en
76 % en r9fA 89 % en 1915
84 % en 1916
Soit une moyenne de 82 % de mères allaitant ellesmêmes leur enfant.
Au cours de la r"° année, il s’est produit 4r décès sur 8r4 naissances, soit une mortalité de 5,03 %. Pendant l'année 1916, la moyenne de la mortalité des enfants des sociétaires a été de 9,03 %, tandis que dans l’ensemble du département elle était de 13,05 %,.
En 1917, 62 décès et 768 naissances, soit 8,51 % com-
me moyenne de mortalité des enfants de 1 jour à 1 an | pour la Mutualité, tandis qu'elle était dans le département de 13,09 %.- De plus, sur 75 enfants de moins de un an admis dans le service de l’Assistance publique, h3 sont décédés, ce qui représente une proportion de. mortalité de 57,33 %.
Ainsi l'expérience tentée prouve par les résultats obtenus en cinq années, qu'une organisation de ce genre facile à réaliser permet
1°) De secourir à peu de frais un grand nombre de femmes et de leur faciliter le repos avant l’accouchement. *
2°) De diminuer dans des proportions notables la mortinatalité. |
3°) D'’encourager les mères à. allaiter leurs enfants, ce qui diminue de beaucoup la mortalité infantile.
En 1914, les pouvoirs publics, reconnaissant l’importance et le caractère de la Mutualité maternelle départementale, chargent cette société de l’applicaiton de la loi sur le repos des femmes en couches, dans la Loire.
L'œuvre de la Mutualité départementale a été heureusement complétée par l’organisation d’une « Maison Maternelle ».
Le Conseil général de la Loire, après un rapport du D' Merlin, considérant que la Mutualité maternelle, si intéressante soit-elle, est insuffisante et n'assure qu’une faible partie de la protection due aux mères et aux nouveau-nés, qu'il est nécessaire d'assurer un repos prolongé avant et après l'accouchement, décida la création
d'un établissement epécial réservé À la Maternité c£ à
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l'enfance, continuant l’action de la Mutualité départementele et la complétant.
La Maison MATERNELLE DE LA Loire fut ainsi organisée pour procurer un abri momentané aux filles-mères et aux femmes mariées, dans la période qui précède lacccuchement et leur assurer, après leurs couches, le repos indispensable pour un rétablissement complet.
La Maison maternelle fut ainsi nommée parce que le titre de refuge-ouvroir ne parut pas convenable et répondre aux égards dus à la mère et à l'enfant. De même,
le Conseil général de la Loire ne voulut pas, comme cela
existe dans certaines grandes villes où existent des refuges-ouvroirs, réserver cet abri aux seules filles-mères, qui en sont à leur premicr enfant. Elle a estimé que la imeternité, la naissance sont des périodes aussi difficiles à franchir pour les humbles ménages que pour les filles-mères et qu’il y a un devoir d'humanité à accomplir en présence de tout enfant venant au monde sans autre appui que la collectivité.
Toutes les femmes enceintes, quelles que soient leurs situations sociales, sont admises dans les mêmes conditions avec le minimum de formalités : présentation d’un certificat de bonne vie et mœurs et d'un certificat médical. Dans les cas urgents, l’admission est prononcée et les renseignements viennent ensuite.
Sont admises à la Maison maternelle : les femmes sur le point d’accoucher ; celles qui ont besoin de repos et ‘dont la grossesse se terminerait d’une façon anormale si ce repos n’était pas imposé, soit encore celles qui n’ont pas de logement ou ont été abandonnées.