liotttueaut ses ami» et ses ennemie
qui le frappe, se pose comme sa victime, et lui impule rinfamie d'une délation cl d'un acharnement sans exemple. Il l'écrit à tout l'univers et le répète tant et si bien qu'il parvient à le faire croire.
Un ami de Rousseau, le colonel Pictet, se chargea de résumer dans une lettre des plus vives les griefs du philosophe'.
0 Je crois voir dans trois causes, disait le colonel, la source de cette sentence infamante : Tune est Tengouement où Ton est de M. de Voltaire, la seconde qu'on aura cru faire sa cour à celle de Versailles, et on aura voulu en troisième lieu, réparer par une démarche éclatante le mal que M. d*Alembert peut nous avoir fait par Tarticle Genève du Dictionnaire encyclopédique.
(( Le premier motif ne peut se justifier par aucun endroit, il n est jamais permis de flétrir la réputation d*un auteur pour augmenter celle de son adversaire, et encore moins a un tribunal d'entrer dans des voies aussi odieuses ; en vérité, si cette sentence est émanée de Ferney, les moyens que les adhérents de M. de Voltaire emploient pour étayer sa réputation, me paraissent bien plus propres à la détruire quà y contribuer; je comprends qu'il faut que cette faction ait prévalu dans le Conseil, car comment ne se serait-il pas aperçu de ce qu'il y a d'inconséquent dans sa sentence !
« Ce tribunal flétrit par un jugement infamant un citoyen de la république qui a, jusqu'à présent, bien mérité d'elle par ses démarches et par ses écrits; on le condamne sur des matières sur lesquelles une explication plus ample eût peut être été toute équivoque, pendant que le même tribunal