‹ Quelques types de joie et de béatitude dans la pathologie mentaleChapitre 9 sur 51 · ESSAI DE CLASSIFICATION · texte numérisé non relu

ESSAI DE CLASSIFICATION

Choisir un cadre, condenser tout ce que l’on désire y faire entrer, rien de plus artificiel. Tâche délicate, mais indispensable. Non tant pour inclure les faits dans des limites souvent trop étroites et mal adaptées, que pour la nécessité d’un plan.

L'’euphorie prédomine dans quelques psychoses et constitue parfois même un des éléments caractéristiques de certaines d’entre elles. A celles-ci on pouvait penser opposer certains états pathologiques où l’'euphorie est un phénomène purement épisodique.

C’est sur cette base que nous avions tenté une première classification :

1) Maladies dans lesquelles la gaîté, la satisfaction ou l’euphorie se manifestent d’une façon prédominante :

a) Etats d’hypofonctionnement parmi lesquels on peut distinguer des cas d'insuffisance et des cas de déchéance.

Idiotie Insuffisance UN RES ébilité mentale.

AO SR s AN DSL ONS SA D Déchéance

) Démence sénile.

ES b) Etats d’hyperfonctionnement avec hyperactivité dans toutes les sphères :

Certaines formes de manie.

Hypomanie.

c) Cas mixtes avec hypofonctionnement dans certaines sphères et hyperactivité dans d’autres Certains délires d'imagination et de rèverie.

Autisme.

11) Maladies dans lesquelles la gaîté, la satisfaction ou l’euphorie se montrent d’une façon épisodique

a) Psychoses constilutionnelles

Folie intermittente.

Psychoses systématisées : (Suivant le contenu du thème délirant, ou suivant la période).

b) Psychoses acquises Toxicomanies.

Ce groupement es, sans aucun doute, arbitraire autant qu'incomplet.

La question suivante : « Le malade a-t-il ou non conscience de son état ? » fut le point de départ d’une seconde tentative de groupement :

1) Maladies avec inconscience de l’état :

Etats d'insuffisance.

Etats de déchéance.

PAS Fe ten

Il) Maladies avec conscience de l'état :

Manie.

Hypomanie.

Nous avons hâtivement délaissé cette seconde classification, parce que trop schématique et empiétant dans le domaine des causes. Il y aurait fallu un groupe intermédiaire pour les malades conservant une conscience vague ou atténuée de leur état, groupe que rien ne pouvait justifier. Vouloir a priori établir la relation de cause à effet est un travail de synthèse qui ne trouve guère sa place qu'en guise de conclusion. C’est peut-être alors qu'une classification pourrait acquérir quelque valeur.

En serrant de plus près la question, on constate que la joie n’est pas un fait particulier à une maladie, car dans la même on peut observer des joies actives et des joies passives. Mionard, le premier, les sépare et groupe idiots, paralytiques généraux et déments séniles sous une même étiquette : les états de satisfaction. Ses « heureux » ne ressemblent pas du tout à ceux de Dumas et s’y opposent même neltement ; sans intention de le contredire, il veut simplement montrer qu'il ne parle pas des mêmes ; et s’il s'intéresse à eux, c’est qu'on les avait quelque peu laissés dans Foubli. Effectivement, c’est le plus souvent aux euphories avec satisfaction, qu’à propos de ce terme, s’attachent les descriptions les plus circonstanciées.

Voulant réunir ces deux types de malades dans une vue d'ensemble, nous avons, partant de cette base, adopté le plan suivant :

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