‹ Querelles de philosophes: Voltaire et J.-J. RousseauChapitre 125 sur 334 · Confessions. Partie II, livre XII · texte numérisé non relu

Confessions. Partie II, livre XII

2. Ce que dit Rousseau est très exagéré. Certainement des critiques parurent dans le Mercure^ mais elles ne dépassèrent pas les bornes permises.

?i. Musée Neufchâtelois, 1872.

Grenève un puissant appui et de ruiner les espérances de ses ennemis, Rousseau essaya de rentrer par un acle éclatant dans le giron de TÉglise reformée. Quel triomphe si le clergé de Neufchâtel se montrait plus tolérant que celui de Genève!

Depuis son arrivée, il fréquentait assidûment les saintes assemblées avec une dévotion et un respect extérieurs qui faisaient l'admiration du peuple*. Le temps de la communion approchait. Avant de se rendre à la sainte table, il se décida à écrire au pasteur de Montmollin une lettre respectueuse pour lui faire sa profession de foi. 11 commençait par déclarer que son ouvrage n'avait eu d'autre but que d'attaquer et de détruire les dogmes intolérants et sanguinaires de l'Eglise romaine et qu'un réquisitoire calomnieux avait seul pu créer le préjugé qui existait contre son livre. « Je suis attaché de bonne foi à la religion réformée, celte religion véritable et sainte, disait-il, et je le serai jusqu'à mon dernier soupir. Je désire être toujours uni extérieurement à l'Église comme je le suis dans le fond de mon cœur*. » 11 terminait en demandant à être admis à la communion".

M. de Montmollin, ravi de voir la brebis égarée rentrer d'elle môme au bercail, accourut au devant d'elle.

i. Montmollin au pasteur Sarazin. (Fritz Berthoud.}

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