‹ Querelles de philosophes: Voltaire et J.-J. RousseauChapitre 115 sur 334 · liotttueaut ses ami» et ses ennemie · texte numérisé non relu

liotttueaut ses ami» et ses ennemie

qui le frappe, se pose comme sa victime, et lui impule rinfamie d'une délation cl d'un acharnement sans exemple. Il l'écrit à tout l'univers et le répète tant et si bien qu'il parvient à le faire croire.

Un ami de Rousseau, le colonel Pictet, se chargea de résumer dans une lettre des plus vives les griefs du philosophe'.

0 Je crois voir dans trois causes, disait le colonel, la source de cette sentence infamante : Tune est Tengouement où Ton est de M. de Voltaire, la seconde qu'on aura cru faire sa cour à celle de Versailles, et on aura voulu en troisième lieu, réparer par une démarche éclatante le mal que M. d*Alembert peut nous avoir fait par Tarticle Genève du Dictionnaire encyclopédique.

(( Le premier motif ne peut se justifier par aucun endroit, il n est jamais permis de flétrir la réputation d*un auteur pour augmenter celle de son adversaire, et encore moins a un tribunal d'entrer dans des voies aussi odieuses ; en vérité, si cette sentence est émanée de Ferney, les moyens que les adhérents de M. de Voltaire emploient pour étayer sa réputation, me paraissent bien plus propres à la détruire quà y contribuer; je comprends qu'il faut que cette faction ait prévalu dans le Conseil, car comment ne se serait-il pas aperçu de ce qu'il y a d'inconséquent dans sa sentence !

« Ce tribunal flétrit par un jugement infamant un citoyen de la république qui a, jusqu'à présent, bien mérité d'elle par ses démarches et par ses écrits; on le condamne sur des matières sur lesquelles une explication plus ample eût peut être été toute équivoque, pendant que le même tribunal

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