‹ Querelles de philosophes: Voltaire et J.-J. RousseauChapitre 184 sur 334 · Bonnet (Charles) (172U-1703), philosophe et naturaliste · texte numérisé non relu

Bonnet (Charles) (172U-1703), philosophe et naturaliste

334 YOLTAIRE ET J.-J. ROUSSEAU

mon cher ami, lui aussi ne craint point que vous fassiez imprimer votre dialogue qu'il trouve bien fait et très bon. Mais il ne voudrait pas que le méchant, pour se venger, pût vous blesser avec votre propre épée. Voilà l'étal de la question ; il n'y a que vous, mon cher ami, qui puissiez y répondre, parce qu'il n'y a que vous qui sachiez ce que vous avez écrit à Rousseau dans ces moments d'enthousiasme où la sagesse pouvait n'être pas sur ses gardes. Âliquandoenim bona dormitât sapientiœ lenociniis amicitUe de fiduciœ sopitœ. Si, sur ce point, vous êtes sans inquiétude, macte animo fih. L'ami Bonnet sort d'ici; il craint certaine lettre imprudemment écrite sur le livre de VEsprit, dont je n'ai aucune notion ignoti me.... de metus. Qu'est-ce que cette lettre? ne..,, dont je vous parlais tout à l'heure, examinez-vous bien. Cet hom n'en doutez pas*. »

Quand le livre de l'Esprit parut, il souleva un grand scandale* ; on piétendit qu*il établissait le matérialisme. Rousseau déclara qu'il allait écraser ces pernicieuses doctrines et il commença a écrire une réfutation ; mais quand il vit qu'Helvétius était poursuivi avec rigueur, il renonça à son travail'. Vernes, au courant de ses projets, avait eu l'imprudence de lui écrire pour

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