Confessions, Partie II, 11 v. XII
2. 11 était représenté sous le nom d'Adraste, roi des Dauniens.
VU le peu de tolérance des pasteurs de NeufchâlelV Frédéric ne s'était pas contenté de donner un asile à Jean-Jacques, il chargea Milord Maréchal de lui remettre une somme assez considérable pour subvenir à ses besoins, et de lui faire construire un ermitage avec un jardin dans le plus joli site du comté, enfin de lui donner le vin, le blé, le bois, et tout ce dont il aurait besoin. Milord Maréchal, fort embarrassé, car il connaissait l'humeur ombrageuse du nouvel habitant, eut l'idée de faire intervenir Mme de Boufflers; il lui écrivit qu'il se trouvait chargé d'une négociation plus difficile à mener à bien que la paix entre la France et l'Angleterre, et, après la lui avoir exposée, il la supplia de s'en acquitter*. Mme de Boufflers, toujours bonne et dévouée, y consentit; inutile de dire qu'elle échoua. Le philosophe fit remercier Frédéric, mais déclara qu'il lui serait impossible de dormir dans une maison bâtie d'une main royale.
i. Le pays venait d'ôtre profondément divisé par une querelle tkéologique singulière. Un pasteur, Ferdinand Olivier Petitpierre, ayant prêché U non-éternité des peines, souleva une véritable tempête <iui dura plus de deux années et qui se termina par le départ du pasteur.