié^te^àj^arcdnkir^ Je ne» citerai qu^uïié. ' , ^"

t^ns l'aune 1784, té pl^bfés^tiir tit". Mtttték* {>tittfîà €ù lYdSsvoluttieàin^., ube coltéctidti de déS afnidëilbteto&ali'-^ spns allemandes si recherchées aii^/^urd'hui, et pour lesqueUeff j'avoue aussi ma prédilectipiK Fràlérie le Grande je dois le dlre^ ne partageait par notue avis qui n'eût pas

aan» doirte été partagé damintage par VoliaiFe^ mais enfin il fimt sftvoîr aimer ses amis pour eux et pôar soi , et non pour ce qu'en dira te monde. L'érudit H* Mâller, qui n'était pas le grand historien J . deMUUer, avait obtenu la permis^ de les dédier è Frédéric, et il lui envoya ses trois volumes auAitôl leur pubUcation. Voici la réponse que lui fit Frédéric en langue allcMainfa , traduite aulii éxaoUinent que possible (i).

Paildsu« M ttvrîer 198^

Cher et fidèle savant, vous jugez trop favorablement ces poésies des i2«i ; i3e'et i4^ siècles qui ont vu le jour par vos soins, et que vous' croyez si dignes d'enrîehir la langue allemande. Selon moi, elles ne valent pas une charge de poudre , et elles ne méritent pas d'être tirées de l'oubli, où elles étaient ensevelies. Ce qu^ily adesûr, c'est que dans ma bibliothèque particulière je ne souffrirai pas de pa« reilles niaiseries et je les jetterais plutôt par la fenêtre. Aussi Texemplaire que vous m'envoyez attêndra-t-il tranquillement son sort dans la gi*ande bibliothèque publique

(i) Voici le texte allemand r

Hoch^elehrter, lîeber getreuertcr. Ihrurlheilt vîcl &u vorlheilhaft von dcnen Gedichtcn aus den i2«>n ^ i3t«°, und 14*^** secalo, dcrea DrftdcIhrbefbrderthabetyUDd ziir BèreîcKnung der teuUchen Spmcbt fo braocllbahr kaket. Metner Hm^îcht nadi', sind solche o^t cinem &ckilU' Pûlv«r wertb, uod' vcrdicititoà Bfcbt ans dem 3laube, der Yavgcttfenb'eit gtsegtA au werden. In moiaer Bucbeesammlilng wenigsteofy wurde Ich derglcidiea cleodea Zeag fiidit dulden ; iondem beraus scbmeisMo. Das mîr davon eingesaiidle ExampTar mag dabersteîn Scbidcsaal in der dortrgeajjrœssen Biblio* fhcrvs abwaiten. Viefte Nacbfrage ^rsprî^bt aber solthea nicbt , Eaer soimS gaa^er Kdnîg^

FllB1>KRTC .

Po$tdaiD| der ii^t* febroar 17S4»

Quant à vous y garantir beaucoup de kctenrs, c'est ce que, malgré toute sa bienveilknce pour vous, ne saurait vous promettre votre roi^

FniniAic.

itn^ seconde bibliothèque^ non pas ouverte au, pi^>iic> mais appartenant au gouvernement , esûste à> Zurich , c'est celle de Tancien xhapitre, appelée aussi du nom de Charleoiague son fondatécu*, bibliothèque Carolingienne* On montre encore à Zurich^ à côté de lacadiédrale, une maison certainement d'une architecture du Ôc siècle^ oii pn assure qtie Gharlemagne a résidé pendant un séjour qu*il fit à Zurich. Ce grand homme a laissé en efifet fj^ns cette ville de nobles preuves de son séjour.La cathédrale, com-' •mencée au 7c siècle, fut terminée par ses ordres. On voit encore, sur une des façades, sa statue représentée le scep-* tre en main , assise sur lé trône impéiial et semblant du haut de ce monument commander à tout le pays. A la cathédrale il donna un chapiti^e doté par lui et qui reçut de sa sagesse éclairée les premiers ouvrages qui devaieiit former la base d'une bibliothèque. La cathédrale, comme Je chapitre, la bibliothèque et l'université, fondée seulement en i83a pour compléter d'anciennes écoles dont II était aussi le fondateur, portent encore son nonà (i).

Lorsque l'introduction ^e la réforme amena lasuppres» sion des chapitres catholiques, on substitua aux chanoî-» nés anciens dès pasteurs protestans revêtus eh quelque sorte de la même dignité canOnicale, et succédant aux inêines revenus. La bibliothèque resta entre leurs mains. Elle avait déjà beaucoup perdu entre les mains des chanoines catholiques, et en particulier par les prêts faits aux pères des conciles de Constance et de Bâle, fort em-

(i) Bibliolbèqac Careliae ; ^etc-

pressés de ïlemander â^ livi^s^ais foit peu cxadsià les rendre. Jjes à^nMiês pi^ote^tans la laissèi^nttomber toutà-feii. En i83o cependant, loisqueuMoligaixitiie de Zurich Fut forcée d'abdiq^ir en faveur de la déindtratie, des alii^s ifwrétéres Iftlippèrent d'abord les regarcjs. . On sùpprlOia le cli^itre ]m)tlA[nt, et le gouvernement devint posses* seur de la bibliothèque; ]\OpHegllr , consetl^r du gôu^ verneioent (i), choisi pour en constater j^état , en prendre soin' et en proposer le- meilleur "^eipploi, fut d'avis de là réupir àj^bibliothèqui^de la ville ^ dès que Ta*- ^ncilêseï]|enlilu loglléienAb permettra. Elle est en att€n(i^t4|Épo4pkiaos une maison Au gouvernement/ dansr unlrop^ncr d^j^'dre {|pur oj^n en puisse tirèîr la moindre utilÎÉé. Ij • r .-WW ■ ■-. a-

Ellélie Gompos^iftirtou||3lpmiii| les anciennes bibliothè^ qnes de nos cot\;^iii|^e Ik^^ès théoiogiques, d'histoire sa-

qiys maffiTscr

le Ibu^hs théoiogiques^d'histoir y d'éditiffis dii iS*" siècle et de <

ci'éè et p^ac^î^in-fol.^ d'éditiffis du 1 5' siècle et de quel-

Le plul célèbre esftla Bible d^ Caroliâgîenne , parce qu'on la crolMdo^^ay ii&hairtemaA^. C'est un beau voltkme grancnfvfoHflTde l'jjcuûtwl du 9« siècle. On eroit a|riy)^|A notes a éteécrit%|^ jftuin ou mus sa dictée. Ce qcmpr a 4^ moins ^ypothéticup ^ ^|st que ce manuscfit est ^ancien et pr4l|^ux^ et^u'ji ^^pl aîhsi aux pjçres du CQi\Ci]^e Dale^ qui le cqpsulArent et^ par une honorable ^epB ^ le»envoyèrent.Le célèbre verset 7 du chapitre 5, épm'e première 4p sji^t j^au , base de la doctrine de la tpinité : dËjH^J ^o aJtroi|^^î^ndent témoignage dans

(1) M. I^gler possède lut- même une collcctibn fort pre'cîcusc! Ce iDnt pRi ^ deux cents volumes in-folio qui contiennent tous les pOTlraits iics hommes rcroarquabHs depuis rori^ine de la gravure , ot des lettres autographes non moins nombreuses. Il y a quel* qnefois 11 portraits difTéren» du même individu.

le ciel: le Père, le Verbe eH le satolT Esprit , et ces tro« sont un (i) ; » n^s y trouve pas.

Les livres ëtaîent tdfemen) épars qu'il m'a été imp<l8siblede m'assurevè^il existait encoi e derVianuscrits intëres* sans. Je le crois ^jependant , car le professent' Oi^l y a trouvé de bonnes priantes pour ses édttons de Ssil^ste et de quelques morceaik de^fiicërou.

On j voii en, outrp une cinquantaine de volumes de manuscrits et de lettrée autographes de Zwingli, tîë Hdttinger, de Bullinger et des saipns et hommp^ineijs qui corr^pondaient avec eux. Bn feiyUetant>tin Jtles'volitf- ^mesy j'y ai trouvé la lettre suivante, doittY^irfr^Jpopî^ exacte. Elle est tout entière d^la u^ d'Heun IT, et on lit sur la suscription :

a A MM. les colonels Galaty et Bi||^sar.

a Messieursles colonels mes amyscest aceoougjgujl BkuX que vous me facyes paroytre que vou|p^ymes car les aA^ liemy*se résolvent de ven|{r a nous Jeui^ssure que vousauryes trop de regret qiine sy bêÔe qc^^on j|e'passast sans vous et de mavoyr abanSonnaace besoyn cest pourauoy je vous an fay cempt de ma mayupour vous pryer sùvKméqÉp vous maymes et le byeti d^^ France que vou8iivan(|pesa oe coup cstans assure j^viç vous m^ ffv«s aiicda un eyguale cervyce et que je meforcftray de rcconnqn^e* an toutes occasyons quy se pi^esanterontJay tantd§ttS^a||^ ap vre afectyon outre ce ^uyl y*va^e Ifa^petir que je ^ panse estre besoyn de i»uâr ^ d^re dava|Mage|Ari^fll Dyeu quyl voustyene an sa sainte garde. CeXXVÏT"* novambre au camp devant la Fere.

(i)Quoniain tiM sont qui tcstimonînin ^nt in cœlum, Pater ^ Vcrbum et Spirilus Mnctas , cl bi très uoum sont.

('4ôi;)

Dans im voyage que j'ai fait en 1828 en Espagne . j'ai trouvé dans les archives d'ArrAg^n à Barcelonne une aulie lettre fort intéressante du même excellent homme. Çlle est de Tannée 1 677, et Henri IV Ji'avait par conséquent pas encore 24 ans. Le savant M. Bo£Parull , archiviste de la <çai;]pnne d'Arragon et mon c<^4gue 4 1'^^*. demie d'histoire de Madrid, a bien vonju, piç permettre d'en prendre une copie que je repvpduis ici,

Elle est écrite à Manaud de Batz^j gouverneiir dçla vyic d'Ax en Arijagn^c. ,

Monfr de Bats jaj antandu ayeq ple^r le^ ^ervysea ^iievous et Mons"" de Roquelaure aves fet a ceuls de W relygyon et la sâuvete que vous partyculyeremant aves^ donnée a!l vrêcli»" de Suberbye à ceuls de mon pejs d^ îî< arn etaussj lofre que je accepte pour ce taras de vredjt çh " 8ç qupy je vous vtus byen remercyer et pvyer dft çrpyv quQ co'teljyen que spyes de cquls la du pape Je x\^ aye^ •qjne le ciiydyes mesfyance de,' vous dessus ççs chose§(îeusquy sjjyvetjt tout droyt leur çonsyance içopt dfi m^ relygyon et paoy je suys de cele de tous çeus la quy sont brayjBs et bons §ur ce je ne fere la prosante plus longq^ synon poi^r voips recomander la place qavés an meyi) et destre^iur vps gardes pour tk que ne peut faylyr que ne ayes byentcft du bruyiaus oreyles mes de cens h je raan repose sur vous corne le deves fere sur

Yre plus assure et mylleur aroy

Henry.

De Tan 155; (Henri ii*avai( pns encore »{ ans.)

Note 5. ' Manuscrks étEinsîedeln.

Ed quittant Shirîch pour Ine rendre àBerne-etàG^èvâ^ J^llai visiter tin monastère autrefois très célèbre , cehit d'Einsledeln oûNotre-Dame-des-tlermiles^ fonde par {4usiëars gentilshommes au 9" siècle en-expiation de la mort de Meinrad ^ comte de Hobenzollern , qui ^fêtait retira dans tih heitnitage de ces tnontagnes j et qi|i y a^ait été assassiné, ^asacelsey «si né en i493> et oa voit encore son buste dans la bibliothèque du couvent. Le réfertnateur Zwingli était curé de son église. Ce v^ste monastère existe encore aujourd'hui, et de nombreux. péterjns y acco|irent àj£iniiélJ|meQt des diverses paities de fô Suisse. Les moines <j[ui Vhalûtent sont o pulens, et'les bâtiknens, Téglyse^^t les terres sont fort bien entretenus; mais la bibliothèque^ autrefois célèbre par ses manuscrits, est fbrt négligée. Le savant abbé Gerbert citait, il y a peu d^années, les manus* Crits suivans parmi les indlleurs de cette bibliothèque.

Tolumë ti'ès ancien cooteiunt des' inscriptions latines antérieures au 10* siècle et Gesta SaLvatoFisDnj^NH Jhn*Xpi inventa Theodosio magno imperatore in Jérusalem iq prae« torio Pontii Pflati^ in codicibus publicis.

Origène.

Eusebe*

Rufin.

Saint Ambroise^

JSaint Jérôme.

Saint Prudence^

Saint Jean-Chrysostôme.

Saint Augustin.

Saint Cëdatre*

Saibt Gr^oire..

. Bède.

Alânuft.

Rfafabanus Maurus.

Plusieurs«utr«8 ouvrages du 9« et du la* siècle.

Pe virtutibus et vitiift sacerdotum.

Bbetius de'Consolatione.

liiBtoriae apostolicaç libri]!*

Régi DOtiis cbroaicon.

Les troubles politiques réoeas ont donné des iaqurétude^ ^iff. moines sur leurs propriétés et tous les manuscrits pré^ oieux ont été envoyés en Stjrie oii se trouve déjà une bonne partie de ceux«de Fabbaye de Saint-BJaise. Lfi Qioiàe qui m'accompagnait 9*^ pu m'en moiit|?er aucun.

Mots 6»

Bibliothèque de Berne.

La bibliothèque publique de cette ville doit ses princi-; pales richesses au savant Bon gars y éditeur du Gesta Pei per Francos. Bongars, né à Orléans vers i559, avait étudié à Bourges sous Gujas et à Strasbourg , et il est mort à Paris en 1 6oa. Gomme il avait acheté lui-même les livres du Père Daniel et de Gujas^ beaucoup de ses livres portent encore leurs noms.

Sinner^ bibliothécaire de Berne y a rédigé un bon catalogue des manuscrits de cette ville. Les numéros suivans que j'ai examinés avec soin sont ceux qui m'ont p^ru le plus digne s d'attention.

liC n° 5o9, iri-4.°, contient une copie faite par Bong^rsde la Chronique de Morée , dont j'ai publié une traduction

dans ma Collection. En marge sont quelques mdts éùtlis de la main de Bongars y ce sont en général des rectîfif^iîbns des fautes de copiste. Aucune ne m*a paru mériter la peine d'être relevée On voit que cette copie a été fliîie sur Fancieu manuscrit de cette chronique qui m trouve à la bibliothèque royab de Paris* Les marnes lacunes s'y trouvent par conséquent vekv la fin, et elle se termine par les deux mêmes vers :

Elç tbv xaepov OTroy "koLkêû rov aO^cvrou Jkfuxâbi^

« SoitveoAtHrous du seigneur dTArcadîc dans tFOS orai«êùns^ et pHeeDieu pour lui» cai* c'était un boa seigneur. »

Ce manuscrit forme &s6 pages.

N^ 3a3. In-4. Manuscrits de Bongars. Volume du i4*^ siècle sur vélin, renfermant en i3 pages le poème célèbre intitulé: Leus veûs duHairon.

Lorsque je donnai dans ma Collection une édition de ce poème historique, j'awrtia le lecteur que de nombreuses fautes devaient s'y trouver , mais que je n'avais aucun moyen de les rectifier, puisque nous n'en possédons à Paris qu'une copie imparfaite , comme le sont toutes celles de Sainte-Palaye et l'édition très imparfaite aussi qu'il en a publiée dans son ouvrage sur l'ancienne chevalerie. Je n'avais pas alors le loiëir nécessaire pour aller moi-même à Berne collation ner cette copie avec l'original que je savais j exister. Lors de mon dernier passage dans cette ville , ie me suis occupé de ce travail et en ai fait la collation exacte sur mon édition. Ce poème ainsi revu trouvera sa place dans mon Recueil de nos chants nationaux.

Ce même volume est suivi d'une chronique du i5' siècle, dans laquelle se trouvent des renseignemeua sur les dix années écoulées entre i4|3 et i452.

No 1 13. în-fcl., du f3*^ siècie. Garins le Lohercns' et ytiuiaurs ouvrages sur les ^xpéditipDS d'Ootremer , décrits par Sinner. Tbme â, page J^,

N"29^. Rjjtoan dé GuiUaume au Court-nez. "Vélin, •i3' siènle/f. in-4. Tonjp 2, p^e 333 de Sinner. ^ 9io5'j3^ In -4- Manuscrit du 12» siègle , poème sur jEfiarlemagn^j eti veraijde 8 syllabes, écrit sur une seule l}0ite, décrit toua. 3^ page 36i de Sinner.

; JN"«o5. A laçage 62 de ce matiuscrit se trouve un poème àfi CbrisiUieb de Pisan sur Jeanne d'Arc. Il fut composé le 3l juillet j4^> c^st-à-dire ^8 joui's après le couronneiuên% Al roi à Kheims, et contient 6| strophes de 8 vers. A là page 191 se trouvent de» vers sur la paix du i435, entre Charles Vtlret Philippe,, duc de Bourgogne.

N"" 2 v8. Poésies de Guillaume de Machaut , et poésies diverses. Manuscrit sur vélin, du 14» siècle.

N* 10. Manuscrit du 15" siècle. Ovide en vers iambi* ^ùes français.

A. 11. Manuscrit du i5« siècle. Froissart. Copie sans intérêt.

ii3. Manuscrit du 13" siècle. Divers morceaux historiques y entre autres sur Tancrède de Hauteville.

145 .Beaucoup de papiers de Bongars sur les Huguenots. ïï° 37. Manuscrit du i5* siècle, d'Enguerrand de Monstrelet*

A. 4^* Ia-4* i^^Àèclo. Lettre de Calvin à lord Sejmour, grand chancelier d'Angleterre en l'engageant à frapper du glaive à la fois les dissidens et lea papistes. — Plusieurs autres lettres de Calvin.

No 354. Fabliaux. -« Roman des sept sages. — Roman du St-GraaL

A. 65. In-4* 1^' siècle. Poésies de la reine de Navarre. i49' In-fol- Lettres de Bongars et de plusieurs autixs. I) B^en tra4ve quelques-unes d'Henri lY.

^ ' Note 7. ■

Paxérn. "" , '

Je ne cite en ^ass^t cel inscription suivante^ su^ terrée dans l'église qui o| geur une selle fort grossi* protectrice.

Pi» felici que Mcmoriœ^ • • "'

BEBTHf.

Rud.II. Burgund.miq. Reg/coêjug. optiin* '

Cujus nomen in benedicfiônem

Mores in exemplun». '

Ëcclesias fundavit. Gasti*a muniit : \-^ .

Vias apeniit. Agrps coluit ;

Pauperes aluit.

Transjuranae patriaç.

Mater et delîciae.

Post IX secula.

Ejussepulç. uttraditurdetectum.

A. R. S. M. CGC. XVIII.

feeneficior. erga patines memores Filii rite restauraver^ S. P. Q. Vaudensis.

Note 8.

Genève.

Les inanuscrits les plus précieux de la bibliothèque âe, Genève sont incontestablement les petits volumes en Iaa«

£\it VauchéscL , do^t M. Raynouard a pqblîé. une f^^le daD9 scrh premier volume» C'eat le seul, exemplaire que nous ayons du poème de la JSobie Leycson^ qui contient fès prècep^s religieux de cette secte chrétienne et le reste te plus anc ien de la langue des troldiadours.

Le n^ 97 contient un poètné latin «ur la Tictoira de Louis T^\f. en Italie ^ djins l'année t5o7i par Radulphiut Bqllastus» Civis PaMsiensis, Chantolliap dominus. G'esl' un manuscrit ^r vélin avec miniatures. Ce poème . est suivi de plusieurs autres poèmes tatîxis sur divers sujets de norale.

N** 81. In-4. Routier de mer, en 4 feuillets sur vélin collé sur bois. On lit sur ie dernier feuillet :

Andréas Benicasa f. Gratiosi . Ancooitanl oooiposuît anno ]icccoi.Yxyi(i476).

"'âdr le feuillet à gaucheon voit fiiadère, lesAoocéset les 4ntine^9 ainsi que dans TAtlas catalan de Tannée 1 375, que j'ai fait lifiiographier ea/acsimiie pour un des volumes publiés par^ l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. ^0 83. lorfol. vélin, maouscrit du i5* siècle avec mibiaturQ#^ "C'^st une chronique de ce qui s'est passé en France depuis la destruction de Troie jusqu'à Charles YIII. Elle finit eâ i4B3* Cette chronique est suivie d'une notice des l'ois de Sicile issus de la maison de France.

Ce volume vient, comme beaucoup d'autres de la bibliothèque de Gen^e, du père Petau par l'intermédiaire de M. Lullin qui les a donnés à la bibliothèque.

L'auteur raconte que Guillaume de Rochefort, chancelier de France, (ui avait danandé ce travail pour le roi. <c Comme ces jours passés, dit-il, en chevauchant je eusse parollédu royaume de Sicille avecque messire GuillauiAe de Rochefort, chancelier de votre celsitude et hautesse. « me requist que briefvement je indiquasse tpus

( 458 ) ceak e|ui ont è^é roys diidit rojautyé «...'.... fe-^ quel, après qu'il l'eut resceu, dist qu&; non pas à soy mais, à Yostre Majesté debvt^t èaiie ofieii . . .. Me. . . . iv I7fkiiilets.

Sur la preolière miniature , l'auteur est repr^ntê en costume de bénédictin, accompagné d'un autre moine de* ëon ordre. Tous deux sont à genoux et il offre son livre k Charles Vin, représenté à chei;aLà la tête des sîf as.

IT i65. In^4* sut* vélin. Lettres de PieiTe Salmon à Charles YI .C'est le même ouvrage que j'ai publié dans tba. Collection. SalmoB estim decesintriganaquîs'étaientem^ parés des têtes faibles de Charles VI et de' Richard 11^ et •'entremêlaient de toutes leurs secrètes consultations ma-^ ipques et politiques. Salmon dit qu'il a ei^repris ce livre au commandement du Roy.

a Et aussj que de présent je tie puis pas si

fimUièreaéBt et à kn^r parler à vous personelemeift^e bouche, comme autrefois ay fait ou temps passée pour aucunes incidences et mutations du temps qui depuis sont

survenues »

Les miaiatures sont des reproductions fidUes de cellesi qui existent dans le manuscrit de la bibliothèque 'i*oyale de Paris y sUr lequel j'ai £ût ma copie, et le manuscrit <lo Paris me semble quelque peu plus iincien. Ll reliure eu velours vei t, les rubriques , les dorures , tout est d'une identité parbite entre les deux manuscrits, et à tel point que je m'y serais trompé ai le maoïuorit de Oenève n'était pas plus gros et moins bien conservé dans sa i>eliure. L'auteur s'y donne hii^mâne le nom de Saltaob et y est représenté en moine gria «veo la tonsure.

Dans le troiaièibe livre, Salmon rapporte ses lettres. au rùi et quelques iails que j'ai pabliéi dans le volume qui \ui est codsacré dans ma Collection.

« Ladertiière de oeUeà épistres, y est*il dit, si fait men*

cioû et coDtieiit ^d at^y comme ledit acteur ai eut pourpos et intencion du prendre con^é dudit seig&ear et soy par^r de son hodlei en l'an mil ocec et ri , pour le temps qu il véoit encore estre moult merveilleux pour lors. »>

'' Note 9.

Bibliothèque et Archives de Constance,

La bibliothèque publique, pltoée dans les bâtiments du collège y renfenne peu de monumens andens. H n j a guères qu*utte cinquantaine demamtseritft dodatles f\i\& anciens, sont du ib^ siècle. Le plus curieux est de la fîn du i3« siècle ;*c'est une de ces Biàlia paitp^um telle qu'on en a imprimé plusieurs dans les premiers temps de Hmprimerie* Les ininiat.ures au trait jointes aUx tableaux généalogiques sont pour la plupart assezélégftmmentdèssinëee.

Les autres volutnes : sont un vocabulaire latin-allemand ëcrit en i499> ^^^ Satyres d'Horace , les Géorgiques de Virgile^ l'Eloge de la Folie par Erasme ^ en latin^ dans uu volume écrit au 16* siècle et du temps de l'auteur; un Sailuste et divers morceaux de Cicéron dans un manuscrit sur papier de la fin du 14" siècle, ou plutôt du commencement du 1 5». Le professeur Weissgerber de Constance a tiré de ce manuscrit quelques bonnes variantes pour le Traité de l'Amitié.

La maison de ville renferme quelques autres manuscrits* C'est un bâtiment du la* siècle en apparence* Le boui'guemestre de Constance eut la bonté dû m'ouvrit* les archives. Elles ne contiennent qu'un bien petit nombre de titres anciens qui aient survécu aux dernières dévastations de l'armée suédoise de Gustave- Adolphe; mais deujc nianuscrits curieux y sjut encore conservés.

L'un est UD grot volume ÎD-(bl. stfr papier dit J 5'^èele» qui contient jour par jour ce qui s'est ^sse à CcmstaDce pendant le concile. On y lit les noms des ecclâia8tit{u^ et laïques de marque qui chaque jour j acffouraient éie toutes les parties de TEurope. Leucp^rmes^ soçît biasoilliées. Un grand nombre de n(iniatui|^fort |pi,édiocFesj^ indiquent les cérémonies les plus remarquables qui qu*ent lieu : Teptrée de l'empereur Sigismond , celle du pape Jean XXIIy l'intronisation duuouveati pape^ l'auta-da-f<& de Jean Huss , celui de Jérôme de Prague , et la dernière moîlié du voIuam centiept les itctes. du ^qpcile de Bâie de §449 9 ®D Ifttin.

Ota conserve encore dans ces mémea archives un bail conclu à roccasipn du concile , pour parer aux, «écessftés nouvelles qui se psésentaient , et organiser ^cPacc(yxl avec le bourguemestre et le corps municipal, une maison db femmes destinées aux visiteurs étrangers, il y eut , dit-on, plus de 3,ooo femmes publiques appelées de difiérens

Le second manuscrit est intitulé Der Sachsen Spieget, C'est un in-folio sur vélin à deux colonnes. On lit à( la fin :

Hie bant «lise Recbt aio eod

pas ans Got si.n HîlfPe i^i^à,

Anao Pomîni MCCCC quadragento noiip(i).

E^er me Jo. Frowenlob de Ce!Ià-episcopali {%)

Majorem que mana propria scripsî.

. Il J a dans la ville de Constance une bibliothèque pai^ ticuiière fort intéressante ; c'est celle du baron de Wesaemberg , ancien grand-vicaire et ami du prince-primaK

(%) BUchofzcll.

Homme de ^ietice et de goét , M. de WèsdeMberg a réuni lcâ'nieîll^urs''ou^l«|^bi8tork(ue8y politiques et litlérài^ Tes. Sa collection d'otfivraggs sur leÉ antiquité litt^raired allânandes est*siirtout foi*t prëcieusé. Grâce à la bonne amitié que veut bien me coâserver depub longues annéei ce respectable prélat, t'ai pu souvent la consulter avec

Irait. . .

KoT£. 16; ' ' -,

Notice sur les^coumts fb Kr^uzi^ng^^ f( fieiershaf^r^^ ,ç

Kr€aslm-'en.

. ' k, une povti^ de fti»3 de Consliattée ^ eur lé territoire «uisse j ise trouve Su autre dépôt de Hvrés âticîéns pa^ttil 4e8aael8 fe^péràh bien admirer quelques Irésoris ei^fbùisi lies Badots ont supprimé lesk^ouvens, ef les Suisses lés oot obme^és; un couvent de -chanoiiies réguliers de fif-Benoil est encore florissant àKreuelihgen^ à la porté ^e Constance. J'alkii le visfier. L'abbé > homme d'esptk , jm*eii fit les honneurs avec bëaiiooôpde b(^»ie ^gtece^ et «è montra «fort iada^ent poor mon manvais allemand. JLies F^r^Aci^ sent ^âtés en Allemagne. Presq^letous leè gens bien 'élevé9> et c^tie désignatitiki s'éléndi à une sérié extrêmement Bonibreuse d%ulmdus de toutes tes classes \ ^parlent avec la plus grande facifitér la langue française. Notre ]yresse habituelle à apprendie les langues éiràngèîjpes,8*accommdâe assez bien de cette facilité , et soiiveht , quand eUe nons manqtte, noiM bç«8 trouvons dans uRfè inféribsité véritable avec tous'les peuples llu Nord. Mokî Aj>bé, liîeû quiqstruit dans leé ancienàesiétttdei^et grand lecteur de ^ipses mmirellet, y oenqsds les ji)uniaitftx y nie ^Amprend cep^dant pasile Âano^. Son iiid|ilgence n^ jttiià faise^.3teJui donandai à^veîit la bibliothèqotf et il

( 463 ) fI^t'de l'etnpreàfiDinent à pùraSïre vouloir m'/Wiitr. Ce>^ pendant j« parcouiais depuis loog-tempa le cofiveDt^et ^'arrivais jamais à ceUe bibliothèque. Je le rappelai à l!abbé qui me patut.UD peu emhai;raaaé de me la mon^r. ^.bibliotbécaire était ah^^t; on ne savait s'il avah em^ ^f\é la clef j on avait fait quelques travaux qui avaient fait déplacer les livres^ etc. J'étais nien décidé àneme con* tenter d'aucune parole évasîvc;, dussé-je passer pour moins parfaitement poli que l'abbé lie se montrait avec moi. Après avoir goûté quelques verres du pli^s âccellent de ses VhM , je repris l'affiiire de la visite à laf bibliothèque et l'abbé se décida enfin à m'y conduire. Il avait eu raison de ne pas vanter l'ordre qui devait y exister. La salle est grande et bell^ ; mais les livres élaient dispersés çà el là pf^r les t;abl6e> sans ordre ^t oouverta'de poussière. Les <9dit^ns du i^*" siècle et les maousorUs eti fort pptii npm^ {^) sonteepfndantreji&nnésdaos unaattMoire; J\ii re- ^^rqué^ parmi les. éditions. aqcieoAes^unq édMioB du «ia«- Dn^rit> déposé dAUft k^ lUtitûvea de l^Botel^de^Vdleiié QpnslaQce 9vec la gtdvure enfac sùmfe de toutes le^ mi« jiiatures; c'est un volume ià-4« i de la an du iS** siècle , e^ litres gotbiques.ill y a«itssi un trèarbesu- Philelpt^ i^priop^ AU lettres- i^maioes ;'<oit iit'^r la jJerii^ère page ie^ Jb'g^iiief ((uiv4nit0s. I^ pr^mlèiv ^ate n^est pas*' celle de i'ji^pi)essii|Q> .099* 1^- pr^foie»* Duvi'age . imprimé ne peut ^^^yfçau>nt^v\ aA)-deJà 4^ i4£6, mais oelie de la com«ppsitijc^li 4^9 S^tireS4 ... :. : * .^

.^jQ^nçîSQUs Phil^l^ffis huio setiranun operi extreipui «p^pium MedioUni ij»pi»su«*> die«aai!tsB/ kai. deeembrî-* )^iis, anoaà qaUli cbristûiiiûMGCGCXLVIIII.

: Jtmpressa Aftédiokm^&aleaclo MariâSphoftiâ, ^Éivictis- Aiffay 4««e!.quifttD fbpmte 1^ pn< CMirtcphçram Vald&r» pJnee Aaii^pjoiieQtem , «luacitioliaD qrtis ioipiîmëndi pon<^ IUmat«»)imlimi màgiétnism .i^ak^ . Asino à liadiU -cbrisliaii^

iniHesimo qvmdrifigentcshiio septuagesimo se&lô/ idibû9 i^ovenibiul>iif ( 14*76).

Lçs manuscrit»,; au qiutobre (kcinq ou àK, sont tous des antiffaoptiiedet desmistelB. Up seul offre quelque; intérêt ; c'est un vol, in*4« sur papier > écriture du i5^ siècle, qtti cputient les làfatesalkiBandesdeBoiictr. Ces fables ont été ' imprjnH^çftà pluaieurs reprises j k première édition fut ' (k\\e ^è^ l-année i^Si à Bamberg , chefe Alb«4^ Pfistètt'. Ce vQlufne est coBDu sou» le noni âeLibe^jimiiàmdikiâ^ et ta bibliothèque de Wo^enbuitel est ^ dit^m , Ik seule cpÊti pos$^d0 un exemplaire de cette pk*êeieûse édition,

PetecshaiiMtl.

En se rapprochant de Constance , sur la rive badoide dn Rhin, existait autrefois Tautre abbaye^ nob moins feineuse, dont f ai parlé plus haut, Fabbàye de Petêrshau-! éen. L'église a été démolie, il r à peu d'années;, mais il reste encore l'ancien palais abbatial et tous Içs b^timens de service de l'abbaje. J'ai lu dans les mapuscrits de la i>ibliothèque de 2urich ^ une ,CQpie ^if^e^fji,^ 4'^iffii Vft-'t çienne chronique d^ PetershaiMfiA de .9$^ à II7X CM», çppieest beaucoup plus .complète et plu» étËbduétfUe celie qui a été publiée par Useermann de' St-Blaisç dàn» sa collection de laOermania sacra, et elle mériterait, je pense, de prendre j[>lace dans la belle collection de 'in,* Pertz. Je ne sais de quel original a été tirée cette copie, mais je l'ai coUationpée avec l'édition dllssermî^np^ et je oxe suis assuré que U chrouique imprimée «Q9l»i«|it. de i;ipiitbpeu8ei la^tte» que la xopi^e offrait le- mafesï -deaombkfr* ' -.-..»/'.;

* Oi^^rouve, c)âus 8e\Xé chronique mannsbrile^ deé détails assez curieux sur les mœurs çjt les hommes de ce temps,, dont la plupart sont omi^fl^W^ ^,cJ^WiHMÇ.^P?P^'^°^^^^^

ta qcitkictioii 4e Saiot-BIaftf;. L'auteur vivait dans te is%sli^ c\e, car en parlant sous Tannée 1116 du voyage fait à Rome par Udalric,évêqwed^ Goxista^e, pour obtenir une fav^Mr 4« pape Pascal, il dit que son oncle Gebin^avfl^acc<p«npagné Udalric dfavs lé voya^ (1), H parle en diffër^^ endroits 4e<ret onfileGeUng onGébino (s) qui paraît atoîr (été un hqmme distiuigitéi ef avoir appartenu comme lui A une grande famille du payé, ^^À^'ïi fut nommé al4>é d« Peiershauscn 9 à la mort. d'Otto, «uccesseui* de Iïnfod))rie. Dana un autse endroit il: donne le catalogue de la bibliotbèqtiede Pcterabausen en 1 1 j6. (3) « L'abbé Théodoric , dit-il, augmenta considérablement la bibliothèque, et fit faire des notea.a;ux livres qu'il avait achetés.

(i) Hoc itîocre fecît cum «o Gebîi^ avi^aaihu ooeas. ^ j[a) ^nnp ^b ii^i^^rnHÎom^ 1129 refiovfita est ctpelU «aQqli Joban-* nis Baplistae à Gebinone avunculo meo...». Ipse Gehioo cUtMtrmn jam iludùm /enovaverat..M. Jpse Gebi no pat ravit calic^m argenteam , eamquci aùrôet gerainîs vcnuato opère decoravit.

S 3) Bibliothecam nobiliter .augmenlafam reUqgît (Theodorirut las ); nâm lîbros quos acquisivit , ipse subootari prsecepît. Mis-^ sâlV^' I?bk^' V cum ^ aotcito ^lesatictix , et pro nccessiuiîbus conti-' ftodfést -^~ lÂber fivfengelio^m } , argent o et asse deeoratus. — lâbfr 4«cl. IL — O^dalbl. -^ BÉneitoiot{aW 1. — < Gradoele I. •r^tÂntîpb. L*-r9re«f|ili«fl9'Qpcm<|oi|ttai.r-rIiiicr cunsaeiudiiMin • -r-i Gfffgyi^ios super £aecbielem» — Terûa. pars Moxaliuro et V ex. parte , et VI, «x integro. — PUio^^f 1. — ^ugiMliniis iuper Johan— ncm. — Aug. de Gonsensu EvaogelistaroiA. — Aag. soper priman» partera psalnaorom^ — A'isg. super êpistolas Jobannîs. — Aug. de opère mbûachorum; debono céiijiigÂll , de vîrglnitate; deiriduî^ tllè;>4l6'6Mft^ iW; 4^ agoiie «bmlîaoo; in uno volumiue. — « ->*ïÂug« EnsbinUidi'^'^ Atiguitîoi Flore»% ^ Aùg. d^Fide.— Aug» super XY gradus. — Origenis super Vêtus Test. — RegqUsMKtà Beiiedicli.-^PpBtateucbum — Actus Apçstolotum. -*«• Eunoer^ Aja*

brosii. — Vita sanctt Udalrici. — Matotinales Jib.^I. — Ômelia.

Liber Ulemalîs* -' Hos abba^ Tbeodoricus libros conscribi fecit ^ quorum aliqill jaiti vetiaiùdkd sanfy major 've'ro parsadbuemaDel«

C*ëtaient:cinq Missels^ un Evangile, deux livi'es de Lectionâ^ rOfficial,un Bénédictional, un Graduel, un Antiphonaire, un Bréviaire, le Livre des coutumes, saint Grégoire sur Ezéchiel , Morale de saint Grégoire, un Dialogue de saiot Augustin sur saint Jean , sur Tharmonie des Evangiles, sur la première partie des psaumes, sur lesépitres de saint Jean ; œuvres diverses de saint Augustin en i vol.^ son Eucfairidion, sesFleùrs, son Traité de la Foi, son Traité de i5degrés,Origène sur l'Ancien Testament,Règle de saint Benoît,Pentateuque^ Actes des apôtres, Exameron de saint Ambroise, Vie de saint Udalric, Matutinal, Omélies, Livre d'hiver. Tels sont, ajoute -t- il, les livres que fil écrire 1 abbé Théodoric. Une partie est déjà vendue, mais Tau^ tre reste encore. aGnnme le commerce de transcription des livres était fort productif, et que les livres que je viens de toieutionner d'après le chroniqueur étaient ceux qu'on demandait surtout , les moines, poiu* économiser le par-t cJiemin devenu foK rare , grattaient les manuscrits des classiques pour y substituer les oeuvres de saint Grégoire «t. dX>i*igène. On sait que c'est en recherchant les ouvrages récrits, que l'abbé Peyron et l'abbé Mai ont retrouvé •des fragmens précieux des anciens, La bibliothèque de Saint-Gall possède quelques feuillets d'un Virgile du 4^ siècle qui avait été de la même manière effacé pour fkire place à quelque ouvrage ascétique. Il est important •d'avoir toujours cette idée présente à l'esprit quand on parcourt les fonds manuscrits des anciennes abbajes.

La Chronique de Petershausen nous donne quelques renseignemens historiques curieux sur la famille de cet ëvéque Gebhard qui a fondé Petershausen.

« Un ceiiain Gaulois de la Gallia Togata (i) , dit le

(i) Les trois <] irisions du territoire «les Gaules, Oaliia Gomata, Gaiiia Braccata et Gallia Togata, portaient ea commun le non

throniqueiir, épousa une sœur du roi des Francs, empe-^ reur des Romains. Il en eut quatre enPans. Riches, jeunes, puissans, ils eurent des querelles avec le Rex de leur province, le tuèrent et se réfugièrent près de leur aïeul , qui leur donna Bregenz et Uberlingen sur le lac de Constance, Winterthur et plusieurs autres possessions. Ils abandonnèrent aux leurs une partie de ces dons, et s'étaUu*eQfc dans ce pays. Lorsque la fureur de la famille du iîe^ provincial qu'ils avaient tuë dans les Gaules fut appaisée, ils furent rappelés par leurs amis. )>

Le chroniqueur ne donne pas le nom des trois frères ; il ne désigne que l'un des quatre, Yodalric, qui resta dans le pays concédé par son aïeul^ et s'y établit. Il eut pour fils Uzzo, remarquable par sa beauté. Uzzo épousa Dietsperga et il en eut quatre fiis^ Udalncus , Marquardus, Liutfridus et Gebehardus. Uzzo, dans sa vieillesse , se retira dans le monastère de Lindau qu'il enrichit de «es biens. XJdalricus, fils aîné dUzzo, mourut en gSS dans la guerre de l'empereur Othon contre les Hongrois*

Marquardus fut fait comte par l'empereur Othôn qm estimait beaucoup sa bravoure.

Liutfridus, faible de santé et peu propre à Ja guerre , obtint Winterthur, s'adonna à la culture des terres, et s'enrichit encore. Il eut pour fils Adalbert qui passa en Fouille avec le pape Léon, et mourut le i4 des calendes de juillet io53, en combattant en fiiveur du saiut Père, contre les Normands. Sa fille Adelheitis épousa le comte Hartmann et en eut trois filles et trois Gia, a dont le dernier, Adelbert, nous dit le chroniqueur, a hérité de tout, après la mort de son père, et vit encore. Le deuxième des eoËios,

de GalUa , et souvent ou se servait de ce seul nom sans désigner les •nuftnres. Il y a d*ailleurs ici des erreurs hi^oriques fort lii«n rcUvéea par Usseman.

fiotnméUdalric^ est devenu évêque de Constance. Quant «rax trois filles, elles sont toutes mariées et vivent encore. »

Gebliard; quatrième des fils dTJzzo, fonda le monastère de Peter shausen près de Constance.

Quelques détails sur les usages du temps sont aussi as- UKt curieux. Je n'en citerai que deux fragmens.

<c L'année de rincarnation de Noire Seigneur 1129 (i), l'abbé amena tin certain moine^ nommé Aaron , prêtre de Lambesch, fort haUle musicien, qui lui fabriqua ub ùrgue des plus mélodieux, et le plaça sur le côté méridiôliai de l'église. Déjà quelque temps auparavant , il avait fabriqué un instrument dti même genre pour Téglise de Constance, à la demande d'Hérimann,8ous-chef et gardien de cette église.

a L'année 1 1 58 , on mit en vente un domaine appartenez au monastère deSaint<<^eoi'ge8(2),dans la Forêt Noire, ati

(1) Addo ab iocarnatione Dominî MCXXIX, abbas conduxit monachum qUemdaixi Domine Aaron, prcsbyterum de Lambesch , inusicœ artis peritissimus qui fecit el organa elegantîssîmœ moduiatîonis et constitàit ea ad roerldianamplagam e]usdcmbasilicx. Ipse «tiam, jamaiitda,ejasHem generisinstrtrmentomConstatitiensreccIesîaefecerat, patranti Herimanno vice-domino et custode tune ecclesiae*

(3) AnooMCLVIU vénale Factum est praediucn quodmouasteriotti Sancti GçOTgîi Mart., quod &itiim est in Nigrâ Sylva , in yillâ M iikiinh«si«idictÀ«£rgb quoniam nostram monasterium ineÂdem vill\ pfsediam habebat^ quod ci Geroldus, boose meinoriœ, quondam tledcrat, cum se ip$o et aliis prsediis suis, RiettsciUcet et £fkir^ cbiswilare atque Niwirson , idcircb toto nisu AÎtebatur ut hoc ac-*- ^uirerent* £à de te factucn est ut, tabula qa« in principaU ahari, &»neû Gregorîi , ex sinistre latere , contra chorum , apposita erat , et erat aoxo etigemniis decentissimè oooperta , aqro nudaretur. In lui)ttaiUbnI«D medietale erat cicculns gcmmis pretiosis deitsissimè cir-^ cuiium adornatus,cu)us iomedio imago Dofiûni NostrlJesu Cbristi^ }h majestate %edenlis pulcberrimo, opère babebatur » et in circuittt per planum Gbcrubim habentes quatuor faciès et senas alas, et Rotae habentes alas et octtlos , et novem ordines Angelorum habentes in

lieu -appelé Mimînhusin. Notre monastère po^sëdait auast au même lieu un domaine o£fert par Gerold , d'heureuse mémoire^ qui s'était donné à nous lui et tous ses biens de Richti; d'£flirchisvilare et deNiwirson ; nous désirerions donc faire tous nos efforts pour l'acquénr. Cest pourquoi nous nous décidâmes à dépouiller de Tor qui la couvrait une table placée vers le chœur sur le principal autel de Saint-Grégoire et qui était assez richement oi*née d or et de pierres précieuses. Au milieu de cette table étai^ un cerc^e couvert tout è. IVntour d'un rang serré de joyaux ti^ précieux. Au milieu de ce cercle était placée l'image deN. S. J. G., siégeant dans sa majesté, etdu plus beau travail. Tout autour étaient des chérubins avec quatre faces et six ailes, des roues avec des ailes et des yeux, iieuf ordres d'anges tenant en main des fioles , «t vingtquati^ vieillards qui avaient l'air de venir déposer Icuro couronnes devant le trône de Dieu. Aux quatre coins se trouvaient lés images des quatre évangélistes parfaitetnent travaillées. A l'entour du tout étaient des cercles remplis de pierres précieuses et des images en ambre jaune. L'oiseau saint, et tout le reste était d'exceUent orsibienexécuté-que

mjrtiibus {)kiala5> ei 24 seniores 'quasi «nitlentes coronat suas antè ihroBuiB Dci. Imagines quo<|ue quatuor EvaogelisUraiB , insinga*- Hi clectris puleherrinio opère habebant , at per cirooitum circuit fltnï gemmîs et io cttteris eleclrio» imagioei în vimbonrc. Yer^ •rii et fa«c omnia îtà pulcbro opère eraot, optifDo auro fada, ilà ut deledaret te videre. Hcc itaqoe fuerant ut mox ipti çoospeximus , du» tabulae , una auro, «Itéra argenio «t «luro , colufBiiae quatuor, ciboria argento operta, thuribulum argenteum vaille pretiosum, calices plus quam viii]. Igîtur hoc auro, qno* nîam de \»m dicta tabula sumtuin est comparatum est praedium apnd Himinbusin, quod babuarat iliic monasterîum Sancti Georgiî» Insoper datum est pro eo praedium quod habuimus apud Astheim , quod dc<Wat qoondam Barloldus de Zaringen, frater Gebehardi apiscopb 111 , pro boipitio violcnier af ud nos lumlo.

oela Ëiîsait plaisir à voir. A cela ou ajouta deux autres ta-*., blés , Tiiae en or, Tautre en argent et or ; quatre ciboires recouveits d'argent, un encensoir en argent très pré*cieux et plus de neuf calices. L'or pris à. la table susdite et tout le reste servit à acheter ce domaine de Miminliu-ï sin ; et cependant on fut obligé' d'ajouter encore au prixuok aiUre domaine. que nous avions^ prèsd'Asiheim, et qui nous avait été donné par Bertold de Zeringen, frère de Get>hard, troisième évêque, pour prix du séjour qu'i{étjàii Menya de force faire chez nous. y>

Cette même ckronique de Petershausen contient sur le voyage de saint Bernard en Allemagne quelques détail^ asse:(cuûeux pour que je les rapporte- ici. |

l^ivje.Y. §,i4,.

Factum est autem temporibus Conradi régis ut Euge^. nius papa litteras mitteret Ludovico Francorum régi. Sed4 et Bernhardus abbas monastcrii, quod dicitur Glaravallis^ alii que transirent pec Galiias^ et prœdicarent ut omnes, tam m^joies quam minores, qui Dei voluntate parère, yellent, arn^ti pergerent ad debellandos paganos^ et maxime contra sanguinarium. quemdam tyrannum, qui. Edessam civitatem» quaç olim Rages dicebatur, invaserat^ et christianos omnes quqs ibi reperit, aut opcidit, aut in çaptivjtatem redegit, et Dei s^pra praedavit, et polluit atque avertit. Hac igitur famâ pervulgatâ , factus.est motus magçus in t^^râ^ ità ut ipse Conradus, Romanorum rex , et Ludovicus , Francorum rex , cum ducibus et comitibua.» aliîsque proceribas multis, cum populorum infinitâ multitudine, ex diversis regionibus, sedex monasteriis quam^ ]^lurimis , se Domino offerrent , et mente devotâ atque promtissima se suaque ad hoc tune studipsissimè prœpararent.

Perrexerupt içitur armati , eicerçitu^ infinitus. nimjs ,

per Pannoniam elBulgariam Silvam, et copîosâ navlum multitudine per Danoubium, portantibus arma et quaeli* bet Decessaria. Cumque yenissent in Graeciam hononficè suscepti sont à rege Graecorum^ et ipsius ducatusperducti sunt in eremum vastissimam , ut venirent, sîeut putaverunt, ad terras gentium. Igitur cum quâdamdie castra ponerent in loco quodam ubi vaib's erat inAer eos, ibiqoe fixistentoriis fessirequiescereDt; ecce subito intempestâ nocte vçnit innuDdatio maxima, et quseqiie in vallo reperit, idem torrens vehemens in mare transduxit. Hoc primum infortunium posteà diversarum cladium portentum fuit. Nam, cum primum in'Dei limore humiliter et pacifîcè pergerent, cuncta eis prospéra obveuerunt. At vero posteà, cum eiati in superbiam rapinis inservire caepissent, diversis cladibus consumti sunt ; nam cum per deseiium pergerent , et escas non invenirent , multi famé perierunt, alii incdiâ laborantes à paganis aut peremti , aut in captLvitatem redacti disperierunt ; quidam quoque glonoso martyrio coronati sunt. Rex vero Conrad us ciim yideret . quod nil suas voluntati perfîcei'e potuisset, reversusest Coostantinopolim ad regem Graecoruro, et ab ipso direclus est navigio per mare Hierosoljmam. Fra ter autem régis, Otto, Frisengensis episcopus , jam pridem recesserat ab exercitu ,qui regem sequebatur, et vetebat per regiam viam transire Hierosolymam, et cum rllode exercitu ad xxx mitlia armatorum. Et bis çrgo paganorum exercitus supervenit, eosque penè omnes interemit.

^ Rex quoque Francorum Ludovic us cum uxore et

j multâ ambitione sequestrati cum suo exercitu perrexit ,

j quousque Antiocham civitatem pervenit. Hic à principe

^ civitatis honorificè est susceptus ; et cum ibi aliquantis

diebus quîeseeret, sicut fertur, stupFatâcjus uxore àprift^ cipe civitatis, ipse rex cum pauois vix evasit^ et ad Conr»dum regen», qui tune apud Accait)!! moitibaiur , pervenit; à quo bénigne respect ua, ac posteà uxori ad s& i^evertenti^ recouciliatuseot (i).

Now 11*

Bidiioibéque puhllqite de Carisruhf^

La bibliothèque grand-ducale est placée dans une dea ailes du palais. L'entretien de la bibliothèque et les émolumens des employés sont payés par le grand-duclui seul. C'est en effet une bibliothèque particulière fondée par les. marquiade Baden et augmentée des bibliothèques des différentes branches de la maison de Baden. Ce n'est que depuis un petit nombre d'années que ce fonds s'est accru d'un fonds tout uational^ provenant des anciens fonds des.

(i) La Chronique d'Otton àe Saint-Biaise, de 1146 à 1209» donne sar le voyage de saint Bernard en Allemagne et dans la Terre-Sainte « quelijues lignes qui font connaître tout le caractère d*une pareille entreprise» Je la rapporte ici en note pour compléter c^tle recherche.

GapuI I. Qttod Bernhardus obba< clarevallensia exhortatione su4 plurimos ad iter Hierosolymitanum accendit. — Anno Dominicse incarqationis 1 i^B summum Pontifes Eugenius ecclesi» transmarin» paterne coudoient, multosad Hierosolymitanum iter accendit, ac vc* oerabili Bernhardo Glarevallensi abbationeraprœdicationis vice sui ieap9s\lUi , ex omnihas mandi partibus cismarinis innumerabilem exercitom coadunavit. Venerabilis itsqoe pater Bcrnbardus indutus virUite spiritus ex allô adinjunctum sibi praedicationis officium non segniler accingitur, virluteque vcibi, omni gladio ancipîii pcnettrabiliori ^ miraculorum comitante incomparabili gratiâ , totam GalUani cl Gcrmaniam pcragravit , et ad cxpcditiuoem transn^ri-* oaoi I innumcrabiles acceodit.

cotivens supprimas et entre autres des célèbres abbayesde Saint-Biaise et de Reichenau, Le bibliothécaire me moqn tra fort pomplaisaipment tqut ce qui était classé » mai4 IpalhçureiiseiDept pour pioi^ ce qye je tens^is le plus à conpaître , c'est-à-dire les fonds de Saint-Plais^ et dç Rei* phcnau^ ne sont pas classés et je n'en pus rien voir.

Parmi les mf^nusçrits classés, je remarquai les suivaps \

Un Térencedu 13« siècle.

Cinq chaqts de tAchiliéïdede Stac^ , m^nu<K:rit du i5c siècle.

Un manuscrit français contenant un petit pombre de feuillets d'un ropian en vers du commencement du i5* siècle, éprilure et vignettes du temps. Le fragment était trop court pour m'aider à déterminer l'auteur ou le sujet.

Missives et sopnets adressés à François I^i* et à sa mère Blarie de Savoie , pendant la captivité de son fils, par ui^ sire de Roquemaure , en prose et en vers fort médiocres , écriture et vîgnettes du temps. François £er el Marie de Savoie y sont plusieurs fois représentés.

Mémoires sur Taii; militaire et sur le gouvernement, en langue allemande, par le prince Georges Frédéric , en 3. volumes. Il est dit d|tns la préface que cet ouvrage esjt destiné par lui à sa famille et non à l'impression.

Il y a aussi dans cette bibliothèque des mémoires du prince Louis de Badep , qui servit en Hongrie , sous le prince Eugène, et se -distingua dans la guerre contre la France ; des renseignemens assez nombreux sur la Hongrie sont joints à cçs mémoires ; mais je ne les ai pas yus^ et op ma dit que le grand- duc a^ul s'était réservé d'eq autoriser la lectui^ même aux princes de sa £Dimille(i).

Deux cartons de lettres et de cahiers attirèrent surtout

(i) Voyez à la fin âc cet Appendice la note suppltfnientairc si^r lu!> Mcaiûlresdu priucc Louis Ue Badcn.

mon atteiltîon* Ce sont tes lettres da tiiai*grave Chartes-* Fr^érie , aiors margrave r^ent de Bade-Durlach , de-* puis premier grafod-duc de Baden et père du grand-duo actuel , au marquis de Mirab^u, avec les réponses de ce?lui-^i , de 1769 à 1773. Le grand-duc Charles-Frëdërio était un prince fort éclairé et surtout grand propagateur de l'économie p«)litique. Il a même écrit et imprimé sur cette science un petit volume français , intitulé : Abrégé des principes de t Economie poUii que. Carlsruhe, 1786. Les mêmes cartons renferment des lettres de Dupont (1), de 1771 et 1772. Deux de ces lettres contiennent une copie de la correspondance qui eut lieu en 1771 entre Tnrgot et Condorcet 9 sur la jurisprudence criminelle. Dans la i3* lettre , pn touve un fort bel éloge raisonné de Sullj. Dans une autre, on lit une histoire fort claire et fort judî-^ cieuse des difféi^ens régimes auxquels le commerce des grains a été soumis en France , et des événemens qui en sont résultés. En tout , cette correspondance mériterait de ne pas rester inconnue. Les lettres des deux économistes français sont re^lplies de sages réflexions , et celles du prince Fr^ériç annonçept un homme éclairé, un souverain qui prppQse constamment pour but à ses sections y la justice et le progrès. J*en citerai quelques fragmens :

Le prînce régnant de Badep écrit au marquis de Mir l*abeau :

t Carslruhe, sa septembre 1769.

<c . • Dieu m'a fait naître pour gouverner uo

pays qui , par la température de son climat, et par la fertilité de la plus grande partie de son sol , laisse espérer de bonnes récoltes au laboureur industrieux , quand il

(1) Auteal à\ïi Traité ^^ëroqomie poUtiqqe et des ÉphémerifcA 4*un citoyen.

8e trouveeoëUHLdeÊireà la terre k» avaacM néeetsitrat' à sa quIUire. Il o'y a poinide grand» propriétairea. Chaque pa^sap. e«t piîopriétaite de acm champ qu'il cultive ^ et, aprèi^fia ittoirt. Unit ce qii il poariède est partagéen autant dft parties .qjLi'il, a d'Mritijera,... Il y a des personnes qui sont 4%vi$ qu'il, faiwlrait une loi qui limitât ou abolit le parti^ ^^^t^r^s I dp façonque celui des enfans.qui hérite-^ rai^ des chs^i^p^., seiaii obligé d'en donner l'équivalent en argient à ^s cpT^riitif rs pour la perte. Hais.lea paysans s'y SQuipetti]^ifBnt ppat,-4tre:à regret, étant attachés à leur ter^ rain et préférant l'occupation des champa à toute autre. Comorf je n'ajnie pasi à faire ce qui peut leur être désa* gréaWje ^n choquant des préjugés reçus depuis long-temps^ à ipoinsque j^ t\y voie évidemment leur propre intérêt, je vouSjprietde vouloir bien me dire si vous trouves qu'une ifiHe loi fierait avantageuse à mes sujets, et surtoutconforme 2^ lienr propriété foncière , à laquelle je ne me crois pa& ai|toi;i9éWéroger en aucune manièie. »

(•e i|aai;qujs de Mir^b^u lui répond :

<c ; Daignez-vous demander:

« 1^ Si de ce qu'un pays est trop peuplé, preuve certaine du bonheur pos^ble de x:eux qui l'habitent , on en peut infêrer qu'il y ait quelque grand changement à fêiire à ses lois agraires.

ce a" Pdf'quel moyen un souverain et son conseil peuvent se flatter de connaître mieux ce qui convient à son peuple %m Çff peuple %k9i i? connait lui-même.

mi 3f C9mmfîP^> ^^ supposant qu'en bon père il désirât obtei^* l'acç^ssipo Muiverselle à ses décrets , il pourrait se flatter de la irecevoii:i.méme d'une assemblée de députés , sans craindre que la confiance et le respect ne les entraînât à l'avis d'un bon père , comme la flatterie et la crainte à celui d'un prince ordinaire.

(c 4** Si encore^ en supposant que par un changement de circonstances extérieures et gënéiraies , un changement de conditipn d^ns les çiçcoustances intérieures et domestiques devant pju$ favorable ^u peuple, c^ changement oe> se ferait pas insensiblen^ent et de lui-même > sans que le gouvernement li^ii doui^ât l'air d'une révolution. • ♦ . . ......... Mon avis est djévoilié par ces. quatre

quesl;ions. Jç vous, respecte donc au point d'oser voua dire qu^ vous n'ayez pas le droit de faire luie telle loi. Or> de l'absence du droit , on doit toujours inférer l'inutilité du > fait , et pis encore »

Dans une autre lettre , le prince prie Mirabeau de lui indiquer les moyens les plus e£Bcaces pour répandre avec promptitude etsuccès l'instruction publique.Il raconte qu'i l fait tout de son cô^ pour populariser les principes de Isi, science. 11 a fait traduire en allemand les ouvrages français d'&onomie politique ; il engage tous ses employés à lea lire ; le soir il fait venir chez lui les hommes de son pays qa'il ciroît doués de plus d'instruction ; il cause avec eux devant les agens supéi'ieurs de son autorité ; et, cherche en même femps à faire respecter la science et à la répandre ; mais il trouve que l'instruction arrive bien lentement. I( finit par demander quelques éclaircissemens sur. Il question des impôts directs ou indirects. Il veut savoir s'il est utile au pays d'abolir les impôts indirects et d'établir des impôts directs et équivalens, d'après des principes' justes et naturels, et indique quelles ont été à cet égard les baserde sa conduite.

Dupont , dans une de ses lettres au prince^ se livre à une critique, souvent peu approfondie, de la constitution aoglaise. Cependant il donne jusqu'à un certain point son approbation à trois séries de lois qui sont :

1® Celles relatives à la procédui*ecrimifielle<c qui ne sont

pas^ dit-it, les meilleures possibles, mais ^e8 meitteuFesb peut--èti« qui existent aeruellemeQt. »

s* Celle de la liberté de la presse a qui est effectivement une loi majeure et qui i^ëfoi^mepa toutes, les autres si Dieu lui prête dui^e, et pourvu qu*<elle résiste aux attaques que la constitution met à portée de lui kive. "»

3® Celle qui rend les propriétaire» fonciers et la valeur de leurs domaines Tunique garant de l'impôt territorial et qui empêche que les fermiers ou cultivateurs soient inquiétés et laissent leurs richesses d'exploitation hypothé^ quées pour son paiement.

De ces trois lois de l'Angleterre^ la première ft'est considérableiipent améliorée ; ta seconde a reçu du bill de M. Fox 9 qui reml le yavj juge de l'intention aussi biea c|ue du &it 9 une vitalité à l'abri de tou^ attaque. Elle est placée à coté de la constitution , pour la surveiller et l'améliorer sans cesse. La troisième , déjà contenue dans la grande charte , a pu seule sauver le grand propriétaire foncier des SQuIèvemens auxquels eût autrement donné lieu le mécontentement du plus grand nombre. Cette loi existe en Autriche comme un &rdeau pour le riche^ un allégement pour le pauvre. Le gouvernement &it d'abord payer l'impôt par le grand propriétaire foncier ^ qui n'est autorisé à se rembourser sur le cultivateur» qvi'avec des. ménagemens extrêmes que la loi surveille avec beaucoup de jalousie. C'est par là qvi'on a obtenu de i^irç vivre en, harmonie , sur le même sol , des hommes ai sembUbka. avec des droits si divers. Les pays de petite propriétd Gjiit 4 aut^^es principes à suivre pour arriver plus sûrement s^M but commup^ le pli\s gr^nd biçn. du plus grand* nombi^e.

M. Dupont termine cette lettre en proposant une sort« <|e constitution à lui^

Presque tous ka grands et petits souverains du Nord avaient alors et) France des correspondnns parmi les gens de lettres connus, ou inconnus. Il n'était pas jusqu'aux comtes et barons de l'Empire qui ne voulussent en cela •êuivre la mode. J'ai retrouvé dans plusieurs bibliothèques ^ticuUères d'Allemagne ces correspondances du temps. C'est pour la plupart une espèce de journal manuscrit -anecdotique et politique, assez semblable, pour la. forme, à celui de i)acii$uii)oiit ; et il n'j a guères plus de foi à faire danç leurs anecdotes s^ndaleusés. Ces espèces de .journaux à la main pénétraient partout et répandaient yes erreurs sans qu'il y eût moyea aux personnes attaquées de se défendre ^ puisqu'elles ignoraient que leur réputation avait été mise en jeu. M. Meister m'a dit avoir été obligé, lorade l'impression de la correspondance att^i^ buée à Grimm , de faire supprimer un grai^d nombre d^ passages dont sa moralité redoutait ietlet ; et quand d'Âlembert, Diderot, Grimm et Meisler , placés si favonoblement pour tout connaître^ ont pu commettre des erreurs , telles qu'un d'eux redoute le mauvais effet de leur •publicité , qu'on juge de celles que des gens moins bien ¥ lacés devaient mettre en circulation. Quelle supériorité n'ont pas nos journaux? Au moins si la légèreté, plus soufrent que la malveillance des rédacteurs , laisse une eri'eiu* dangereuse s'infiltrer dans leurs colonnes , la raison publique 'jtige les arbitres eux-mêmes , «t les personnes blessées, hautement averties, peuvent répondre. Les journaux à la main et correspondances seerètes étaient alors d!autaïit jplus actifs , que toutes les classes supérieures parlaient et écrivaient notre langue , même dans leurs re-^ lationa intimes et de famille. Encore aujourd'hui cette habitude a'eèt conservée dans c^iaines villes , et parmi les aoiju^erains entié eux ; mais comme on n'admet plus qu'avec une sorte -de méfiance politique les journaux firançais,

etcfu^iissonttnânieprDhibéspar la jalmMÎe de quelques états, la facilité d'élocatîon fraoçaise diminue , sans que pourtaQi la langue perde de son n niTei^li té ^ puisqu'une étude qui était réservée aux claises privilégiées est aujourd'hui le domaine de tous. Il n'est pas d'université et de gymnase^ il est peu dëcoles de villages , oii on n'enseigile . notre langue.

En parcourant à Carlsruhe cette correspondance y tués yeux sarrâtërent sur un numéro des Petites Affiches de la même époque qui avait probablement servi d'enveloppe. Il était de Tannée 1766 et j'y lus ee;quî sait:

d Jolie charge milita îï'e , donnant au bout d*un certain temps de service la croix de St-Louis et produisant 790 livi'es. Prix 16,000 livres. On a'adressera à M.Brunot^ no- "tàire , rue Ste-Avoye.

c Charge donnant la noblesse et procurant dans la province toute la considération possible. Prix q5,ooo livres.

a Charge de président en la Cour des monnaies de Paris, Elle donne la noblesse au prciniei* degré et .produit 2^679 livres. L'acquisition en est facile. On s'adressera à M* Saavaige , notaire , rue de Bondi.

m Un partiiQuli^ souhaiterait uiie charge de secrétatrt du r^ près le parlement de RenBea , ou une autre charge de la même valeur ou euviroa^ qui atumit teamèmes'piit viléges et. qui n'exigerait. auoone fooetioii. S'adresser i M*' ForeatieV , noWre , rue StnA;voye* :

<c Un particulier désirerait acquérir une charge hono* rable et lucrative , ou simplement honorable et n^ayanrt même aucun revenu. Daiïs le premier das, il y mettrait depuis sc^^ooo jusqu'à 5o,oooéivres> et dans le second cas depuis iQ/KX) jusqu'à 3o>ooo livres* Moins il y aura d^exercice, plus elle vtaudrà. On s'adressera^ et». »

De telles annonces expliquent mieux que des volumes l'état d'un telle société politique.

Je demandai au bibliothécaire si , outre les manuscrits indiqués sur l'ancien catalogue de la bibliothèque margraviale , il n'en existait pas d'autres apportés plus récemment et provenant des ancieiis fonds des bibliotUèqu^es abbàlia* les de S^Blaise et de Eeiohenau j mais je ne pus avoit de réponse qui me satisfit. Il est probable que depuis JeHu' entrée à Garlsruhe , ces manuscrits, sopjt restés négligé^ et «aits catalogue et que lepuUic, n'agissant pas diirectemeiit sur le bibliothécaire^ il aura souvent; projeté de classer ies àâanuscrits sans terminer jamais ce travail , jet que ne yovt» iant pas avouer ces longs délais^ il préfère ne pas parler d'une richesse dont s'inquiètent si peu de curieux. Au reste. c^ n'est pas à un Français à blâmer celte négligence hotâ de ehez lui , avant d*én avoir détenu ta réforme dans 0qq pay^. S'il y a souvent négligence ailleurs » il y a trop soi^ yeht aussi négligence et désordre, chez nOuQ. Dan# la tournée que j'ai faite dans les bibliotlièqu«s de nos ^ép^rl^ jnéns , les bibliothécaires m'ont souvent: dit qu!i)8; n'avaient pas de manuterits , el en faisant puvrif.'d'^u^i^ çertau^^ phaàibies, ou armoires , ou greniers ^ qm dessous d'esç^ liers , j'ai trouvé plus d'une fois des manuscrits du, i '^U ,dtt A 3^ et même du ii'' siècle. Dans d'auliesdéparteii^c^Qf les bibliothéc^res sont zélés et iûstriMts ^ s^ai^ ta d^|a;q^|iqii|e et la paléogcaphie neieursontpasfamilièiwft^ {|anil^|)^|i de ressources que leur offre leur ville et ils ont ^soin d'être guidés dans la classification. Des hommes tels que M. Weiss de Besançon et M. Jung de Strasbourg, aéraient même à Paris de brillantes exceptions. J'espérais mfedé^ idommager à Heidelberg dU peu de ressom*de^ i^ m'ôfijraieut les manuscrits de Garlsruhe.

(iéé)

NOTB 12.

Bibliothèque publique ttHeidiMtrgi

IParmi les manuscrits latins on i*emarqqf :

Un Grégoire de Tours du 9* siècle* Par un concoure ée circonstances heureuses > la tille deClermont en Au-4 Vergue possède un manuscrit du même Grégoire de Tours qui fut son évéque, et de Sidoine Apollinaire qui était 'Auvergnat; les deux volumes sont aussi du 9* siècle. Le -Grégoire de Tours est de la plus belle oonseiiratioii. U peut être utile de eoUationner les deux exemplaires contemporains.

'>^ Histbfre des Lombards , par Paul Warnefride , manns- ^étîtdu I i^-eîècle. C'est le même Paul Warnefiidé auquel €tiiai^lètfiagne adressa des vers latins de sa con^position. "lia chronique du M' Oossin, publiée à Paris, infoL> ~i*668i , contient, pages 1 36 et 1 37 , ce qui suit 2 ''Ad hànc (Paulum Wamefridum) pr»fàtus Caroloi réx j qui cum exiliàri jusserat, audito quod in loco mor liàstictim habitum sempsent, plurimum illi coogratulans^ 'éatis affainles et jocundas metrici cêmpositas misit^ etc. ' ' Là chronique dit que ces vers latins de Charlen^agne i Pkitl 'Warnefride sont insérés dans le n"* 367 de la biblio- *thèqûede son abbaje qui commence par le vert suivant :

^tiiriàti pater munJîySolls radiaatis orîgo-, etc.

]; 'll.a^ute,que les réponses de Paul Warnefride ne se ii^ouy^^ pas parmi les manuscrits de la bibliothèque du M' Casain,et il cite les 1 o vers suivans comme étant tirés des lettres de Charlemagne.

Uinc 4-eler egredîeus facilî tnea cerU Tolatu Per silvasy colles , vallcs (]uoque pnepete cursu ^

Aima cleo cari Benedicti testa ret^uire ,

£sl nain cei^a quics fessis %'enientibu$ illur.

Hic (lomus hospitîbus, piscis^hic panis abumlat,

Pax pia , mens humilis , pulchra' et coucorHia fratrum ,

l»aus, aiDor , ctcultiis Chris'l simul omnibus boris.

I>ic patri et soctis cunctis ; salvetc ! valete !

€o1]a mei Paaii gaudeado araplcRte bénigne ;

Dicilo mu^olicns : Salve , pater opiime, saWe! elc.

Jornandès, Histoire d^sGolbs, manuscritdu lo* siècle.

Les manuscrits français ae sont qu'au nombre de trois. Ce sont :

N«> 1969. Poésie allogorique intitulée : le Pèlerinage de la vie humaine^ manuscrit du i^" siècij?.

354* Le Livre des quatre dames, Toman métrique allégorique. Dans le même volume est un chant d amour en 18 strophes ce B vers de 10 syllabes; manuscrit du j4'' siècle.

484 • Traduction des Consolations de la philosophie de Boëce f manuscrit du 1 S*' siècle.

Mais les ma,n user! ts allemands ofi[]i*ent une,mlQe féconde. Je me contenterai d'indiquer ceux desMinne-Siingerdont Vétude peut être utile à la connaissance plus complète de nos troubadours et des romans de chevalerie. Il arrive souvent que tel roman français et provençal dont Toriginal est p^rdu , nous est du mpins conservé dans une de ces traductions. Tel est par exemple, le roman de Tristan par Wolfram d'Eschenbach dont Torigine est ceilainemcot méridionale.

Le N** 3g3 , outre plusieurs poésies manuscrites^ contient quelques chansons imprimées sur une feuille et destinées à être vendues au peuple à propos de quelques événemens qui provoquaient sa sympathie. On Ht sur le premier feuillet de ce volume :

Sum de bibliothccâ quam, Heidelbergâ oapt» spolîum feclt et P . M ^ Gregorio XY trophseum misit, Abxiœilianus ,

itïrttsqite Bavariae dux , et S. H. J. Ai*chidapifer e\ prii)tepseleclor (anno Domini i6a3).

Le chant contenu page 93 sur la guerre de Charles Y contre la France m'a semblé assez curieux pour que j*eii )>nsse copie. Je Tai réuni à mou Recueil de no* chatits nationaux. Il se compose de s 5 strophes de 5 vers. Dans lé même volume on trouve un chant spirituel de Martin Luther, in Noten gesetz iBa^. — Chant sur le roi Charles V, lie Martin Wéissfe. '-^ Deux chants sur la guerre deè pajsatis. — Chansons sur Pavîe.

N" 43» Evangile teutonique d'Otfried.

3. Quelques fragmens de Guillaume d'Orange, ap* pelé souvent daûs les catalogues Guillaume d^Orléaàs. CVst un poème de Ccfnrad de Wurzbourg dont cette bibliothèque possède plusieurs Wànu83rits. Il est hniïè d'uù vi«*u^ poème français ou provençal.

A la ^itê se ttt)uvek)t plusieurs poésies des Minne-^ Singer.

S. Chronique dcirois romains jusqu'en 1377.

1 4* Poème sur la nature par Henry de Mugeln . Il y a , "dans d'autres manuscrits du 14* siècle, quelques èuivragès du )9ftéme poète.

' 67/ Combat de Didier (Dietherich ) avec le géant Sige- •not, en strophes d« i3 v€ts. Manuscrit du iS* siècfé. M. deLassberg a pmblié séparément ce "petit poème, qui se retrouve encore au N* 324.

84. Livre des Sept Sages. Le même ouvrage se retrouve aulN^ 1^7. C'est unreciteil d'histoircfs moralisas, dans le ^enre du Gesta Romanolrum.

86. Recueil des fables Esopiennes de Boner. Manuscrit du 1 6" siècle plus complet que celui de Kreutzlingen. La même bibliothèque a deux autres manuscrits du ï5*' siècle du même ouvrage.

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