LOS
termes, et ceci nous fait souvenir d'un mot de Lucien Farnoux-Reynaud à propos de l'étude des ouvrages psychologiques. Cette étude serail sans doute plus séduisante, dit-il, « si la philosophie, sous l'influence des universitaires n’était devenue un ensemble contradictoire de systèmes reposant sur des confusions de vocabulaires. » A
Les facteurs dont il faut tenir compte pour aboutir à la joie sont multiples et d'importance diversement interprétée suivant les auteurs.
La joie vient du dehors ou du dedans, Aussi pourrait-on considérer des facteurs extrinsèques et intrinsèques. Comme le: fait remarquer Delmas, « Fémotion est une réaction par rapport au milieu. » Or la joie est une émotion. Plus exactement peut-être, un sentiment. Mais « entre émotion et sentiment, ce n'est qu'une différence de degrès. Ils sont tous les deux liés à des représentations et l’organisme y prend {oujours une certaine part. » Ainsi, la cause occasionnelle, le point de départ peut indifféremment être pris dans un quelconque de ces domaines, physique, intellectuel ou moral. « Chacun prend son plaisir où il le trouve ». Or, la recherche de ces causes occasionnelles, susceptibles de provoquer l’ébranlement affectif « joie », n’estelle pas avant tout une question de personnalité, d'individualité. C’est là le « filtre », l'appareil récepleur dont les dispositions et les mécanismes représentent le point capital de la question.
Aussi peiit-on proposer d'envisager successivement |
Canet
A) les causes occasionnelles : étude des plaisirs ;
B) les causes prédisposantes : étude de la personialité. '
A) Autant d'individus, autant de plaisirs. Ceuxlà n'existent que par ceux-ci. Etudier les plaisirs consiste à les voir en fonction des principales dispositions ou tendances rencontrées dans Fhumanité. C'est presque une étude d'ensemble des divérses personnalités. Il y a des digestifs, des intellectuels, des sentimentaux ; autant de tendances qui iront chercher leurs satisfactions dans des plans différents.
Nous allons vers le plaisir. Dans la recherche du plaisir : une joie active ; après l'atteinte de celui-ci une joie passive, nous l'avons dit. Mais aussi bien le plaisir vient à nous, et nous l’interceptons alors suivant nos tendances, nous le transposons suivant nos dispositions. Les tendances de l'individu se marquent donc autant par les sources auxquelles il va puiser son plaisir que par la sensibilité particulière avec laquelle il réagit devant tel ou tel d’entre eux. Il ne s’agit pas là de dresser des cloisons étanches entre les différentes sortes de plaisir. Un individu, quel qu'il soit peut percevoir ou rechercher lés uns et les autres, suivant l'heure ou le moment, mais la somme des recherches habituelles, des manières coutumières de réagir donne le ton général des ten-
dances.
Et sur les plaisirs, sur la recherche du bonheur se branchent toute une série de points de vue philosophiques ou religieux. Notre intention n'est pas ici de les rappeler et d'en faire la critique ; quelques mots cependant : |