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Cet office est une création départementale, ressortissant de la Préfecture de la Seine, indépendante du ministère de l'Hygiène. Il s'occupe de formation d’infirmières visiteuses, depuis l’année 1916, dans le but de lutter contre l'alcoolisme, la tuberculose et la mortalité infantile. Il place les infirmières visiteuses dans les diverses institutions qui en font la demande et paye lui-même ce personnel dont le traitement est de 5oo francs par mois (600 fr. pour l'infirmière visiteuse chef d’un groupement).
Il utilise actuellément 150 infirmières visiteuses qui sont placées dans divers établissements, notamment onze à l'Ecole de puériculture, dont une infirmière-chef. Les élèves de l'Ecole de puériculture de la Faculté ayant obtenu le diplôme peuvent également devenir directrices de pouponnières, de crèches privées. Quelques-unes d’entre elles sont attachées à des dispensaires de l'Office public d'hygiène sociale, d’autres sont assistantes sociales de médecin.
Avec ce personnel d'infirmières et d’infirmières-visiteuses est assuré le service des trois dispensaires de l’Ecole qui fonctionnent chacun 2 jours par semaine, ce qui permet aux élèves d'assister à toutes les consultations.
Toute mère qui se présente au dispensaire est de suite reçue par deux infirmières dont l’une est chargée de dépister les maladies infectieuses des nourrissons ou des enfants. La température est prise, dans un box isolé, si l'enfant est souffrant et, en cas de maladie, l'enfant est dirigé sur un hôpital d'enfants. En cas de doute, l'enfant reste à l'isolement et y est visité par un médecin. Il n’est pas mélangé avec les autres consultants.
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Si la mère est déjà venue au dispensaire on recherche sa fiche et son dossier l’accompagne à la consultation. Si elle vient pour la première fois, il est de suite établi une fiche, puis une infirmière visiteuse l’interroge et prend les renseignements sociaux sur lesquels nous reviendrons. Après avoir répondu aux questions précises qui constituent le début de l’enquête sociale la consultante est dirigée sur la consultation du dispensaire qui la con-
.cerne. C’est de la sorte qu'elle entre en relation pour la première fois avec l'infirmière visiteuse qui, dans ses visites ultérieures, complètera l'enquête dont nous allons indiquer les grandes lignes
— Composition de la famille.
— Membres de la famille vivant dans le ménage et autres personnes vivant avec elle. Etat-civil, degré de parenté et qualité des commensaux.
— Membres de la famille vivant ailleurs.
— Origine de la famille, origine rurale ou urbaine des parents et grands-parents, date de la venue à Paris.
— Profession. Lieu de travail, relations entre le travail et la santé du malade:
— Budget. Gain du consultant et gain des autres membres de la famille, autres ressources.
Vêtements : suffisants ? propreté ?
— Alimentation : abondante ? bien préparée ?
— Etat mental et moral ; intelligence, instruction, caractère.
— Logement : nombre de pièces, dimensions, à quel étage, loyer, nombre de lits, de fenêtres, logement humide, ensoleillé. Mode de chauffage, travail à domicile, propreté, W. C.?
Le travail de l'infirmière visiteuse se fait donc en partie à l'Ecole où elle entre en contact avec les consultantes et où elle tient ses fiches'à jour. Elle fait en outre, plusieurs visites, son travail ne dépassant pas sept heures par jour. À domicile, son rôle comprend d’abord le complément d'enquête sociale, puis au cours des visites ulté-
rieures le contrôle des absences. Elle est, en effet, le trait d'union entre le dispensaire et la famille. Si les mères ou les enfants ne reviennent pas à la consultation, linfirmière se rend à domicile et s’informe des causes de l'absence. Elle stimule le zèle des parents, donne tous les conseils d'hygiène nécessaires et par sa présence fait connaître l'œuvre qui l’'emploie. Enfin, dans le cas où la santé de l'enfant nécessite le séjour à la campagne, l'infirmière visiteuse, suivant les conseils du médecin de la consultation, fait les démarches nécessaires pour son envoi dans une colonie de vacances ou dans des œuvres telles que l'Ecole de plein air de Robinson ou Fontaine-Bouillant pour les prétuberculeux. Les nourrissons répondant aux conditions d'admission de l’œuvre de Grancher seront également admis à Couture dans le Loir-et-Cher. Les dispensaires de l'Ecole de puériculture de la Faculté ont fonctionné à partir du 12 janvier 1920. Le 8 janvier avait lieu une réunion médicale, où étaient convoqués la municipalité et les médecins du 15° arrondissement et que présidait M. le Doyen de la Faculté de médecine., M. le Professeur Pinard expliqua le fonctionnement des dispensaires et insista sur ce fait que les enfants admis ne seraient que des enfants en bonne santé. Il montra le rôle de l'infirmière visiteuse qui, par son enquête sociale, écarte de l'Ecole les familles aisées lesquelles peuvent trouver ailleurs des conseils médicaux pour l'hygiène et la santé de leurs enfants et par ses conseils met les parents à même de demander à temps la vi-
site du médecin.
Ouverte le 12 janvier 1920, l'Ecole de puériculture de
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la Faculté à de suite pu rendre à l'Assistance publique, dont les maternités étaient encombrées, le service d’hospitaliser, du 6 février au ro juin 1920, 185 mères avec leur nourrisson qui y furent soignées à partir du 5° jour après l'accouchement jusqu’à leur sortie.
Le 1°® mars commença l’enseignement pour infirmières et sages-femmes (1° degré) et depuis lors trois séries de cours ont eu lieu, du 1° mars au 15 juin r920, du 1° octobre au 25 décembre 1920 et du 1° février au 15 mars 1921. Le certificat d'études élémentaires a été obtenu par
30 infirmières dont ro ont poussé leurs études jusqu'au diplôme universitaire.
De plus, un nouveau service a été créé, le 1° juillet 1920, celui de la stérilisation et de la distribution du lait aux mères ayant obtenu des bons de lait gratuit dans les XV°, VIE et XIV° arrondissements. Ce service, dirigé par M. Weissweiller (directeur de l'Ecole) permet de ravitailler en lait stérilisé et conservé selon le procédé du lait Mondia, un certain nombre de crèmeries qui.remettent le fait aux mères sur présentation de leur carte. Un contrôle effectif est ainsi assuré, les Crèmiers rendant les bouteilles non retirées, d’où économie de lait et contrôle des besoïns de chaque famille indigente. Les infirmières concourent à cette surveillance en enquêtant à domicile sur les causes qui ont empêché la mère de toucher son lait et en signalant à temps les troubles digestifs et les maladies du nourrisson.
Pendant l’année 1920, les dispensaires de l'Ecole ont vu croître le nombre de leurs consultations de la façon
suivante
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En février 1920 le nombre en était de 204
En mars 1920 il atteignait........ 4oo En avril 1920 HOT FN I 1080 En mai 1920 ns PR PT ER RIRE En juin 1920 e SM FREE TO En juillet 1920 = Re ue En août 1920 = Vs ee Mu iv En septembre 1920 — RSC ÉD En octobre 1920 . + LIRE SD 70 En novembre 1929 — ET TS En décembre 1920 — HS ERSS 1909 En janvier 1921 PS PNT ER PRE
Tels sont les résultats obtenus par cette œuvre remarquablement administrée qui deviendra très rapidement un centre d'enseignement de la puériculture où étudiants et médecins auront intérêt à venir suivre les consultations et les cours qui y sont faits par des maï-
tres renommés et par leurs collaborateurs.
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La Maison Maternelle de Saint-Etienne
Depuis longtemps le D' Merlin, médecin de la consul- {ation de nourrissons de Saint-Etienne, ville industrielle de 140.000 habitants, avait observé ce que l’on peut constater dans la plupart des centres ouvriers : un grand nombre d'avortements, une mortalité infantile élevée, coïncidant avec une insuffisance ou une absence presque totale d’allaitement maternel.
Sur 137.329 enfants (de 1899 à 1907) nés dans la Loire, 21.617 étaient morts après un an, soit une mortalité des15,75-%.
En r1ç11, après un rapport du D’ Merlin, le Conseil général de la Loire, pensant que l’on avait trop négligé l'enfant et la mère, qu'il y avait lieu d'étendre et de fusionner l’action des œuvres de maternité et de l'enfance, organisées pour la plupart par des initiatives privées, décidait la création d’une Mutualité maternelle.
Le programme de cette œuvre d'assistance et de prévoyance étant de réaliser pratiquement la protection de la mère et de l'enfant, en encourageant l'allaitement maternel ; il fallait, pour répondre aux nécessités dictées par l'heure présente, faire bénéficier toutes les familles
de son action bienfaisante ; et dès l’origine comprendre
dans le champ d’action de la Mutualité maternelle, 1e département tout entier, soit une population de 700.000 habitants.
Le 23 août 1911, la Mutualité maternelle départementale de la Loire était fondée. Etablie suivant le type des Mutualité maternelles, elle fut conçue dans une formule plus large, étendant le cadre de l’œuvre de prévoyance à toute une collectivité, avec des statuts d'admission plus souples.
Les avantages consentis aux sociétaires sont analogues à ceux des Mutualités maternelles ; la Mutualité maternelle de la Loire offre à ses adhérentes inscrites depuis neuf mois au moins : une prime d'accouchement de 8 francs par semaine pendant { semaines, sous réserve de l'observation du repos; une prime d’allaitement de 15 francs, pour une période de 2 mois d'allaitement ; un prèt de linge stérilisé aux accouchés (4 draps et 12 serviettes), moyennant une somme de 2 francs. Pour encourager l'allaitement maternel et faire de la propagande pour la consultation de nourrissons, une prime d’assiduité de o fr. 5o aux mères-nourrices pour chaque présence à la consultation. Une distribution à prix réduit de lait stérilisé ou pasteurisé.
La cotisation annuelle demandée aux adhérentes est de > francs. Au moment du payement des indemnités d'accouchement, il est retenu aux accouchées le montant des cotisations de trois années suivantes, soit 6 francs. Cette dispositon a été prise pour faciliter la
comptabilité et maintenir les cadres : cette retenue étant
une réassurance pour 3 ans et permet de recouvrer les cotisations par anticipation.
Voici les résultats obtenus
Depuis sa fondation (1* février 1912) jusqu'au 31 décembre 1917, la Mutualité maternelle départementale de la Loire a indemnisé : 4.657 accouchées et payé 3.844
primes d'allaitement se répartissant ainsi :
Accouchements Primes Lea AL. de dr re nie Le NE En OS POMELRTE ST 919 PS ET PT 696 NÉE PR 1001 M ER ATOUT DUT IT DR RER fe 675 ele 573 ÉGAL». So 755 RETRO DL
La proportion des femmes aliaitant leurs enfants est de : ET