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Ce « naturel » sera donc modifié par quantités de facteurs, notamment l'éducation. C’est ainsi que l'on a pu considérer l'éducation comme une seconde naissance imprimant de nouvelles tendances. Cependant l'éducation ne crée rien. « Elle reçoit des mains de la nature, une machine admirable dans sa composition et qui, selon qu'elle est maniée, produit la toile la plus-grossŸre, où un chef-d'œuvre des Gobelins.'» (Bonnet).
IL en est de même pour les habitudes ; car la fréquence des actes, si elle ne décide pas les tendances, n'en favorise pas moins le développement. …
Education, habitudes, religion, niveau social, âge... autant d'éléments que l’on trouve à la base de la personnalité acquise.
Entre ces éléments et ceux lézués par nos ascendants, ne faut-il pas encore placer Iles quéstions
ethniques, les questions de race et de climat ? Faits.
classés : caractère expansif et joyeux du méridional ; mentalité fruste de certains indigènes peu enclins au découragement ; tendance générale des orientaux, fatalistes par religion et placides par tempérament ; réactions expansives et presque en-
fantines des noirs... Transplantés, ils subissent les
modifications apportées par le milieu nouveau, mais le naturel refoulé sommeille toujours. Les réaclions gardent plus ou moins leur marque d’origine. Un loup est toujours un loup. Ron
« Heureux les simples d'esprit... ». Serait-ce que l'intelligence puisse être considérée comme un obstacle au bonheur ? Comme pour le plat d'Esope, on peul en lui appliquant les raisonnements les plus
Aer, :
subtils, [à considérer comme un obstacle ou comme uné condition de.ce bonheur. C’est er:cüre une question de point de vue.
En fait, il y a le plus souvent des opérations de l'intelligence à la base de ja joie.
Sans doute, il est des joies purement fonctionnelles. GContentement de l'être qui voit ses fonctions naturelles s’exécuter dans de bonnes conditions, Etat simple, état de béatitude correspondant aux conditions optima de nos digestions. Etat qui ne peut manquer d'évoquer l’image de cet individu quelque peu apoplectique, les yeux mi-clos, la bouchc bée, achevant dans une sieste moelleuse une digestion abondante qu’un sel alcalin judicieusement absorbé a rendu plus aisée.
À côté, peuvent se ranger des joies perceptives, joies sensorielles et presque subconscientes. Le meunier habitué au tic-tac de son moulin n'est-il pas joyeux de l’entendre sans s’en douter, et ne souffret-il pas s'il s'arrête un instant ?...
Et puis de simples joies de mouvement, joies d'activité musculaire : celles de l’athlète, celles du sportif. Mouvement qui donne aux idées plus de vivacité : tonus, impression de force et de certitude qui disposent à la bienveillance.
Les rapports de l'activité et de la joie ont été notés. À propos de l’activité professionnelle, le D° Paul Courbon a fait une communication sur « lhypocondrie des retraités », montrant comment le désæœuvrement a pu, en certains cas, hâter leur fin en devenant la source des maux les plus divers. Peut-être est-il doux de ne rien faire, mais qui ne connaît, pour